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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 23:56

José Bové fait le plein en banlieue

lors d'un meeting à Saint-Denis


AP | 21.02.2007

 

Après sa visite dans les quartiers populaires d'Argenteuil mardi, José Bové continue à catalyser les sympathies en banlieue. Il a tenu mercredi soir un meeting devant plus de 1.000 personnes à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans une ambiance surchauffée et combative, dans l'espoir de rassembler toute la gauche antilibérale.

Après une introduction faite de messages militants variés entrecoupés de slam ou de musique rap du groupe "Ministère des affaires populaires", José Bové et son équipe de porte-parole sont arrivés sous les applaudissements et les cris de "Tous ensemble", dans une Bourse du Travail pleine à craquer à tous les étages.

Rendant concrète la volonté de proposer une "candidature collective de José Bové", le meeting a laissé une très large part aux interventions de ses porte-parole, de militants de gauche, alternatifs, alter-mondialistes, communistes (comme Patrick Braouezec, ancien maire de Saint-Denis) représentants du monde associatif, intermittents du spectacle, sans-papiers ou encore kanak. Beaucoup d'entre eux ont attaqué en première ligne Nicolas Sarkozy et le "sarkozysme", responsable notamment de "rafles de sans-papiers", rejeté les centristes et la gauche traditionnelle, mais aussi appelé les candidats LCR et PC à se rallier à José Bové.

"Ce que je voudrais vous proposer ce soir solennellement, c'est qu'on décide dans tous nos départements, de présenter des sans-papiers aux élections" législatives et municipales, a avancé José Bové, rappelant que, dans les années 20 et 30, des femmes s'étaient présentées aux élections alors qu'elles n'avaient pas encore le droit de vote.

"On a dit que cette campagne serait la campagne des sans voix, cette campagne c'est aussi celle des invisibles. Nous, nous allons les mettre en lumière. (...) Il faut se réapproprier le droit, la démocratie. (...) ça va être un combat long mais je suis sûr que tous ensemble, on va gagner", a-t-il poursuivi, très applaudi, avant que la salle ne reprenne d'elle-même les slogans: "Pour tous, des papiers!", et "Nous sommes tous des enfants d'immigrés".

Plus tôt dans la soirée, Adjera Lakehal du collectif "Immigration banlieues avec José Bové" avait souligné l'engagement de longue date du leader altermondialiste dans les luttes antiracistes, contre "l'islamophobie", et sa solidarité et sa présence, notamment après des épisodes comme la mort de Mourad à Nîmes en 2003. José Bové, à la suite, avait confirmé qu'il avait, avec les associations issues des banlieues, "une histoire commune", "des combats communs", puisque, à l'inverse, certaines d'entre elles avaient participé à ses côtés à la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac. AP

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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 18:01
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 23:07

Impôts et cotisations:

30 à 40 milliards d'euros de fraude, selon un rapport


Une déclaration de revenus préremplie 2005
©AFP/Archives - Mychèle Daniau

PARIS (AFP) - La fraude aux impôts et cotisations sociales atteint 30 à 40 milliards d'euros, affirme le quotidien Les Echos dans son édition de mardi en citant le premier rapport du Conseil des prélèvements obligatoires.

"La fraude aux prélèvements obligatoires est certainement le délit qui, en termes financiers, fait le plus de victimes", juge le rapport qui évalue précisément son montant entre 29,1 et 40,2 milliards d'euros, soit de 1,7% à 2,3% du Produit intérieur brut, selon le quotidien économique.

Il indique que la TVA est l'impôt le plus fraudé, pour un montant évalué entre 7,3 et 12,4 milliards d'euros, devant l'impôt sur les sociétés (4,6 milliards), l'impôt sur le revenu (4,3) et les impôts locaux (1,9).

Les fraudes sociales représentent entre 8,4 et 14,6 milliards, dont l'essentiel pour le travail au noir.

"Le montant est équivalent au déficit budgétaire de l'Etat, soit 36,5 milliards d'euros l'an dernier", souligne le quotidien.

Le rapport pointe également du doigt le manque de vérifications dans l'allocation des prestations sociales, soulignant que près de 75 milliards d'euros de cotisations ne font l'objet de pratiquement aucun contrôle. Ainsi "ni les cotisations d'assurance-chômage ni celle de retraites complémentaires ne font l'objet de vérifications, les régimes concernés ne disposant pas de corps d'inspection", souligne le rapport.

