Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 21:37

 

Les sessions du cycle de débat-formation « Rouge et Vert », organisées par les Alternatifs de PACA, après une pause depuis le début de l’année 2007, reprennent.

 

Après les quatre premières sessions de formation régionale consacrées aux thèmes de l'intercommunalité (à Mouans-Sartoux 06), de la LGV (au Cannet des Maures 83), de la décroissance (à Marseille 13) et de l'AGCS (à Mouans-Sartoux 06) pendant l'année 2005, puis les cinquième, sixième et septième, en 2006, sur l'Autogestion (à Saint-Maximin 83), sur l'École à Gardanne (13) et de nouveau sur l'autogestion à Nice (06), c'est Brignoles (83) qui accueillera la huitième session du

CYCLE de FORMATION régional ROUGE-VERT.

 

QUELLE DEMOCRATIE ACTIVE

 DANS LA COMMUNE...

et dans les communautés

d'agglomération ou de communes ?

 

Samedi 24 novembre

de 14 h à 18 h

dans les locaux de la Confédération Paysanne,
23 rue de la République

à Brignoles dans le Var

 

avec la participation de :

. Jean-Blaise PICHERAL,

animateur du réseau Démocratiser Radicalement la Démocratie (DRD) et de

. Jean-François PELLISSIER,

maire-adjoint du 13e arrondissement de Paris (Alternatif).

 

Comme les précédentes, cette session de formation est ouverte à toutes et tous. Elle est particulièrement destinée à celles et ceux qui sont intéressé-e-s par ce thème, à un moment où dans de nombreuses communes se construit déjà l’élaboration d’un programme municipal et la construction de listes pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008.

 

DEROULEMENT DE LA SESSION DE FORMATION

. 14 h – Accueil et présentation du cycle de débat-formation (Christophe Terras)

. 14 h 10 – Présentation de la session d’aujourd’hui : les enjeux de la démocratie active pour les Alternatifs (Bruno Della Sudda)

. 14 h 30 – Présentation et enjeux du budget participatif : de quoi s’agit-il ? Quels enseignements ? (J.-B. Picheral)

. 15 h 15 – Débat

. 16 h – Pause

. 16 h15 – Quelles propositions pour une démocratie active dans la commune ? (J.-F. Pellissier)

. 17 h 00 Débat

. 18 h Fin des travaux

 

  ENTRÉE LIBRE

 

Un co-voiturage sera organisé dans les Alpes-Maritimes : merci de signaler si vous êtes intéressé-e-, ou si vous pouvez proposer des places dans votre voiture.

 

Pour toute information complémentaire, pour s'inscrire : 06@alternatifs.org

 
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Plan d'accès au local de la Conf'
Par Rouges et Verts
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 21:29


Nous, étudiants réunis en coordination nationale, représentant les assemblées générales de universités, constatons que la mobilisation prend chaque semaine de l’ampleur contre la LRU et les attaques du gouvernement. Plus de 50 assemblées générales ont eu lieu cette semaine, réunissant des dizaines de milliers d’étudiants. Plus de 25 universités sont en grève, dont plus de 15 ont voté massivement le blocage et l’arrêt total des cours. La mobilisation des étudiants s'annonce donc massive. Des assemblées générales sont prévues cette semaine dans presque toutes les universités.

Nous refusons la LRU parce qu’elle vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur, amorcé depuis plus de 30 ans à travers de nombreux projets de lois (loi Faure, Projet De Waquet, Plan U3M, LMD, Loi de Modernisation des Universités), dont l’objectif principal est la mise en concurrence des universités à l’échelle mondiale comme aux niveaux nationnaux. La LRU va vers la privatisation des universités, augmentant ainsi le poids des entreprises et du privé. Les universités pourront être gérées comme des entreprises par des présidents tous puissants et des conseils d’administration avec encore moins de contrôle démocratique. Ainsi, les universités seront mises en concurrence avec comme conséquence une baisse du financement des filières considérées comme non rentables, une dégradation des conditions d’études dans les universités, et une augmentation de la sélection envers les étudiants. La loi instaure une pré-sélection des lycéens à l’entrée de l’université et facilite à terme l’augmentation des frais d’inscriptions. Nous appelons l’ensemble des lycéens-ennes à se mobiliser et à bloquer leurs établissements.
De plus, les personnels enseignants comme non enseignants seront précarisés et gérés directement par la présidence des universités : c'est la casse de leur statut qui est programmée.
Cette réforme n'étant ni négociable, ni amendable tant au niveau national que local, nous exigeons son abrogation.

