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LE BLOG DES ALTERNATIFS
La première chambre civile de la Cour de Cassation, par son arrêté du 6 février 2008, ouvre de nouveau la question du statut juridique de l’embryon.
Accepter que soit inscrit dans un registre d’Etat Civil un fœtus quel que soit son stade de développement, c’est opérer un glissement vers la reconnaissance du statut de « personne » à l’embryon.
La détresse de certaines femmes est ainsi instrumentalisée pour jeter la confusion entre embryon, fœtus et enfant en jouant sur la compassion. Comment ne pas voir se préparer ainsi les conditions de reconnaissance du statut juridique de « personne » à l’embryon. Ce glissement introduit en creux une remise en question du droit à l’avortement.
L’ANCIC, la CADAC et le MFPF jugent inacceptable cette offensive juridique, constante et sournoise, contre l’avortement, contre le droit fondamental des femmes à vivre librement leur sexualité et à décider du nombre d’enfants qu’elles souhaitent.
En France, déjà en 2003, l’amendement Garaud par le « délit d’interruption involontaire de grossesse », avait tenté d’entraver le droit des femmes à l’avortement.
En Europe, aux Etats Unis partout dans le monde les lobbies anti-avortement oeuvrent ouvertement, au détriment de la santé des femmes, pour empêcher toute légalisation là où ce droit fondamental n’existe pas ou pour le supprimer là où il existe.
L’ANCIC, la CADAC, le Planning n’accepteront pas que soit remis en cause par quelque moyen que soit un droit obtenu après un long combat et au prix d’un lourd tribut payé par les femmes.
Les trois affaires vont être rejugées. Nous appelons l’ensemble des démocrates à ne pas se laisser abuser par les manipulations compassionnelles et à rester mobilisés contre les atteintes aux droits des femmes.
Paris, le 8 février 2008
A.N.C.I.C. C.A.D.A.C. M.F.P.F.
Association Nationale des Centres Coordination des Associations Mouvement Français
d’Interruption de Grossesse pour le Droit à l’ Avortement Pour Le Planning Familial
et de Contraception et à la Contraception
Contacts :
Marie-Laure Brival (ANCIC) : Tél : 06 72 07 67 08/émail : marie-laurebrival@wanadoo.fr
Maya Surduts (CADAC) : Tél. 06 07 48 71 83 / émail : colcadac@club-internet.fr
Maïte Albagly (MFPF) : Tél : 01 48 07 29 10 / émail : mfpf@planning-familial.org
A quelques semaines des municipales, la Fondation Abbé Pierre vient de publier un palmarès peu flatteur des communes soumises aux obligations légales en
matière de logement social, Saint-Maur-des-Fossés arrivant en tête des "mauvais élèves" des villes de plus de 50.000 habitants et Montauban en tête des "bons".
L'article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) oblige les communes rattachées à une
agglomération de plus de 50.000 habitants à atteindre au moins 20% de logements sociaux d'ici 2020. Sur les 720 communes examinées par la Fondation Abbé Pierre, 435 (60,4%) n'ont pas respecté
l'objectif fixé par la loi durant la période 2002-2006.
9,3% n'ont même financé aucun logement social durant ces 5 ans. Présentant à la presse ce palmarès, le premier du genre pour la loi SRU, applicable depuis janvier 2002, le délégué général de la
Fondation Patrick Doutreligne a regretté que seuls 140 "constats de carence" aient été dressés, et a dénoncé "le laxisme" de l'Etat.
L'analyse de la Fondation a distingué trois types de communes :
1. les communes de moins de 5.000 habitants (mais faisant partie d'agglomérations de plus de 50.000),
2. Les communes de 5.000 à 50.000,
3. Les communes de plus de 50.000.
Parmi les 29 communes de plus de 50.000 habitants concernées, Saint-Maur-des-Fossés figure à la première place des "mauvais élèves", suivie par Neuilly-sur-Seine, Hyères (Var), Toulon et
Nice.
Saint-Maur, qui comptait au début de l'application de la loi 5,5% de logements sociaux, avait pour objectif de financer en 5 ans 1.236 logements sociaux: il n'en a finalement financé que 30.