Soulignant que les fraudes s'internationalisent et sont facilitées par la dématérialisation des prestations de services, le Conseil prône, selon Les Echos, une coopération renforcée entre administrations et la création d'un office européen de lutte contre la fraude, sur le modèle d'Europol, mais aussi une meilleure communication pour changer les comportements.

Le rapport préconise également la mise en place de contrôles plus ciblés et mieux adaptés par la Direction générale des impôts et les Urssaf.

"Les contrôles traditionnels centrés sur la comptabilité de l'entreprise et les modalités de rémunérations de ses employés apparaissent de moins en moins efficaces lorsque les contribuables ne sont plus enregistrés ou lorsqu'ils localisent une partie de leur activité à l'étranger", explique le Conseil.

Au lieu de contrôles "longs et exhaustifs" portant sur un petit nombre d'entreprises, il suggère notamment de concentrer les vérifications plutôt sur les "contribuables les plus à risques", en utilisant notamment le croisement des fichiers administratifs, encore sous-exploités selon lui.

Le rapport prône enfin un renforcement des sanctions pénales, expliquant qu'elles seraient plus efficaces que des amendes pécuniaires, qui laissent la possibilité aux contrevenants d'organiser leur insolvabilité.

Le Conseil des prélèvements obligatoires, créé par une loi votée en avril 2005, s'est substitué au Conseil des impôts. Son premier rapport de 250 pages doit être rendu public le 1er mars.

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 20:40

Palestine :
de la guerre civile à l’entente nationale

Jean-Francois Legrain



L’accord que viennent de signer Fath et Hamas à La Mecque sur la constitution d’un gouvernement d’unité nationale débouchera peut-être sur une fin des combats interpalestiniens. Il ne saurait en être capable à lui seul.

Depuis plusieurs années déjà et encore plus aujourd’hui, les Palestiniens se trouvent, en effet, confrontés à une crise de leur mouvement national tout entier, bien au-delà de la simple question de distribution de portefeuilles. C’est donc vers une refondation inévitable de la dynamique nationale que les Palestiniens sont maintenant entrainés. Condition de l’unité nationale, seule capable de mettre un terme aux violences, l’entente nationale avec la refonte commune du leadership et du programme dépasse, et de beaucoup, cette nécessité d’apaisement sur le terrain. La communauté internationale ne saurait s’exonérer une fois encore de toute responsabilité dans son éventuelle réussite comme dans son possible échec.

Il y a plus de treize ans déjà, en échange de sa reconnaissance d’Israël et de sa renonciation au terrorisme (mais pas à son droit à la résistance à l’occupation), l’OLP attendait de la logique d’Oslo la fin de l’occupation militaire, la création d’un Etat sur les territoires occupés en 1967 et la mise en œuvre du droit des réfugiés au retour ou à compensation conformément à la légalité internationale. Aujourd’hui, l’Etat apparaît plus utopique que jamais ; à l’occupation directe de la bande de Gaza s’est substitué un blocus quasi permanent ; la colonisation de la Cisjordanie, morcelée et ceinte de murs, a plus que doublé tandis que la population connaît une paupérisation qui frise la crise humanitaire. La négociation, et ses inévitables concessions, s’est ainsi montrée incapable d’offrir à la lutte nationale de pouvoir atteindre ses objectifs pourtant alignés depuis les années 1980 sur la légalité internationale.

La communauté internationale s’est ainsi refusé à prendre les moyens de réaliser ses objectifs affichés -la coexistence pacifique entre deux Etats en Palestine-. Ce faisant, son aide financière massive accordée aux Palestiniens n’a servi qu’à libérer de ses devoirs de puissance occupante l’Etat d’Israël, jamais sommé d’honorer les accords signés ni de reconnaître le droit des Palestiniens à un Etat. Avant tout préoccupée de maintenir le conflit à un niveau de basse intensité tout en faisant de la sécurité d’Israël sa préoccupation, elle a instrumentalisé les principes de la démocratie, de la réforme et de la bonne gouvernance tout en se réclamant de la morale.

Ainsi, la victoire de Mahmoud Abbas, « son » candidat à l’élection présidentielle de janvier 2005, avait été saluée comme l’un des témoignages marquants de la pertinence de la politique de « démocratisation du Moyen-Orient ». Un an plus tard, bien que tout aussi exempte de fraudes que la précédente, la victoire de Hamas lui est devenue paradoxalement insupportable.