La LRU n'est qu'une des mesures qui s'inscrivent dans la logique globale de casse de l'éducation, des services publics, et de l'ensemble des droits sociaux.
Nous exigeons un cadrage national des diplômes, une augmentation des aides sociales et du budget de l’enseignement supérieur, ainsi que la suppression des frais d'inscription. En particulier, nous exigeons le rétablissement des 22000 postes de fonctionnaires supprimés cette année dont les 11200 dans l'éducation nationale.
Nous exprimons notre solidarité avec les luttes des salariés qui se déroulent en ce moment et avec leurs revendications : contre la remise en cause des régimes spéciaux et pour le retour aux 37,5 annuités pour tous ; contre les franchises médicales ; contre la précarisation des statuts de la fonction publique. Cette solidarité ne doit pas être un vain mot elle engage tous les acteurs du mouvement social à travailler et à lutter ensemble. Nous dénonçons également la stigmatisation des immigrés et nous exigeons l’abrogation des lois anti-immigrés en particulier la loi Hortefeux, la régularisation de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention, et la fin des rafles. Au rouleau compresseur du gouvernement nous opposons la convergence des luttes tous les secteurs attaqués, qui seule pourra le faire céder.

Le gouvernement fait fermer les universités bloquées et envoie les CRS dans celles qui sont occupées. A la mobilisation, le gouvernement répond par des pseudo promesses et par une répression dans les universités, nous appelons au boycott et blocage des commissions de mise en place de la LRU. Nous condamnons fermement les fermetures administratives et les agissements de la police. Face aux référendums organisées par les administrations nous affirmons la seule légitimité des Assemblées Générales et des comités de grèves pour décider des suites du mouvement. Les votes à bulletins secrets doivent être empêchés car ils nuisent au mouvement.

  • Nous appelons la population à soutenir notre mobilisation, celle des cheminots et la grève du 20 novembre dans la fonction publique. C’est par une lutte de tous et pour tous, que nous pourrons faire céder le gouvernement.
  • Nous appelons les étudiants à se mettre en grève dès maintenant, à construire la lutte avec piquets de grève, blocage et occupation à discuter et convaincre autour d’eux pour construire un mouvement encore plus massif. Nous appelons tous les personnels des universités à nous rejoindre dans la grève.
  • Nous appelons à une journée nationale d'action de blocage des gares le mardi 13 Novembre.
  • Nous appelons à manifester aux côtés des cheminots le 14 ou le 15 novembre selon les villes. Nous appelons à manifester massivement le 20 novembre avec la fonction publique.
  • Nous appelons les salariés du public comme du privé à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève, car c'est tous ensemble étudiants lycéens travailleurs que nous ferons céder le gouvernement.
La coordination ne reconnaît pas et condamne toute négociation de syndicat ou organisation avec le gouvernement car l’objectif est la mise en place d’un rapport de force, le seul moyen de satisfaire nos revendications.
Par Rouges et Verts - Publié dans : Education, formation
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 21:24

 

PETITION
 

En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas ont refusé la « constitution » européenne que les chefs d’Etat de gouvernement avaient adoptée. Dans plusieurs pays, elle n’a jamais été ratifiée. Fin juin 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé une procédure éclair pour un nouveau traité européen, sans débat populaire, sans referendum.

 

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un « mini-traité ». Sous un autre nom et une autre forme, il reprend l’essentiel de la « constitution » rejetée.

 

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, « le respect de l’économie ouverte de marché où la concurrence est libre » restera la pierre angulaire de la construction européenne à laquelle tout est subordonné. Aucune des principales exigences soulevées dans le débat sur le traité constitutionnel n’est prise en compte : services publics, égalité hommes-femmes, laïcité, préservation de l’environnement et des ressources non renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale européenne (BCE), politique de paix, fonctionnement démocratique de l’Union européenne. Rien.

 

Les services publics restent soumis aux règles de la concurrence. La référence aux « héritages religieux » est maintenue. Aucun des obstacles à l’amélioration des règles sociales n’est levé. Les politiques environnementales sont stérilisées par les choix économiques ultra-libéraux. Le pouvoir de la BCE est préservé. L’inscription de la défense européenne dans la politique de l’OTAN, c’est à dire sa soumission aux Etats-Unis, et la militarisation de l’Europe sont confortées. La charte des « droits fondamentaux », déjà très insuffisante, reste vidée de toute portée pratique. Et, comme prévu par le traité constitutionnel, le système institutionnel actuel, profondément anti-démocratique, n’est pas vraiment transformé. Bref, on retrouve tout ce qui fait de l’Europe une zone aménagée de libre échange et de promotion des politiques néo-libérales, au lieu qu’elle se construise démocratiquement et propose une autre voie que le règne sans partage des multinationales et des marchés financiers.