Neuilly, qui avait 2,6% de logements sociaux en 2002, n'a financé en 5 ans que 181 logements sociaux, alors que l'objectif était fixé à 1.324.
Parmi les "bons élèves" de la catégorie, figurent en tête Montauban, suivi d'Annecy, Dijon, Versailles et Paris.
Montauban et Annecy qui comptaient en 2002, respectivement 15,4% et 17% de logements sociaux, ont réalisé plus de 200% de leurs objectifs.
Versailles et Paris ont largement dépassé leurs objectifs, et Patrick Doutreligne a rendu hommage à leurs municipalités qui ont su, "malgré des contraintes environnementales fortes", "se
mobiliser pour respecter la loi".
Pour les communes de moins de 5.000 habitants, situées à la périphérie de villes importantes où la tension du marché immobilier est forte, la Fondation a dénoncé celles qui "manifestent un
égoïsme local inacceptable" et n'ont toujours pas construit un seul logement social depuis 5 ans. Parmi celles-ci, Saint-Jeannet (Alpes-maritimes) et Barbentane (Bouches-du-Rhône).
Dans cette catégorie, Patrick Doutreligne a souligné la forte représentation des régions Paca et Ile-de-France.
En revanche, les villes de Sangatte (Pas-de-Calais) et Lambres-lez-Douai (Nord) sont allées très au-delà de leur objectif.
Parmi les villes de 5.000 à 50.000 habitants, le "tableau de déshonneur" va à Allauch (Bouches-du-Rhône), le Plan Médoc (Gironde) qui n'ont pas financé le moindre logement social. Parmi les "bons
élèves" de la catégorie: Francheville (Rhône), Saint-Médard en Jalles (Gironde).
La Fondation a demandé que soient systématiquement établis des constats de carence pour les communes récalcitrantes, et que le montant des amendes soit triplé. Elle voudrait aussi que soit donnée
aux préfets la capacité d'accorder les permis de construire à la place des maires défaillants.
Lire aussi la Gazette des communes à paraître le 18 février, p. 18
Pour en savoir plus, télécharger la synthèse du Palmarès des communes soumises à l’article 55 de la loi
SRU, publié par la Fondation Abbé Pierre
Lu sur Nice Premium
Nice, Olivier Besancenot aux Moulins : « les municipales pour envoyer une claque à Nicolas Sarkozy »
Olivier Besancenot s’est arrêté mardi à Nice dans le quartier des Moulins. Il est venu soutenir les militants de la Ligue Communiste Révolutionnaire présents sur des listes à Cannes, Antibes, Menton et Nice pour les municipales du 9 et 16 mars prochain. Une rencontre avec les Niçois écourtée en raison des perturbations dans le trafic aérien…et un départ rapide d’Olivier Besancenot pour qu’il puisse poursuivre son tour de France pour soutenir les candidats de la LCR.
Le rassemblement sur la Liste NiCEA se rapproche du nouveau parti anticapitaliste que souhaite créer Olivier Besancenot. Il voit cela comme une étape mais sans signification particulière : « C’est l’occasion de se lier entre nous mais la présence de militants de la LCR dans 209 listes n’a jamais été un préalable à la construction d’un nouveau parti anticapitaliste. C’est une étape importante. On continuera ensuite à discuter avec les Alternatifs, les collectifs antilibéraux, le Parti Communiste, la Lutte Ouvrière. »
L’objectif des 209 listes où la LCR est présente est d’obtenir le maximum de conseillers municipaux. Pour cela, Olivier Besancenot lance un appel contre le vote utile : « Au premier tour ce serait bien de voter pour ce qu’on pense. La gauche radicale a l’habitude d’être victime du vote utile. On croise plein de gens qui nous disent : on est d’accord avec ce que vous dites et nous n’allons pas voter pour vous. Nous sommes les plus à même de résister contre la droite avant, pendant et après les élections. C’est aussi le moyen d’envoyer un préavis en vue des mobilisations de demain. » Loïc Fortuit, porte parole Niçois de la LCR surenchérit : « c’est l’occasion de remettre la politique au centre du débat, d’avancer sur des propositions vraiment à gauche, rendre le pouvoir à la population y compris financier et pas seulement consultatif. »
La halte d’Olivier Besancenot à Nice est importante pour les quatre listes où la LCR est présente dans les Alpes Maritimes. Seul Christian Estrosi avait reçu pour l’instant la visite de son "chef".Le postier le plus célèbre de France au 1200 euros de salaire n’avait pas fait de meeting dans le département pour sa campagne présidentielle. Mardi, même si son passage fut bref et qu’il dut annuler la visite du quartier de l’Ariane en raison de la grève des contrôleurs aériens, il n’a pas oublié de venir soutenir ses camarades azuréens en plein fief UMP. Le moral des troupes est regonflé.