Décrétant le nouveau cabinet infréquentable, la communauté internationale n’a eu de cesse de rendre inopérant son droit à gouverner. Tentant d’asphyxier le gouvernement par la suppression de ses aides directes, elle a accordé un soutien financier massif au président (en l’absence de tout soutien diplomatique effectif à son désir de rouvrir une négociation directe avec Israël) et à son mouvement Fath. Elle les confortait ainsi tant dans leur refus de reconnaître la sanction populaire que dans leur incapacité à en analyser les causes. Le nouveau mot d’ordre était de casser les mécanismes laborieusement conçus ces dernières années tant pour équilibrer les pouvoirs entre le président et le cabinet que pour centraliser la gestion financière de l’Autorité dans un ministère des Finances libéré des tentations clientélistes. Présidence et « bonnes » ONG devenaient les nouveaux bénéficiaires d’aides globalement accrues mais privées de leur pan destiné au développement.

Les récentes violences partisanes ne sont pas nées de la victoire de Hamas. Corruption, anarchie et chaos sécuritaire alimentaient depuis plusieurs années une dynamique qui risquait de déboucher sur une guerre civile que la population craignait même si elle en condamnait le principe. Le scrutin de janvier 2006 a clairement signifié la volonté de casser ce cycle infernal, Hamas se voyant investi de la confiance populaire pour mener à bien cette tâche.

En empêchant Hamas d’exercer son mandat, le président Abbas, Fath, Israël et la communauté internationale ont permis, chacun à son niveau, la métamorphose du chaos en une guerre civile par groupes armés interposés. Jusqu’en 2006, en effet, les conflits éclataient entre familles et clans, bandes mafieuses ou services de sécurité (alors exclusivement issus de la mouvance Fath). Leur nombre allait croissant mais toutes s’inscrivaient dans les limites du local en ne pénétrant que très rarement le domaine de l’idéologique et du politique organisationnel. Face au refus général de laisser Hamas exercer ses prérogatives en matière de sécurité telles que lui reconnaît la Loi fondamentale, la violence s’est « politisée », s’inscrivant désormais au niveau national dans une bipolarisation d’allégeances idéologiques. Un homicide ne pouvait plus être réglé par le prix du sang négocié entre familles selon les règles de la justice coutumière la plus commune ; il devenait un enjeu politique national, l’identité de la victime et de son meurtrier étant réduite à une appartenance politique, réelle ou supposée ; un événement à Gaza entraînait des représailles à Naplouse.

Dans un contexte d’échec prolongé de la revendication nationale, les Palestiniens se sont retrouvés dépourvus de leadership incontesté comme de programme politique commun. Leurs dirigeants ont du renoncer à ce qui avait constitué l’acquis le plus précieux au sortir de la défaite arabe de 1967 : la palestinisation d’une décision politique jusqu’alors instrumentalisée par les Etats arabes concurrents. Récemment, Egypte, Syrie, Qatar et Arabie saoudite, sans oublier l’Iran, ont tour à tour été mobilisés pour servir de parrain et/ou de médiateur entre frères ennemis. Le risque de faire à nouveau de la question palestinienne la simple caisse de résonance des litiges régionaux et internationaux est donc plus grave que jamais.

La reconquête par les Palestiniens de leur indépendance de décision politique est conditionnée par la fin des combats sur le terrain mais aussi et surtout par la revivification et la réforme de l’OLP. Réclamées par toutes les forces politiques depuis des lustres, ces deux exigences figurent également au cœur du « document d’entente nationale » de juin dernier que l’accord de La Mecque et la lettre de mission du président Abbas au Premier ministre reconduit Ismail Haniyya viennent élever au rang de référence du futur gouvernement d’union. L’opération impliquera l’intégration des islamistes à l’organisation et le renouvellement de ses cadres mais également la reformulation des moyens à mettre en œuvre pour parvenir à ses objectifs. De facto écartée depuis la création de l’Autorité d’autonomie, la diaspora sera appelée à retrouver sa place. Se posera alors très clairement la question de la pertinence du maintien ou non de l’Autorité d’autonomie dès lors qu’elle n’est plus articulée sur l’édification à court terme de l’Etat attendu. A tous les niveaux, nationaux comme internationaux, le retour à la loi s’impose.