 

Nous sommes des partisans déterminés d’une Europe émancipée de cette tutelle des puissances financières, capable de refuser les politiques de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en œuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays du Sud. Nous voulons une Europe fondée sur le refus de toutes les discriminations, le respect effectif de la diversité culturelle et la convergence par le haut des droits sociaux, des normes environnementales et des protections des consommateurs. Nous voulons une Europe bâtie sur la volonté et la souveraineté populaire. Voilà pourquoi nous refusons ce nouveau traité. Et nous proposons une démarche : l’élaboration d’un nouveau texte fondateur à la suite d’un processus démocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification par referendum dans tous les Etats.

 

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe là à se mobiliser, à faire converger leurs initiatives et à unir les forces pour expliquer le véritable contenu du nouveau traité, dénoncer la tromperie et pour ouvrir une nouvelle perspective d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire.

 

Pour éviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau traité par la voie parlementaire. Rien ne dit qu’il pourra le faire. Les citoyens et les élus, quel qu’ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la démocratie et la volonté populaire soient bafouées et exiger un nouveau referendum.

 

Organisations signataires le 5.11.2007 : AC ! – Alter - AlterEkolo - Alternatifs – Alternative Citoyenne Genevilliers 92 - APEIS - ATTAC - Cactus La Gauche – Collectif des Socialistes pour le Renouveau de la Gauche (CSPRG) - Confédération Paysanne – Convergence Citoyenne pour une Alternative à Gauche (CCAG) – Convergence pour la défense et le développement des services publics - Coordination des Groupes de Femmes Egalité - Coordination nationale des collectifs antilibéraux - Démocratie & Socialisme – Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes (DIDF) - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches européennes - MARS / Gauche Républicaine - PCF - PCOF - Pour la République Sociale (PRS) - Réseau Féministe Ruptures – Union des Familles Laïques - Union syndicale Solidaires

 

Cliquez là pour signer la pétition unitaire.

Par Rouges et Verts
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 21:30
Une victoire à Bil’in
Palestine Monitor

 4 septembre 2007
 


La victoire du mouvement populaire pacifique à Bil’in montre la voie aux Palestiniens, déclare le responsable de l’Initiative nationale palestinienne.

Le docteur Mustafa Barghouthi, député et Secrétaire-général de l’Initiative nationale palestinienne, s’est exprimé sur la décision prise aujourd’hui par la Cour suprême israélienne de modifier le tracé du mur à Bil’in. C’est, selon lui, la résistance déterminée et pacifique des villageois de Bil’in qui a en partie entraîné la décision de déplacer partiellement le mur hors du village.

Mustafa Barghouthi a salué le combat héroïque de la population, des familles du village et des militants étrangers de la solidarité qui ont poursuivi pendant plus de deux ans un combat populaire pacifique contre le mur d’Apartheid, forçant finalement la Haute Cour de Justice israélienne à ordonner que le mur soit déplacé hors du village. Il a ajouté que le combat devait continuer jusqu’à ce que le mur tout entier soit enlevé de Bil’in et de toutes les terres palestiniennes.

Mustafa Barghouthi a salué la détermination héroïque des manifestants,les villageois d’abord bien sur et tous les sympathisants, palestiniens, israéliens et internationaux qui ont obtenu ensemble cette victoire importante.

Mustafa Barghouthi a appelé à reprendre ce modèle partout on l’on se bat contre le mur d’Apartheid, les colonies et l’occupation, comme à Umm Salumona, Artas et Yatta maintenant. Selon lui, cette décision de la Haute Cour de Justice israélienne prouve l’efficacité de la stratégie qui mêle la résistance populaire pacifique et la solidarité internationale. Ce qu’il faut aujourd’hui plus que jamais c’est que tous les partis palestiniens soutiennent la détermination du peuple dans les régions proches du mur et des colonies et qu’ils adoptent les modèles de combat populaire qui ont fait leurs preuves.

Mustafa Barghouthi a appelé tous les Palestiniens à continuer le combat contre le mur, les colonies et l’annexion de Jérusalem-Est, sur la base du droit international et de la résistance populaire pacifique.

Le dr Barghouthi a appelé la communauté internationale à faire appliquer la décision de la Cour internationale de Justice de La haye contre le mur.

Ramallah, 04/09/2007 Palestine Monitor http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php ?article87

traduction : C. Léostic, Afps

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 21:49
Manifestation anti-Hamas à Gaza
Fares Chahine

 1er septembre 2007
 


Dans la bande de Gaza, de semaine en semaine, la prière du vendredi se transforme en une autre scène où s’opposent le mouvement nationaliste Fatah, qui a perdu les rênes dans cette partie des territoires, au mouvement islamiste Hamas

qui a réussi par un coup de force au mois de juin 2007 à dominer totalement les infrastructures civiles et militaires relevant de l’autorité palestinienne.