Nous porterons des masques blancs,
Arrivant en silence, nous nous figerons, en rond, autour de lumières posées à terre(apporter grosses bougies, photophores, lampes à piles…)
Nous tiendrons, sur un cercle de ficelle, des panneaux expliquant les situations scandaleuses des enfants en risque d’expulsion.
Au bout de 30 minutes, nous nous disperserons en silence (important)
Toutes les semaines (puis tous les mois ?), les passants seront amenés à s’interroger…
Peut-être à se joindre à nous…
Pour que ce soit efficace, il faut être nombreux et réguliers…tenir longtemps.
En sortant du travail ou en organisant vos activités autour de ce lieu et de cette heure,rejoignez-nous un moment (court mais symbolique).
Venez en grand nombre !
Pour exemple, voir ceci :
Journal La Croix / A Toulouse, le « cercle du silence » des franciscains s’élargit
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article11574
Le site de la fraternité franciscaine de Toulouse / Action de soutien envers les sans-papiers
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article11575
Si vous n’avez pas suivi le drame des familles expulsables ou expulsées
Et les violences policières dans les centres de rétention, consultez :
http://www.educationsansfrontieres.org/
et, dans le 06 : http://www.educationsansfrontieres.org/?rubrique105
Soyons les médias : Informons notre entourage.
Par Stéphane Beaud, Isabelle Coutant, Michel Kokoreff, Didier Lapeyronnie, Laurent Mucchielli, Olivier Masclet, Serge Paugam, Yasmine Siblot, Patrick Simon, Agnès
van Zanten, Loïc Wacquant.
Nous sommes des sociologues de diverses orientations théoriques et méthodologiques qui travaillons depuis 20 ans sur la situation des banlieues populaires.
Aujourd’hui nous signons ce texte commun pour dénoncer l’insuffisance criante du diagnostic et l’indigence des remèdes proposés par le plan Amara pour enrayer la paupérisation continuée des
quartiers stigmatisés de la périphérie urbaine.
Depuis vingt ans, après les promesses de campagne électorale, chaque législature est l’occasion de lancer un plan banlieue, sans que l’on ait même pris la peine d’évaluer les précédents. L’avant-dernier en date, le plan de « rénovation urbaine » de Jean-Louis Borloo, visait à « casser les ghettos » pour rétablir la « cohésion sociale ». Il devait « sauver et pacifier nos banlieues ». Bel objectif ! Il n’a pas encore produit ses premiers effets que, déjà, la nouvelle secrétaire d’Etat à la Ville, Fadéla Amara, la dix-neuvième à occuper cette fonction en dix-sept ans, présente un nouveau « plan Marshall » censé lui aussi tout résoudre. Trois directions d’action sont proposées et présentées comme nouvelles: éducation, emploi, désenclavement urbain. Or, au milieu des années 1980, l’éducation (les ZEP), l’emploi des jeunes (les Missions locales et les PAIO) et le désenclavement (le DSQ) étaient les priorités annoncées du gouvernement socialiste. Dans les années 1990 encore, les zones franches devaient ramener l’emploi, la veille éducative devait favoriser la réussite scolaire, la politique de la ville devait « urbaniser » les quartiers. On change les labels et on répète les erreurs et les errements du passé. La seule innovation d’Amara est de le faire en miniature : après en avoir ciblé 13, puis 26, puis 150, puis 751, puis 163, le nouveau plan ne vise que 50 quartiers. Pourquoi 50, soit un quinzième à peine des quartiers dits « sensibles » ? Et que deviendrons les millions d’habitants des 701 autres quartiers laissés sur le carreau ?