12 février 2007

Jean-Francois Legrain 12 février 2007

Chercheur CNRS/GREMMO (Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Lyon)

http://www.gremmo.mom.fr/legrain/guerre_entente20070212.htm




Article imprimé à partir du site de
l'Association France Palestine Solidarité : http://www.france-palestine.org

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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 00:27
Intervention de Jacques Perreux,
directeur de campagne de José BOVE


 

« En quelques jours la candidature collective proposant sur son bulletin de vote le nom de José Bové a fait événement et crée un début de dynamique. Celle-ci est perceptible par de multiples signes : le succès du meeting d’Aubagne préparé en seulement quelques jours avec 2500 personnes se retrouvant, quand nous en attendions 1 200 à 1500 ; des dizaines et des dizaines de signatures de maires qui nous sont parvenues immédiatement ; des centaines de chèques ; le bon accueil dans les quartiers, sur les marchés et dans les gares. Et puis, les échos de ces milliers de discussions qui s’engagent entre amis, au travail, dans la famille…

Qu’est ce qui explique cet intérêt, ce début de dynamique, en tout début de campagne ?
D’abord la ténacité de l’espoir de l’unité. De l’unité de cette multitude de courants et de combats dont nous savons qu’elle est capable de soulever des montagnes en démultipliant les forces de chacun.
Cette demande d’unité est là. Certes, amoindrie et blessée par ce qui s’est passé en décembre mais prête à nouveau à se transformer en force. Personne ne doit et ne peut oublier ce que l’on appelle la crise de la politique. Elle aussi est toujours là et à l’œuvre.
Ce sont ces millions de citoyens qui désespèrent de la politique parfois jusqu’à se tromper de colère, ou qui ne trouvent pas de réponse politique à leurs aspirations. Ou encore qui considèrent qu’il n’y a plus que la protestation, la rue, la grève ou la révolte pour se faire entendre. Beaucoup pensent que la politique les a durablement oublié et ne se rappelle d’eux qu’au moment des élections.
Cette candidature de José Bové exprime la volonté et la possibilité de permettre l’irruption citoyenne de ces millions-là.
Elle vise à provoquer cette insurrection électorale de tous ceux qui ne comptent pas ou pas suffisamment et qui pourtant sont ceux qui souffrent le plus de ce système inégalitaire et qui ont donc le plus besoin que la politique s’attaque à la racine du libéralisme.
Insurrection électorale de ceux qui souffrent, de toutes les humiliations et discriminations mais aussi des mêmes qui par millions chaque jour en bas dans les quartiers, les entreprises, les villages, dans les services publics, les écoles, les hôpitaux, la poste, dans les activités culturelles, dans ces milliers d’associations souvent multiculturelles. Mais je pense aussi à ces milliers d’élus locaux, oui tous ceux là qui se dépensent par des actes concrets pour refuser le repli sur soi et pour aller vers les autres. L’insurrection électorale donc de tous ceux sans qui la société serait devenue une jungle, pour barrer la route à cet homme anti social et dangereux qu’est Sarkozy et pour modifier la donne à gauche au point qu’elle rompe avec le libéralisme.
Le point fort de cette candidature incarnée par José Bové et ses combats courageux consiste à ne jamais tourner le dos à ses idées. Le point fort c’est d’être un candidat trait d’union. Un trait d’union entre tous les combats politiques, citoyens, associatifs, syndicaux contre le libéralisme. Cette candidature exprime déjà que quelque chose d’exceptionnel est en train de se passer. Un autre monde est déjà en marche quand des altermondialistes, des communistes, des écologistes, des militants, des alternatifs ou de la LCR, de Convergence citoyenne, des personnalités engagées dans les associations, les syndicats, les réseaux de quartiers, des citoyens qui se définissent comme électrons libres et qui ont lancé cette pétition, se rassemblent en faisant prévaloir que le plus important n’est pas son organisation ou son réseau mais l’intérêt général, l’intérêt de se rassembler, de se mélanger. L’intérêt général de mettre en commun toutes ces compétences et ces savoirs faire et de construire ensemble une nouvelle façon de faire de la politique. Voici ce que nous appelons l’alternative à gauche et qui peut prendre la force de millions le 22 avril.
José Bové trait d’union est l’expression de la nécessité du croisement, de la rencontre et du métissage de tous ces combats pour devenir une dynamique. Nous avons 20 portes parole, 10 femmes et 10 hommes, qui expriment l’étendue de toute cette diversité et de cette volonté de partage. Qu’il s’agisse :

  • de militants associatifs et syndicalistes comme France Coumian, François Dufour, Lisette M’Baireh, Yves Salesse.
  • ou de réseaux de banlieues comme Adjera Lakhal, Nordine Iznasni, Eros Sana, Omeyya Seddik
  • de réseaux féministes comme Monique Dental,
  • d’animateurs de collectifs unitaires comme Sylvie Pillet d’Aubagne, Isabelle Barthélémy de Montpellier, Martine Bultot de Besançon
  • de citoyens s’appelant eux-mêmes électrons libres à l’initiative de cette pétition Unis avec Bové comme Nathalie Harran et Yannis Youlountas
  • de militants, d’élus et dirigeants politiques comme Francine Bavay, Fernanda Marrucchelli, Claire Villiers, Patrick Braouezec, Jean-Jacques Boislaroussie, Rémy Jean.