Les partisans du Fatah, pour le deuxième vendredi consécutif, fuient les mosquées pour organiser des prières en plein air, malgré la chaleur torride.

« Les mosquées deviennent un lieu de propagande à la faveur du mouvement Hamas et de ses dirigeants. Les prêches du vendredi sont désormais des discours pleins de haine et d’incitations au meurtre contre les fils du Fatah. Au lieu d’écouter des paroles unifiantes dans ces endroits saints, on n’écoute que des discours appelant à la division au point qu’on ne peut plus supporter. La solution est de se rassembler dans les grandes places en plein air, comme ça le Hamas se rendra compte que le Fatah est loin d’être mort et enterré », nous a déclaré Abou Ali, la quarantaine, un parmi des dizaines de milliers de partisans du Fatah ayant répondu à l’appel hier au lieudit place d’El Azhar, situe près de l’université portant le même nom, à l’ouest de la ville de Ghaza.

La redoutable force exécutive avait renforcé sa présence dans les rues de Ghaza en prévision de ce grand rassemblement. La semaine dernière, après un rassemblement similaire à celui d’hier, une manifestation a dégénéré en jet de pierres de la part de jeunes sympathisants du Fatah et des coups de feu et des agressions musclées contre les journalistes qui couvraient l’événement ont été enregistrés.

Le rassemblement d’hier qui était beaucoup plus grand en nombre de participants s’est terminé de la même manière. Des agressions brutales de la part des hommes du Hamas contre les jeunes manifestants en utilisant des armes à feu, des grenades et des matraques. Un journaliste français de la 5e chaîne a été atteint à la jambe par des éclats de grenades alors qu’un autre journaliste de l’agence palestinienne Wafa a été passé à tabac.

Des villes comme Rafah et Khan Younès au sud ont vécu de semblables événements avec leur lot de blessés et de personnes arrêtées par les hommes du Hamas. Un bilan provisoire fait état de plus de 20 blessés et de dizaines d’arrestations. A vrai dire, les graves incidents d’hier sont une sonnette d’alarme, car il est impossible au peuple palestinien d’accepter un tel diktat sans réagir. Si cela se produit, le sang palestinien coulera à flot pour longtemps.  [1]


voir aussi l’Orient le Jour :

Des milliers de partisans du Fateh défient le Hamas à Gaza

Plus de 10 000 partisans du Fateh et d’autres mouvements palestiniens ont défié hier le Hamas à Gaza en priant et manifestant dans les rues, lors des plus importantes protestations depuis la prise de contrôle de Gaza par le mouvement islamiste. Ces protestations ont été réprimées par les membres de la Force exécutive, la police du Hamas. Des milliers d’habitants de la bande de Gaza ont répondu hier à l’appel du Fateh et de plusieurs partis palestiniens, qui avaient demandé de prier dans la rue pour protester contre la mainmise du Hamas sur les lieux de prière. Ces mouvements accusent le mouvement islamiste de se livrer à des « provocations » et « d’exploiter les mosquées pour enflammer les tensions entre factions ».

À Gaza, à même le sol, sur des tapis ou des bouts de carton, des milliers de personnes ont participé à la traditionnelle prière du vendredi sur une grande place, encerclés par des centaines d’hommes de la police du Hamas. Malgré les appels à « l’unité nationale » lancés par l’imam, une partie de la foule a ensuite défilé dans les rues de la ville pour vilipender le Hamas et le Premier ministre limogé, Ismaïl Haniyeh. « Haniyeh, misérable ! Va-t-en ! Bienvenue (Mohammad) Dahlane », du nom d’un député du Fateh et bête noire du Hamas, ont lancé les manifestants. « Chiites meurtriers ! » ont-ils encore crié pour dénoncer les liens entre le Hamas et la République islamique d’Iran. Il s’agissait là du plus important mouvement de contestation dans la bande de Gaza depuis le coup de force armé des islamistes, le 15 juin, qui leur a donné le pouvoir dans ce territoire alors que la Cisjordanie est restée sous le contrôle du chef du Fateh, le président Mahmoud Abbas.

Deux journalistes d’Arte blessés

Le Hamas a rapidement réprimé ces manifestations. Selon des témoins, la police du Hamas a battu des manifestants avec des crosses de fusil ou à coups de bâton et procédé à des arrestations. Lors de la manifestation, une grenade assourdissante a été lancée dans la foule, blessant légèrement deux journalistes français de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, Barbara Lohr et Frédéric Bak, selon une source médicale et la rédaction de la chaîne basée à Strasbourg (France).

À Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, près de 5 000 personnes se sont également rassemblées pour la prière. Dix personnes ont été légèrement blessées par des grenades assourdissantes, lancées par la Force exécutive qui ripostait à des jets de pierres, selon une source médicale et des témoins.

« Il n’y a pas eu d’arrestation en raison du déroulement de la prière dans la rue, mais à cause des émeutes et des infractions à la loi », a affirmé Ihab al-Ghassine, un porte-parole de la Force exécutive, lors d’une conférence de presse. Un responsable religieux du gouvernement limogé de Ismaïl Haniyeh, Salah al-Riqib, a toutefois affirmé que la prière dans la rue était « interdite par le religion et hérétique ». « Le gouvernement doit interdire ce genre de prières », a-t-il ajouté. « Ceux qui y ont participé sont des apostats et des athées », a renchéri Yahia Moussa, un député du Hamas. Dans la matinée, des habitants de Gaza avaient en outre reçu des avertissements sur leur téléphone portable. « Ta présence à la prière avec le Fateh te causera beaucoup de problèmes et nous te conseillons de prier ailleurs. Tu ne mérites pas d’être frappé, arrêté ou tué en raison d’une bande de corrompus que tu connais bien », indiquait le SMS, reçu par des dizaines de personnes. « Ce qui s’est passé à Gaza (vendredi) prouve une fois de plus que le Hamas applique son projet putschiste, dont le but est d’imposer une dictature aveugle et une idéologie extrémiste », a, pour sa part, affirmé dans un communiqué le bureau du président Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. Le roi Abdallah II a, pour sa part, exhorté ses « frères palestiniens » à l’unité, qualifiant la séparation de Gaza d’avec la Cisjordanie d’« inacceptable » tant pour les Palestiniens que pour les Arabes. Il a également déclaré que la réunion internationale pour le Proche-Orient, voulue par le président américain George W. Bush et prévue à l’automne, était « un pas positif dans l’optique de réaliser la paix dans la région ».  [2]

 


[1] el Watan http://www.elwatan.com/spip.php ?page=article&id_article=75375

[2] http://www.lorientlejour.com/page.aspx ?page=article&id=351165

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 21:22
   

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 21:08

Les alternatives à GDF

Camille Peyrache.
Le Figaro 03 septembre 2007

Les offres de Poweo et d'Altergaz sont entre 5% et 10% moins chères que celles de GDF.

 Changer de fournisseur de gaz est possible depuis deux mois maintenant. Même si les concurrents sérieux face à l'opérateur historique ne sont pas nombreux, leurs tarifs se situent d'ores et déjà sous celui de GDF. "Les offres de Poweo et Altergaz sont intéressantes car elles se situent entre 5% et 10% en dessous du tarif réglementé appliqué par GDF, et ils s'engagent à les maintenir pendant un, deux ou trois ans selon le choix du client", détaille Renaud Beaupère, l'un des fondateurs de Jechange.fr, un site de comparateur d'abonnements. EDF propose aussi du gaz sur une partie limitée du territoire français et devrait généraliser son offre dans les mois qui viennent. "Il faut aussi noter que ces opérateurs offrent des clauses de résiliation sans frais, ce qui dans la perspective de la disparition du tarif réglementé en 2010 est intéressant," souligne Renaud Beaupère.  
Rassurer. Ainsi, lorsque l'on quitte GDF seule la facturation change. La distribution du gaz reste assurée par Gestionnaire réseau distribution, une entité publique qui assure aussi l'entretien du réseau et les raccordements des nouvelles installations. Résultat : le gaz dans les tuyaux reste le même et aucune intervention n'a besoin d'être effectuée sur le compteur à votre domicile.

Commentaire: Il est bien évident que pour attirer les gogos, Poweo et Altergaz et d'autres vont proposer dans un premier temps des tarifs inférieurs au tarif règlementé. Ce qu'oublie de dire le journaliste du Figaro, c'est que lorsque vous aurez choisi un "opérateur alternatif", vous ne pourrez plus revenir au tarif règlementé par l'Etat, vous pourrez revenir à GDF, mais au tarif "libre". Alors les gogos comprendront le prix de la "liberté" et surtout à qui elle profite. Ils n'auront alors que leurs yeux pour pleurer, car les opérateurs imposeront leurs prix. On admirera aussi le fait que la distribution reste à une entreprise d'Etat : les contribuables paieront les investissements et l'entretien du réseau, les bénefs iront aux sociétés de distribution. Dans une société libérale, on conserve l'Etat... en tant que vache à lait du capitalisme.
Par Rouges et Verts
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 20:22
Nicolas Sarkozy,
une vision américaine de l’Orient

Alain Gresh

dimanche 2 septembre 2007
 


A l’occasion de la conférence des ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a prononcé son premier grand discours de politique étrangère en tant que président de la République.