On pourra toujours gloser sur l’ambition de Fadela Amara, avancer que même sa ministre de tutelle n’y croit guère et le fait bruyamment savoir. Malgré le soutien supposé du Président de la République, l’engagement des ministères dans cette politique interministérielle, qui n’est jamais parvenue à en être une, apparaît, comme à chaque fois, plus que mitigé. Certes, le plan banlieue prévoit un montant d’un milliard d’euros. Mais les cadeaux fiscaux aux ménages les plus riches se montent à 15 milliard d’euros, ce qui résume bien les priorités de ce gouvernement : entre quartiers riches et quartiers pauvres, le choix de Sarkozy et Fillon a déjà été fait.
Faut-il en conclure que toutes ces politiques ne servent à rien ? Certes non. Le gouvernement Raffarin avait fortement réduit les budgets sociaux, coupé les crédits aux associations, et supprimé la police de proximité. Avec les résultats que l’on sait : cette politique régressive a directement contribué aux émeutes de novembre 2005. Or rien n’a changé depuis, en dépit des belles promesses réitérées. Dans les quartiers où nous avons enquêté, plus personne ne se fait d’illusions sur les effets de ce énième plan, jumeau des précédents qui ont tous échoué. Entre la communication et les actes, la crédibilité de l’Etat et de ses représentants s’est évaporée. Pour les habitants des cités, l’élection du Président de la République a été acquise, « grâce » à leur stigmatisation publique et « grâce » à ses échecs comme ministre de l’Intérieur. Que l’on envisage de recréer en catimini une « police de quartier » ne suffira pas à redonner un semblant de légitimité à des politiques qui l’ont perdue et à une République qui a tellement trahi que ses représentants sont parfois honnis, comme l’a montré la virulence des affrontements de Villiers-Le-Bel.
Depuis trente ans, alors que le pays a continué de s’enrichir, doublant pratiquement son PIB, la situation des banlieues populaires n’a cessé de se dégrader et les inégalités n’ont cessé de se creuser. Ce problème ne peut être circonscrit aux 751 (ou 243 ou 50) quartiers labellisés par telle ou telle procédure. Ainsi, en 2006, 25% de la population de moins de 65 ans en Seine-Saint-Denis vivaient sous le seuil de pauvreté, soit trois fois plus que dans les Yvelines. L’écart entre le revenu moyen des habitants de Seine-Saint-Denis et celui des habitants de Paris intra-muros s’est fortement aggravé, le revenu réel des premiers chutant de 8,5%, alors que celui de seconds augmentait de 15,3%.
A ces inégalités croissantes de revenus, s’ajoutent des disparités criantes entre les services offerts : en 2000, les services municipaux des communes riches d’Ile-de-France disposaient de budgets supérieurs de 60% à ceux des communes pauvres. Depuis deux décennies, le taux de chômage dans les zones urbaines sensibles reste obstinément deux fois supérieur à la moyenne nationale. Dans bien des villes, comme à Lille, Montpellier ou Toulouse, parmi les catégories ouvrières ou d’origine immigrée, il dépasse fréquemment 40% à 50%. Les périodes de chômage y sont aussi plus longues et plus dures. De même, l’accès au logement, à la santé, au transport, et la consommation alimentaire, sans parler de l’accès à la culture, continuent de caractériser négativement les populations des « quartiers ». Sans parler de la politique dite de rénovation urbaine qui, au lieu d’accroître le parc HLM, va réduire le nombre de grands logements sociaux à bas loyers, autrement dit rendre plus difficile encore l’accès au logement social de ceux qui en sont exclus par manque de places.