Ils porteront notre parole collective dans différents meetings et initiatives ainsi que d’autres comme Raoul Marc Jennar que vous connaissez bien ainsi que des personnalités locales. Des dizaines de rassemblements forums se préparent, des centaines de réunions publiques aussi. Les prochains meetings auront lieu à Saint Denis, Rouen, Toulouse, Saint Nazaire… Une campagne débridée, inventive, festive est en train d’être réfléchie en des centaines d’endroits. Nous en sommes au point d’hier soir à 232 promesses de signatures d’élus. En quelques jours c’est évidemment important. Les réseaux se mettent en place avec l’aide de beaucoup de bonnes volontés. Mais nous nous devons d’alerter l’opinion publique et les élus car le temps est compté.
Quand il y a une telle attente d’unité et qu’il existe une candidature collective qui peut lui donner corps en faisant naître quelque chose de nouveau dans l’espace collectif alors il serait incompréhensible et dangereux pour la démocratie qu’elle ne puisse pas être présente par un manque de signatures. Tout le monde pense que la politique doit être régénérée. Il faut donc donner sa chance à cette candidature qui peut y contribuer. La gauche pour gagner, pour battre Sarkozy et Le Pen, a absolument besoin de toutes les mobilisations de gauche. Il ne peut en manquer aucune au rendez vous. Nous appelons tous les maires qui détiennent ce pouvoir de signature de par la volonté du peuple et du suffrage universel à permettre cette candidature indispensable. »


Source:http://josebove2007.org
Publié le lundi 19 février 2007

 
 
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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 22:58


En 48 heures, plus de 900 signatures sur notre site.

Amplifions le mouvement ! Signez, faites signez pour le pluralisme l’appel des journalistes du service public

 

Lors de la campagne référendaire sur le traité constitutionnel, nous avons été à l’initiative de l’appel "le non censuré dans les médias, ça suffit !". Nous avions alors récolté en quelques jours plus de 18 000 signatures portées successivement au président de France Télévision, au Conseil supérieur de l’audiovisuel et à l’Elysée, au président de la république. Nous affirmions alors l’exigence démocratique élémentaire d’impartialité et de respect du pluralisme face à des médias qui en général ne laissaient paraître que les positions favorables à un traité que le peuple français rejetait quelques semaines plus tard. La démocratie qui nécessite le respect du pluralisme doit plus que jamais être défendue aujourd’hui, à la veille des élections présidentielles, législatives et municipales.

 
Tous les candidats, quelle que soit leur importance ou leur appartenance doivent pouvoir s’exprimer dans les médias, non selon la règle de l’équité qui favorise les "gros", mais bien dans le respect de l’égalité républicaine. Même temps de parole pour tous, débats contradictoires en présence de journalistes qui exercent leur métier sans complaisance, voila le sens du texte que nous vous proposons de signer massivement.

 

Pour signer, rendez-vous à l’adresse suivante :

http://www.info-impartiale.net/

 

 

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 00:28






























La "palme d'or" revenait à Chirac


Après le départ des manifestants, l'argent de la corruption jonchait le sol.

Photos: Résister
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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 19:01
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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 18:24

HOPITAL ENTREPRISE

CONTRE HOPITAL PUBLIC

 
Pr. A.GRIMALDI
Chef du service de Diabétologie,
Groupe Hospitalier PITIE - SALPETRIERE


La réforme dite « Hôpital 2007 » se met en place en douceur, sans réelle opposition ni même débat national, alors même qu’elle est en train de préparer la privatisation du service public hospitalier.