Pour Nicolas Sarkozy, nous faisons face à trois défis :

« - Premier défi, sans doute l’un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident. Ce n’est pas la peine d’employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies. »

Le deuxième défi étant d’intégrer au nouvel ordre mondial les géants comme la Chine, l’Inde et le Brésil ; le troisième est de faire face aux risques majeurs (réchauffement, pandémies, etc.).

Deux remarques sur le premier défi : d’abord, le risque d’une confrontation entre l’Islam et l’Occident, risque tout à fait réel, serait, selon Sarkozy, de la seule responsabilité des groupes extrémistes musulmans ; rien n’est dit de la responsabilité américaine dans cet engrenage, notamment le rôle que jouent la guerre en Irak, le soutien inconditionnel de Washington à la stratégie israélienne, etc. Ensuite, Nicolas Sarkozy agite cet épouvantail du khalifat, comme si c’était une menace réelle, un "sinistre objectif" que les groupes radicaux pourraient atteindre. C’est typiquement le langage de l’administration Bush qui dit, en substance : "Ils" nous haïssent non pas à cause de ce que "nous" faisons, mais parce que "nous" représentons la liberté !

Ces propos sont dans la droite ligne des discours de Sarkozy durant la campagne présidentielle, avec, peut-être, moins de nuances.

Et, poursuit Nicolas Sarkozy, « prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident, c’est aussi encourager, aider, dans chaque pays musulman les forces de modération et de modernité à faire prévaloir un Islam ouvert, un Islam tolérant, acceptant la diversité comme un enrichissement. Dans ce domaine, il n’est pas de recette miracle, unique. Mais l’évolution de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, l’Indonésie témoigne, malgré des différences importantes, de l’existence d’un mouvement des sociétés, encouragé par les gouvernements. Je souhaite que notre coopération renforce les programmes tournés vers l’ouverture et le dialogue des sociétés, en lien, pourquoi pas, avec les représentants de l’Islam de France ».

Ainsi, la Tunisie serait un exemple ? ou encore l’Algérie ? Le soutien à des régimes dictatoriaux ou autoritaires serait-il un rempart contre les groupes radicaux ? Toute l’histoire récente du Maghreb et du Proche-Orient montre le contraire : le soutien occidental à des pouvoirs qui barrent la route à toute évolution pacifique vers plus de démocratie, alimente les discours extrémistes.

Sur le conflit israélo-palestinien, Nicolas Sarkozy est dans la droite ligne de ses discours de campagne : appui verbal à une solution fondée sur la création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël ; insensibilité au drame palestinien ; sympathie affirmée pour Israël.

« Tout a été dit, beaucoup a été tenté à propos du conflit israélo-palestinen. Le paradoxe de la situation est que nous savons quelle sera sa solution, deux Etats - et en ce qui me concerne, je voudrais ajouter : deux Etats-Nations - vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous connaissons le contenu détaillé de cette solution à travers les paramètres Clinton et le legs de Taba. Nous avions une idée du chemin à parcourir : la feuille de route, qu’il faut certainement revisiter. Nous connaissons enfin les parrains de la paix : les membres du Quartet, désormais représentés par une personnalité de premier plan : Tony Blair, et les pays arabes modérés. Alors que l’on sait tout cela, chacun a le sentiment désespérant que la paix ne progresse pas. On sait ce que l’on doit faire, on sait qui doit le faire, et pourtant cela stagne. »

« Pire, on a parfois le sentiment que la paix recule dans les esprits et dans les cœurs. J’ai la réputation d’être l’ami d’Israël et c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. Mais tous les dirigeants des pays arabes, à commencer par le président Mahmoud Abbas, qui sont venus nombreux à Paris depuis mon élection, connaissent mes sentiments d’amitié et de respect envers leurs peuples. Que cette amitié m’autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile, mais que la France a une conviction : la paix se négociera d’abord entre Israéliens et Palestiniens. »

« Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son Président. Mais il est tout aussi indispensable de relancer sans délai une authentique dynamique de paix conduisant à la création d’un Etat palestinien. Que les parties et la communauté internationale se dérobent à nouveau à cette ambition, et la création d’un " Hamastan " dans la bande de Gaza risque d’apparaître rétrospectivement comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux. »

Un mot est absent de cette évocation, celui d’occupation. Nicolas Sarkozy oublie de dire que la question fondamentale est celle de l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est ; il oublie aussi la politique de colonisation ; enfin il accorde la priorité à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, comme si les insuffisances de celle-ci étaient la cause de l’impasse actuelle.