Depuis un quart de siècle, la situation sociale des banlieues populaires n’a cessé de se dégrader malgré tous les plans successifs. Chez les habitants, domine un sentiment d’humiliation et d’injustice. Ils se sentent traités comme des citoyens de seconde zone, instrumentalisés pour les profits politiques des uns et des autres. A juste titre, ils se sentent abandonnés par l’Etat (ce qui explique aussi une part du « sentiment d’insécurité ») et plus généralement par une société française qui ne veut pas d’eux. Le déficit massif d’emplois et la discrimination à l’embauche se cumulent pour creuser toujours plus le fossé entre les cités périphériques et les centres-villes. Les services publics se sont retirés, éloignés ou barricadés, semblant plus préoccupés de se protéger de la population que de lui venir en aide : ainsi l’école apparaît plus comme un obstacle à franchir que comme une chance. La police a reçu pour mission de contrôler et de neutraliser les jeunes plus que de protéger les habitants qui vivent dans ces quartiers. Les services sociaux sont débordés et ne parviennent plus à tenir les promesses d’insertion sociale. Quant à la promesse du « plein emploi », elle résonne comme une insulte pour les milliers de jeunes qui, chaque année, désespèrent de trouver un travail, même quand ils ont une qualification.
Tant qu’il ne pourra pas s’appuyer sur une légitimité civique retrouvée, quel que soit son contenu, le nième « plan banlieue » s’enlisera dans les sables de la communication et de l’impuissance. Jusqu’aux prochaines émeutes, jusqu’aux prochaines promesses, jusqu’au prochain plan. Les banlieues populaires n’ont pas besoin d’un plan de plus, mais d’une politique globale et continue de création d’emplois, de renforcement des services publics, de réduction des inégalités et de lutte active contre les discriminations multiformes qui pèsent sur les habitants des zones abandonnées depuis 30 ans par l’État. On voit qu’on est très loin du compte.
[Une version raccourcie de ce texte a paru dans Libération du mardi 22 janvier 2008.]
Source: http://blog.claris.org/
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DECLARATION DES GREVISTES DE LA FAIM
Voilà deux mois que nous avons appris que le Csa n’envisageait pas de reconduire l’autorisation d’émettre pour Radio Gazelle. Nous avons immédiatement écrit pour demander un rendez-vous, sans réponse. Nous avons informé les marseillaises et les marseillais de notre situation. Nous avons rencontré un écho favorable et une volonté de sauver la radio tant chez nos nombreux auditeurs que chez les élus et responsables politiques de la ville. Tous les partis politiques, de la LCR à l’Ump ont pris position contre la décision du Csa. Tous les maires de secteurs qu’ils soient Ump, socialistes ou communiste ont écrit au Csa pour lui demander le renouvellement de notre fréquence. Le président du Conseil régional, le président du Conseil général ont demandé au CSA de revoir sa décision. Des maires des villes voisines sont intervenus. 60.000 personnes ont signé une pétition « papier » et 4.500, une pétition en ligne. Le samedi 2 février, une manifestation de plusieurs milliers de personnes a parcouru les grandes avenues de Marseille pour exiger le maintien de la radio marseillaise.
Les autres stations associatives de la ville, notamment Radio JM et Radio Dialogue nous ont assuré de leur soutien total et ont demandé à ce que Gazelle puisse continuer à remplir ses missions dans l’esprit de paix et de concertation qui l’a toujours animée. De nombreuses associations et syndicat ont aussi réagi contre cette mesure.
Nous avons écrit une nouvelle lettre au Csa pour présenter un recours gracieux et demander une nouvelle fois à être reçus, toujours sans réponse.
Nous avons appelé plus d’une centaine de fois d’insaisissables sages, qui nous ont finalement fait dire par une secrétaire qu’ils ne voulaient pas nous parler.
C’est comme si un juge nous condamnait à mort, nous interdisait de nous défendre et refusait de nous dire le crime commis qui aurait appelé un tel châtiment.
Devant ce silence et ce mépris, Radio Gazelle a demandé à son avocat de faire un « référé liberté ».