 

De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une réforme du financement de l’hôpital. Auparavant, les hôpitaux étaient dotés de budgets globaux déclinés ensuite en budgets de service. Chaque année, ce budget pouvait être révisé en fonction des résultats obtenus l’année précédente et des prévisions de l’année en cours. En l’absence d’évaluation et de volonté politique, ces budgets avaient tendance à figer les situations acquises et ne permettaient pas une adaptation aux variations d’activité. C’est du moins cet argument qui a prévalu pour remplacer le financement global par un financement dit à l’activité dit T2A, en affectant chaque patient et chaque activité d’un code de financement. Désormais tel malade est plus rentable que tel autre, telle activité devient plus rentable que telle autre. Ainsi, le malade bénéficiant d’un geste technique ou d’une chirurgie impliquant une courte hospitalisation est hautement rentable. Le malade complexe ayant une maladie chronique avec des problèmes sociaux et psychologiques, et nécessitant une hospitalisation prolongée, n’est pas rentable. En diabétologie, de manière provocante et factuellement exacte, on peut dire que dialyser ou amputer un diabétique est plus rentable que de prévenir la dialyse ou l’amputation. Les unités d’éducation thérapeutique, qui assurent cette prévention et sont par nature plus consommateurs de personnels que de techniques, voient leur développement entravé. Leur maintien même est menacé.

 

Ainsi, les médecins sont placés au centre d’un conflit éthique : d’un côté ils doivent assurer à chaque patient le soin optimal, de l’autre ils reçoivent pour mission la rentabilité, condition du maintien de leur activité. Chaque spécialité, chaque hôpital, chaque service s’est mis à réfléchir fébrilement aux changements et aux astuces nécessaires pour devenir « rentables ». Les hôpitaux ont embauché des praticiens hospitaliers à plein temps devenant des experts du codage. Les services ont regroupé des consultations pour les transformer en hôpitaux de jour. Ici ou là, on surfacture ou on réalise des activités peu voire pas utiles mais rentables. En effet tout se passe comme si, pour assurer la survie de son hôpital ou de son service, il fallait accroître la facturation de la Sécurité Sociale. Du coup, celle-ci s’est mise à développer des contrôles. La marchandisation de la santé est en route avec son triptyque : productivisme, concurrence, contrôle

 

De plus, le législateur, et plus généralement la majorité parlementaire contre l’avis même du Ministre de la Santé mis en minorité, a décidé que désormais le financement de l’hôpital serait semblable à celui des cliniques privées avec une convergence totale à 100 % en 2012. Il s’agit à l’évidence de favoriser les cliniques privées à but lucratif, de façon d’autant plus invraisemblable que si les coûts hospitaliers incluent les salaires des médecins, les honoraires des médecins et chirurgiens des cliniques privées ne font pas partie du coût des soins. De plus, derrière les mêmes codages se trouvent des activités bien différentes. L’essentiel de la médecine est faite à l’hôpital, l’essentiel de la chirurgie est faite en clinique. Les sinusites chroniques ou les otites chroniques sont pour la clinique, les tumeurs ORL et stomatologiques sont pour l’hôpital. Les prothèses de hanches sont pour la clinique, les traumatismes compliqués du rachis sont pour l’hôpital. La chirurgie de la main est pour la clinique, la chirurgie du pied diabétique est pour l’hôpital. Rappelons que près de 80 % des français meurent à l’hôpital et plus exactement à l’hôpital public. Les patients sont parfois même transférés avant de mourir de la la clinique privée vers l’hôpital. Rajoutons que l’hôpital est le lieu de formation de l’ensemble des soignants, que les professionnels seniors ont acquis leur expertise à l’hôpital avant de l’exercer en clinique. Un chirurgien expert en clinique privée mettra beaucoup moins de temps pour la même opération que le chirurgien débutant opérant à l’hôpital encadré par un senior l’aidant et le guidant. Bref, on a bien prévu une enveloppe spéciale dite « MIGAC » pour ces missions de service public, mais celle-ci reste floue soumise aux aléas des décisions économico-politiques à venir. On voudrait envoyer l’hôpital public dans le mur, qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

 

Le deuxième aspect de cette réforme est d’affaiblir, voire de supprimer, la structure des services hospitaliers en enlevant aux cadres infirmiers (surveillants(es)) et aux chefs de service la responsabilité de l’organisation et du recrutement et de l’affectation des personnels para-médicaux. Le chef de service n’est plus qu’un vague responsable médical. Le but est de «mutualiser » les moyens paramédicaux et médicaux entre les services, c’est-à-dire de gérer la pénurie de personnel en enlevant aux uns pour donner aux autres. Ainsi certaines infirmières travailleront un jour ou une semaine dans un service, et un jour ou une autre semaine dans un autre. Il faut tout le talent des hommes de communication ou la langue de bois de certains partisans de la réforme pour trouver une cohérence médicale au pôle néphro-chirurgical de la PITIE, regroupant la néphrologie, la chirurgie vasculaire, la chirurgie endocrinienne, la chirurgie digestive, la chirurgie urologique, la maternité, la chirurgie orthopédique. L’ancienne Directrice de l’Assistance Publique des Hôpitaux n’hésitait pas à expliquer que les pôles augmentaient la « lisibilité » pour les patients. Ainsi, une femme enceinte rentrant à la maternité de la PITIE sera sûrement mieux informée si elle apprend qu’elle accouche dans le pôle néphro-chirurgical de l’hôpital !