Sur l’Irak, Nicolas Sarkozy confirme que la France a eu raison de s’opposer à la guerre de 2003 et affirme qu’une solution nécessite « que soit défini un horizon clair concernant le retrait des troupes étrangères. Car c’est la décision attendue sur ce sujet qui contraindra tous les acteurs à mesurer leurs responsabilités et à s’organiser en conséquence. C’est alors, et alors seulement, que la communauté internationale, à commencer par les pays de la région, pourra agir le plus utilement ».

Un des points les plus inquiétants du discours concerne l’Iran. Il faut toutefois dire qu’il se situe dans ligne des infléchissements de la politique française sur la question depuis 2004. Mais Nicolas Sarkozy va plus loin :

« La France maintient avec ses dirigeants (de l’Iran) un dialogue sans complaisance, qui s’est avéré utile en plusieurs occasions. La France a pris l’initiative, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’une négociation où l’Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n’y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu’un Iran doté de l’arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l’entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l’Iran fait le choix de respecter ses obligations. Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre international. »

Si les mots ont un sens, Nicolas Sarkozy semble prêt à suivre les Etats-Unis dans une aventure en Iran. L’Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable, comme l’Irak doté d’armes de destruction massive était inacceptable. Mais qui déterminera que l’Iran est doté de l’arme nucléaire ? Rappelons que tous les ans depuis 20 ans, Washington annonce que Téhéran aura la bombe dans deux ans. Et que fera la France quand Washington affirmera agir préventivement (les dirigeants américains ont toujours dit qu’ils agiraient avant que l’Iran puisse disposer de l’arme nucléaire) ? S’il faut éviter la prolifération nucléaire, il faut aussi éviter une nouvelle explosion dans la région qui, non seulement risque d’amner l’Iran à accélérer son programme nucléaire, mais contribuera à l’extension du chaos dans toute la région.

le publié sur blog du Monde diplomatique :

http://blog.mondediplo.net/2007-08-30-Nicolas-Sarkozy-une-vision-americaine-de-l-Orient

Par Rouges et Verts - Publié dans : La droite dans tous ses états
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /2007 11:42
Olivier Besancenot appelle à la création
d'un "nouveau parti radical et populaire"
à la place de la LCR
 
LE MONDE | 27.08.07

imanche 26 août, à Port-Leucate où se tenait l'université d'été de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot a lancé un appel à construire un "nouveau parti anticapitaliste", "mi-guevariste, mi-libertaire".

Après le bon score de leur candidat à l'élection présidentielle – 4,08 % des voix – les dirigeants de la Ligue tournent ainsi deux pages. Celle de la campagne du non au référendum sur la Constitution européenne, avec la recherche d'une candidature unitaire antilibérale à l'élection présidentielle, et celle de sa propre histoire, liée au trotskisme (Le Monde du 9 juillet).

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L'idée de la direction de la LCR part du constat qu'Olivier Besancenot a réussi pour la seconde fois à rassembler plus de 4 % des voix sur son nom et qu'il occupe désormais un espace politique bien identifié.

"Face à la crise de la gauche, il y a place pour un nouveau parti radical", explique son bras droit, François Sabado. La LCR, qui revendique quelque 3 000 membres, assure que 2 000 personnes ont contacté son siège pour demander à adhérer.

"Lors de la campagne, on a senti qu'un nouveau milieu politique, jeune et prolo, venait me voir", assure M. Besancenot. Le nombre de sympathisants venus à Port-Leucate (un petit millier de personnes) semble corroborer ce courant de sympathie.

Mais la Ligue telle qu'elle est, avec ses références au trotskisme, son rythme de réunions de militants quasi-professionnels et ses débats d'intellectuels, a du mal à attirer – et garder – ces nouveaux sympathisants.

"Nous voulons casser notre image d'organisation élitiste et avant-gardiste", souligne Pierre-François Grond, membre de la direction.

LES "COMITÉS ROUGES" DE 1969

Ce "nouveau parti", la LCR entend le construire seule, sans ses ex-partenaires de la gauche antilibérale – PCF, gauche des Verts, amis de Jean-Luc Mélenchon ou collectifs de la campagne du non.

"Il faut arrêter de chercher des regroupements de forces qui ne représentent plus rien. Nous voulons bâtir une nouvelle organisation sur la base du programme présidentiel d'Olivier, avec comme frontière indépassable, l'indépendance vis-à-vis des institutions et du PS", insiste Alain Krivine.

