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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 14:16

 

Une élue qui dérange !

Parce que je suis entrée dans le bureau ouvert de l’urbanisme, le maire me demande de présenter ma démission de conseillère municipale.

 

J’ai été accusée publiquement de vol, puis convoquée à la gendarmerie suite à un dépôt de plainte pour … « être entrée dans un bureau sans autorisation ».Travaillant sur les dossiers chauds de l’urbanisme et de l’environnement, ces intimidations visent à m’impressionner.

 
 

«Considérant la nature et l’importance desdits faits, je vous invite à bien vouloir présenter votre démission de votre fonction de conseillère municipale….». Voilà ce que me demande le maire par lettre recommandée

 
 

L’importance des faits, c’est quoi ?

 
 

Je suis entrée dans le bureau ouvert de l’urbanisme le 3 Mai.

 

Je venais demander à consulter un certain nombre de dossiers dont celui du plan de prévention des risques inondation lancé il y a deux ans. Nous n’en avons aucune nouvelle à part que les services de l’urbanisme l’appliquent par anticipation sur décision unilatérale du maire.

 

Je n’ai cessé, depuis le début de mon mandat, d’insister pour une politique de prévention des risques (incendies, mouvements de terrain, inondations). Mais j’ai toujours insisté pour que cela se fasse avec une large information de la population. C’est la condition pour que chacun en comprenne les enjeux : la protection des biens et des personnes et non pas des règlements de compte personnels. Or tout se fait en catimini.

 

J’ai attendu un moment. J’ai fait quelques copies d’extraits du règlement du Plan d’Occupation des Sols en vigueur comme j’en ai le droit et comme je l’ai fait déjà dans le passé, pour aider certains d’entre-vous à y voir plus clair dans les méandres administratifs. Ma conception de mon rôle d’élu, c’est d’oeuvrer pour l’intérêt collectif, ce n’est pas de profiter de ce statut pour m’octroyer des passe-droit ou des avantages.

 

Le dossier de la ferme agricole de Porte Rouge était sur un bureau. J’avais approuvé l’étude de faisabilité au conseil municipal de décembre dernier. Depuis, le maire se répand à ce sujet dans la presse, mais pour la concertation avec les élus, c’est le fait du prince : il n’y en a pas.

 

Curieuse de savoir où nous en étions, j’ouvrais ce dossier lorsque le premier adjoint César Luddeni est arrivé. Il s’est mis immédiatement à crier. Il m’a accusée de vol alors que le personnel communal arrivait, alerté par ses cris. Après cette altercation nous avons fini par revenir à un ton plus civil et tout s’est calmé.

 

6 jours après j’étais convoquée à la gendarmerie de Nice – section des recherches – ainsi qu’une partie du personnel communal suite à dépôt de plainte à mon encontre, motif : « est entrée dans un bureau sans autorisation».

 

Voilà la nature et l’importance des faits qui conduisent le maire à demander ma démission.

 

A l’heure où dans de nombreuses collectivités la transparence et l’accès aux documents est facilitée par tous les moyens, voilà comment ça fonctionne : à Levens : on cache tout - on ne dit rien.

 
 

Il n’est plus question de vol, et c’est normal car il s’agit de tout sauf ça ! Ce qui vient de se passer est la pire version de la politique : j’ai été calomniée.

 

Accusée de vol de façon mensongère et avec insistance devant le personnel communal, puis une semaine après dans un lieu public : ce n’est pas anodin.

 

J’ai déposé plainte pour diffamation et accusation calomnieuse.

 
 
 

D’autres choix pour la commune

 
 

Afin de me consacrer à ma tache d’élue j’ai réduit mon temps de travail, pourtant les simples conseillers municipaux ne sont pas rémunérés pour cela et quand on est dans l’opposition la tâche est immense …surtout que pour moi être dans l’opposition ce n’est pas seulement une position.

 

Le fil conducteur de mon activité porte plus essentiellement sur deux questions :

 

 

  1. L’urbanisme :

 

Le Plan d’Occupation des Sols a été modifié en permanence par la mairie de façon à densifier à l’extrême les constructions. 2600 habitants il y a 15 ans. Plus du double aujourd’hui, combien demain ? Huit mille, dix mille ? Le POS permet toutes les hypothèses et Levens est devenu une ville dortoir. Les aménagements se font au coup par coup sans vision ni planification.

 

Quelle réflexion sur notre devenir ? N’y a-t-il pas besoin d’associer les habitants à des décisions qui les concernent ? L’urbanisme ne devrait pas être une chasse gardée où tout est fait dans le secret. Les choix devraient être transparents et leurs motivations accessibles à tous. Que penser de ces maisons qui poussent comme des champignons dans des zones protégées ? Que penser des servitudes accordées aux uns et refusées aux autres ? Ca ce sont des faits graves. Moi je dénonce ce deux poids-deux mesures et ce non respect des règles.

 

J’ai été la seule élue de l’opposition à aller jusqu’au bout dans la bataille contre le projet de céder gratuitement à un promoteur immobilier le parking public du village ancien.

 
  1. Les questions d’environnement :

 

Levens autrefois station thermale pour la qualité de son air pouvait mettre en avant des projets positifs. C’est le contraire qui s’est produit. Le Férion dernier poumon vert est en danger ! Des espaces protégés comme le Vallon de la Cumba sont comblés en tout illégalité, sans aucun contrôle. Que sait –on de la dangerosité de ces déchets alors que ce vallon surplombe le canal de la Vésubie qui alimente Nice en eau potable. Je suis la seule élue à vouloir aller jusqu’au bout de cette affaire.

 

1,5 millions d’euros auraient dû rentrer dans les caisses de la commune. Ca ce sont des faits graves et importants.

 

Et pourtant il y aurait de belles choses à faire dans notre commune.

 

Par exemple, favoriser le chauffage solaire et les énergies renouvelables, les transports non polluants et non bruyants. Pour la tranquillité et la santé de tous : faire respecter les règles concernant le bruit, le brûlage des déchets, la propreté. Développer les cheminements piétonniers…

 

Et que dire du tri et de la valorisation des déchets où nous avons 10 ans de retard par rapport à d’autres communes en France. Ailleurs la population est en permanence associée aux initiatives pour protéger la planète et préserver le futur de ses enfants.

 

Ces idées ne sont pas ma propriété exclusive, j’œuvre pour elles avec tout le monde, sans procès d’intention et dans le respect des principes élémentaires de la démocratie, au-delà des querelles sectaires de personnes ou de clans.

 

Est-ce tout cela qui dérange ?

 


Ariane Masséglia

 


 

arianemasseglia@yahoo.fr

 
 

 

 

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Published by Rouges et Verts
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commentaires

A.M.Dubois 17/05/2007 14:31

Bon courage !Nos institutions ne sont démocratiques qu'en apparence, la commune est trop souvent le premier échelon de lacentralisation du pouvoir de décision et de son incapacité à associer le plus grand nombre aux choix importants.Il est du devoir des élus de soutenir ceux et celles quiluttent contre la chape de brouillard posée sur les dossiersd'aménagement de l'espace - qui concerne pourtant tous leshabitants d'une commune et des environs !Anne-Marie Dubois, adjoint au Maire dans la vallée des Paillons