 

Le but est en réalité de soumettre le pouvoir médical au pouvoir de gestion administrative. En effet, si on pense que la médecine est une marchandise, les médecins de simples techniciens ou offreurs de soins, il est logique que le pouvoir revienne aux « managers » véritables chefs d’entreprise. Ainsi, alors que l’on manque dans les hôpitaux de façon parfois dramatique de médecins et d’infirmières en raison d’un numerus clausus excessif, on embauche des directeurs de pôles venant du privé ou reclassés à partir des anciens services publics privatisés (France Telecom, etc …). Cette réforme libérale prend donc dans l’immédiat la forme d’une énorme machine bureaucratique à la française, multipliant les niveaux de décision. Si on prend l’exemple de la PITIE – SALPETRIERE, il existe le niveau du service, le niveau du pôle, mais pour les énormes pôles le niveau des « sous pôles » ou des piliers de pôles, puis il y a le niveau de l’hôpital, puis il y a le niveau du groupe hospitalo-universitaire (GHU Est, Ouest, Sud et Nord), enfin, il y a le siège de l’Assistance Publique. Evidemment, chaque niveau a son secrétariat, justifie son existence par des enquêtes, des rapports, chacun réunit des commissions, prend des décisions … Résultat, le médecin qui soigne encore des patients dans son service est accablé d’une paperasserie bureaucratique visant à vérifier, contrôler, coder, transmettre … Il arrive à la médecine ce qui arrive au reste de l’économie : la production coûte peu, l’essentiel du prix tient à l’énorme machine de commercialisation et de gestion. D’ores et déjà il existe dans les hôpitaux des directeurs de la communication. Il paraît évident que les hôpitaux feront bientôt de la publicité dans les médias …

 

Finalement, l’essentiel devrait être pour les dépenses de santé payées par la solidarité nationale, le juste soin au juste prix Il existe dès lors trois formes de gaspillage :

- la première forme est l’irresponsabilité, que favorise un financement sans limite, sans conséquence pour le prescripteur et l’usager. Qu’importe que l’on refasse des examens inutiles et que le malade reste un ou deux jours de plus à l’hôpital, puisque la Sécu paie !

- la deuxième forme, que l’on connaît bien en médecine libérale, est la multiplication des actes rentables, pas forcément justifiés. L’imagerie moderne, non invasive, parfois inutilement demandée et souvent inutilement répétée, fournit une bonne part de ce gaspillage, de même que la répétition de consultations mensuelles à la seule fin de renouveler une ordonnance qui pourrait être rédigée pour 3 mois ou pour 6 mois.

- enfin, troisième forme de gaspillage, le coût secondaire à une la gestion inefficace et à un contrôle inadapté.

 

Sous prétexte de limiter la première forme de gaspillages due à l’irresponsabilité, on a choisi de développer de façon spectaculaire les deux autres formes !

 