Fini donc d'espérer que des courants se détachent du PS ou du PCF, comme le voulait la tradition trotskiste. "Ça fait des années qu'on essaye et que cela ne marche pas", renchérit M. Besancenot. Il est "temps de refermer la page du vieux mouvement ouvrier pour en écrire une nouvelle, vierge, en regroupant par le bas des personnalités anonymes", a-t-il martelé dimanche.

Il veut ainsi rassembler "tous ces héros de la vie quotidienne qui n'ont plus envie de se laisser faire". Pas pour construire une "LCR bis autoproclamée" mais pour lancer une révolution interne.

Les minoritaires, emmenés par Christian Picquet, sont les seuls à s'opposer à cette nouvelle ligne : "on nous propose une organisation hermaphrodite, qui se reproduit sans partenaire !, ironise un de ses animateurs, Alain Mathieu. Ça ne marchera pas".

A leurs yeux, la tentative ressemble fort aux "comités rouges" que la Ligue avait impulsés en 1969, tentant de surfer sur la vague protestataire de Mai-68.

Les contours de la future organisation, encore flous, doivent être discutés à la fin de l'année par un congrès des militants de la LCR qui décideront, alors, ce qu'ils font de leur propre organisation.

Sylvia Zappi
Par Rouges et Verts - Publié dans : Alternative antilibérale
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /2007 16:14
Des centaines de milliers de familles américaines voient leur logement
saisi par les banques

 

 
 
 

Cette marée de saisies menace jusqu'à 3 millions de personnes ne pouvant plus payer leur crédit immobilier.

Le nombre de procédures de saisie a atteint 180.000 environ en juillet, deux fois plus qu'en juillet 2006, et dépasse la barre du million depuis le début de l'année, soit 60% de plus qu'il y a un an, selon le site spécialisé RealtyTrac.

 

 

Entre janvier et juillet, les procédures de saisie ont concerné environ 1 foyer sur 112 aux Etats-Unis. La moitié des avis de saisies de juillet visaient cinq Etats américains: la Californie, la Floride, le Michigan, l'Ohio et la Géorgie.

En Californie, on recense depuis janvier une procédure de saisie pour 57 foyers. Le Nevada, qui avec le développement effréné de l'agglomération de Las Vegas a connu un extraordinaire boom immobilier depuis trois ans, affiche le record de 1 procédure pour 33 foyers. En juillet, la ville de Détroit a affiché le record des saisies urbaines, avec 1 procédure pour 97 foyers.

Une étude du Woodstock Institute sur la ville de Chicago montre aussi combien, dans cette ville, la carte des saisies recoupe celle des minorités ethniques.

Le président de RealtyTrac, James Saccacio, avait pronostiqué en juillet qu'il y aurait plus de 2 millions de procédures de saisies en 2007.

Plus pessimiste encore, le sénateur américain Christopher Dodd a averti mardi qu'"un à trois millions de personnes pourraient perdre leur logement", submergées par l'envolée de leurs mensualités.

"A cause de certains types de crédits accordés entre 2004 et 2006, les modifications (d'intérêts) peuvent faire passer les mensualités de 400 dollars à plus de 1.500 dollars", a ajouté le sénateur démocrate du Connecticut.

"Nous sommes au plus haut niveau des saisies de logements depuis 37 ans. Donc je demande instamment au gouvernement de faire tout le nécessaire pour que les gens puissent garder leur logement", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à Washington.

Autres victimes, les employés des sociétés de crédits hypothécaires, qui après avoir recruté à tour des bras doivent désormais licencier. Selon le site internet spécialisé mortgagedaily.com, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou fermé depuis le début de l'année.

Les crédits adossés au prix des logements sont laminés par la chute des prix immobiliers: une vente aux enchères de maisons dans la région de San Diego, samedi 18 août, a montré que les meilleures offres étaient inférieure de 67% à leur prix de vente original, généralement datant de 2004 ou 2005.

Un nouveau type de métier immobilier se développe à grande vitesse aux Etats-Unis autour des biens saisis. Quantité d'agences immobilières vantent ainsi sur internet leur capacité à acheter des biens en urgence - pour les propriétaires au bord de la faillite- ou proposent à la vente de très bonnes affaires: les logements saisis...

Le marché immobilier américain est secoué par la crise des crédits immobiliers à risques ("subprime") accordés à des millions d'emprunteurs peu solvables et adossés à des hypothèques sur les logements. La hausse des taux d'emprunt et la baisse des prix des logements depuis quelques mois ont multiplié les défauts de paiements, et créé une crise financière qui a fait chuter les Bourses mondiales.

 
Source: http://info.france2.fr/monde/33310396-fr.php

 

 

Par Rouges et Verts
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