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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 15:54
REPRESSION FEROCE ET VIOLENCES POLICIERES A MONTPELLIER


Le Comité de Résistance de Montpellier, créé le vendredi 11 mai, avait appelé à une manifestation le 16 mai à 18h00, place de la Comédie, comme dans de nombreuses autres villes du pays, journée hautement symbolique d'’intronisation du nouveau président.

L’'objectif de cette manifestation était d’'affirmer les revendications de la jeunesse et des travailleurs, de fédérer les luttes face aux mesures du gouvernement Sarkozy, passé et futur, de démontrer que les élections présidentielles ne sont pas une fin en soi, et que les revendications de la population la plus visée par la casse du code du travail, le démantèlement de l'’université et par les lois sécuritaires (prévention de la délinquance, expulsions des sans-papiers…), mobilisée lors du mouvement du printemps dernier pour défendre ses droits, devaient être  entendues.

La manifestation, qui réunit 300 personnes, partit pour le Peyrou, avant de décider de prolonger son trajet jusqu’à la gare, avant de remonter vers la Comédie (trajet habituel des manifestations). Les manifestantes et manifestants bloquèrent alors la ligne du tramway devant une trentaine de policiers casqués, boucliers et matraques au poing. Un départ de feu sur les pavés de la place (deux cartons, éteints immédiatement par les manifestants) entraîne deux arrestations violentes de la part de Brigade Anti Criminalité, policiers en civils armés de flashballs et de grenades assourdissantes, puis des charges à répétition des policiers en uniformes. Une manifestante en fauteuil roulant fut renversée et ceux qui tentaient de la relever furent sauvagement matraqués au visage. Les provocations policières se multiplièrent, chaque arrestation et charge de plus en plus violente poussèrent les jeunes présents à résister comme ils le pouvaient, en jetant quelques bouteilles de verre, projectiles dérisoires face à l’'ultra violence des forces répressives alors particulièrement nombreuses. Plusieurs personnes furent blessées (plusieurs visages ensanglantés), dont une qui resta inanimée un long moment et deux au moins qui furent emportées par les pompiers. Sept personnes furent interpellées.

Un groupe d’'une trentaine de manifestants se dirigea alors vers le commissariat central afin d’'obtenir des informations sur les interpellés conduits en garde-à-vue. Une équipe de France 3, présente, calma les velléités de la police sortie du commissariat dans l’intention de disperser le groupe. La discussion s’'engagea dans un face à face tendu entre policiers la matraque à la main ; un chien policier sans muselière se trouvait à deux mètres des jeunes rassemblés, grognant dans leur direction. Une insulte mit le feu aux poudres et déclencha une violence inouïe. Le chien fut lâché tandis que les policiers chargeaient. Les manifestants s’'égaillèrent dans toutes les directions mais plusieurs d’'entre eux furent matraqués au sol, sans être arrêtés, avant que des voitures de la B.A.C n’a'rrivent à grande vitesse, bloquant les possibilités de fuite.
La violence déchaînée par la police fut disproportionnée : personne ne tenta de résister mais toute personne courant pour s’'échapper était rattrapée et matraquée, arrêtée quelques dizaines de mètres plus loin.
Des policiers en civil bloquaient les ruelles adjacentes pour bloquer tout échappatoire. Au moins cinq manifestants furent arrêtés sans d'’autre raison que de justifier les pratiques fascisantes de la police, sûre de son impunité dans un quartier vide de tout journaliste et spectateur.

Le total des arrestations fut donc porté à au moins 12, plusieurs personnes furent blessées, faits inédits dans une ville comme Montpellier, réputée comme calme au niveau militant. Ces pratiques sont à mettre en concomitance avec le nouveau rapport du pouvoir avec les
milieux militants et protestataires, et une utilisation de la police comme outil de répression et de défense des intérêts des classes dirigeantes, qui se renforce d’'année en année. Les réactions de colère des jeunes présents ne furent exercées qu'’en réponse aux méthodes honteuses de la police, qui n’'hésitent plus à frapper les personnes handicapées ou les simples passants. Réactions qui furent en outre bien inférieures à la brutalité de ce que nous tenons à nommer les milices du pouvoir économique et politique.

SUD-Etudiant condamne les méthodes violentes, fascisantes et dangereuses  utilisées par les « forces de l’'ordre » lors d'’une manifestation de protestation qui resta pacifique jusqu’à leur intervention. SUD-Etudiant condamne ce que nous qualifions de bavures policières et la violence gratuite pratiquées en toute impunité devant le commissariat central.

Nous exigeons la libération immédiate des manifestants arrêtés dans la soirée du 16 mai, et l’'arrêt de toutes les poursuites à leur encontre.


Contacts SUD Etudiant Montpellier :
Ben 06 18 95 42 64
Guillaume 06 62 39 23 43

e-mail:
sudetudiant@yahoo.fr

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Published by Rouges et Verts
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