Plusieurs responsables de Radio Gazelle vont se rendre à Paris mardi 5 février pour exiger d’être reçus par le CSA, ils seront accompagnés dans cette démarche par un Jean-Luc Benhamias , député européen, (Robert Bret) sénateur des Bouches du Rhône et Henri Jibrayel député des Bouches du Rhône.
Nous, Mustapha Zergour, Jelloul Ben Hamida, Hamadi Max Toumi et Torichi Hamid, avons décidé d’entamer une grève de la faim ayant deux objectifs :
Que le CSA reçoive nos porte-parole
Que le CSA revienne sur sa décision et que Radio Gazelle puisse continuer à remplir ses missions au service de Marseille.
Cette grève de la faim, commencée le dimanche 3 février à 23h se déroulera dans les locaux de Radio Gazelle, 15 allées Léon-Gambetta, dans le premier arrondissement de Marseille.
Contactez les grévistes : Jelloul 0608571066
Quelle que soit leur issue immédiate, et quel soit leur prolongement, les mouvements sociaux en cours témoignent du profond mécontentement social et d’une volonté unitaire de résistance aux attaques violentes de la droite et de son donneur d’ordre, le MEDEF.
Ces mouvements sociaux, comme les mobilisations citoyennes en général, sont indispensables, non seulement pour défendre les droits des salarié-e-s, mais aussi pour proposer des alternatives
Dans le rapport de forces actuel, avec une droite à l’offensive et une gauche molle qui ne s’oppose pas franchement aux projets de la droite, il sera difficile à chaque catégorie de salarié-e-s et à tout mouvement social isolé, de résister et de passer à la contre-offensive.
C’est ce que nous disent celles et ceux qui ont décidé de prolonger la grève démarrée la semaine dernière dans les entreprises et plus tôt encore dans les universités, et qui veulent la jonction avec la grève de la Fonction Publique du 20 novembre.
Le succès dans l’isolement serait d’autant plus difficile que la droite et le patronat, comme toujours, cherchent systématiquement à opposer les salarié-e-s les un-e-s aux autres, à commencer par les grévistes opposés artificiellement à des « usagers » … qui ne sont rien d’autre que des salarié-e-s dans leur grande majorité !
C'est pourquoi la convergence
des mouvements sociaux est indispensable
Jamais un "toutes et tous ensemble" n'a été aussi nécessaire !
Dans les entreprises comme dans les universités, les grévistes montrent la voie : celle de l’unité et de l’auto-organisation.
Les Alternatifs soutiennent totalement les grévistes, y compris pour défendre les régimes spéciaux de retraites des salarié-e-s concerné-e-s : tout recul des un-e-s ne fera qu’entraîner celui des autres, et dégrader encore plus le droit à une retraite décente pour toutes et tous.
Les Alternatifs soutiennent totalement les étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi Pécresse. Sous couvert d’autonomie des universités, cette loi n’est qu’une arme de guerre du MEDEF pour accentuer les inégalités entre universités et pour imposer les des contenus d’enseignement qui ne conviendraient à court terme qu’au patronat, sacrifiant ainsi, au seul profit capitaliste, les formations de haut niveau que doit dispenser un système universitaire performant.
Sans aucune ambiguïté, sans aucune hésitation, toute la gauche doit être aux côtés des grévistes et des mouvements sociaux, et veiller à ce que nulle part la moindre répression ne soit possible contre celles et ceux qui, en défendant leurs droits, défendent les droits de toutes et de tous !
Si la résistance ne suffit certes pas, résister aujourd'hui, c'est rendre possible l'alternative demain.
Comme toujours, la droite n'a qu'un objectif : donner toujours plus à ceux qui confisquent déjà l'essentiel des richesses produites par le monde du travail.
Contre cette droite cynique et brutale, une alternative est possible et nécessaire.
Cette alternative doit être basée sur les solidarités et donc le partage des richesses, l'égalité des droits entre toutes et tous, l'écologie et donc un autre type de développement, la démocratie active dans le sens de l'autogestion.
Les mouvements sociaux, comme le mouvement altermondialiste, le rappellent à toute la gauche :
OUI, un autre monde est possible !
Les Alternatifs
B.P. 2016 - 06101 NICE cedex 2
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