Quel sera le résultat à court terme de cette réforme marchande ? Certaines activités seront abandonnées. Certains pôles devront être restructurés et même certains hôpitaux devront fermer. Tout cela, pense-t-on d’abord, sera limité par le statut de service public qui garantit l’emploi des personnels. Les promoteurs de la réforme l’ont bien compris, qui vise à supprimer le statut de service public pour transformer les hôpitaux en établissements à mission de service public. Le changement de nom, apparemment anodin, a une grande conséquence. Il n’y aura plus de titulaires mais seulement des personnels contractuels ce qui facilitera les « restructurations sociales », c’est-à-dire la possibilité de licenciements, car le coût du personnel (70 % du coût hospitalier) est la « principale variable d’ajustement ». Les hôpitaux privés à but non lucratif participant au service public servent de modèle. Ainsi, on parle souvent de l’Institut Montsouris dont les patients sont en général très satisfaits, mais on oublie de dire que cet hôpital ne prend pas les urgences et qu’il sélectionne les patients. Ainsi, il a décidé il y a quelques années de supprimer l’unité de soins palliatifs. Plus tard, il a décidé de ne plus prendre en charge les diabétiques insulino-dépendants que j’ai vus arriver à ma consultation sans même avoir été prévenu. Quand on demande un rendez-vous avec un urologue, on a d’abord au téléphone un « médecin régulateur ». Celui-ci vous fait savoir éventuellement que votre motif de consultation ne correspond pas à l’activité de cet hôpital et vous adresse à une clinique privée. C’est ce qui est arrivé à un de mes patients qui finalement est venu dans le service d’urologie de la PITIE – SALPETRIRE où on lui a trouvé un cancer de la prostate méconnu. Cette médecine marchande qui trie les patients, y compris par téléphone, selon les normes du management moderne, ne peut pas être une médecine de la prise en charge globale du patient. L’hôpital privé SAINT JOSEPH, sert d’avant-garde et de terrain d’expérimentation. On y avait supprimé des services et même leur papier à entête pour que chacun comprenne bien qu’il n’appartenait pas à une équipe de soins mais qu’il était seulement un agent déplaçable au sein de l’hôpital. Son projet de restructuration prévoit la suppression de 400 postes de paramédicaux et de 20 médecins équivalents plein temps. Pour ce faire, on va « externaliser » un certain nombre d’activités en faisant appel à la sous-traitance. Pour en finir avec la garantie de l’emploi qui apparaît aux « modernistes » comme un privilège d’un temps révolu, on propose d’ores et déjà de mettre en place des primes de performances pour les médecins hospitaliers, primes dont le montant devrait être « significatif pour être incitatif ». On image facilement quels seront les critères de ces primes, en particulier le respect des « critères de gestion » et les « gains de productivité ». Un jour, un malade ou une famille de malade, fera un procès au médecin ou au chirurgien qui, pour gagner sa prime de performance, aura pris des risques. Lors du procès d’une enfant décédée d’une déshydratation aiguë à l’hôpital TROUSSEAU, l’interne à qui on avait reproché de ne pas avoir appelé la chef de clinique, avait eu cette réponse : « je ne pouvais pas la déranger, elle faisait le codage ! ». Le mélange des genres entre le soin et la rentabilité, ne peut aboutir qu’à des catastrophes comparables à celles du sang contaminé.

 

Comment en est-on arrivé là ? Cette véritable défaite sans combat est le résultat d’un retournement des esprits. Faute de pouvoir soumettre le corps médical à des principes de régulation publique, des gestionnaires et économistes de santé de gauche ont opté pour la régulation par le marché. Gilles JOHANET, ancien directeur de la Sécurité Sociale, devenu directeur médical d’AXA a proposé aux chefs d’entreprise une assurance santé d’excellence pour 12 000 euros par an. Jean DE KERVASDOUE, ancien directeur des hôpitaux de 1981 à 1986, défend aujourd’hui l’activité médicale privée au sein même de l’hôpital public et soutient la réforme « Hôpital 2007 » arguant que l’hôpital doit apprendre à « vendre » (sic) et que la régulation des coûts doit se faire par la possibilité de réduction du personnel. Ils ont donc rejoint le camp des économistes libéraux, incapables de penser la médecine autrement que comme une marchandise. Tous ces « décideurs » croient que l’on fait de la médecine comme on pilote un avion à coup de procédures et de règlements. Evidemment, quand eux-mêmes ou leurs proches sont malades, ils oublient ces principes du management. Il suffit de lire le livre de Jean DE KERVASDOUE « l’hôpital vu du lit » pour voir que pour lui l’essentiel fut non pas l’opération spectaculaire de sa fracture du cotyle, mais son shampoing raté par un élève aide-soignant !

De façon à première vue plus étonnante, un certain nombre de chefs de service se sont engagés tête baissée dans la réforme. La plupart des chefs de pôle, qui devront désormais consacrer un mi-temps à la gestion, ne verront tout simplement plus de malades. C’est que les grands progrès de la technique médicale ont bouleversé l’activité professionnelle mais aussi le modèle culturel de nombreux médecins. Certains désormais se vivent plus comme des ingénieurs ou des « super techniciens ». Leur modèle est devenu le businessman ; ils rêvent de « stock options ». Les mandarins eux se prenaient pour des savants ou des philosophes. Ils terminaient leur carrière en écrivant des livres sur le sens de la vie. Néanmoins la majorité des médecins hospitaliers subissent cette réforme avec résignation et souvent un sentiment d’humiliation. La réforme «Hôpital 2007 » s’avère d’ores et déjà comme la plus grande entreprise de démotivation des médecins hospitaliers, déjà accablée par la pénurie de personnel médical particulièrement dans les hôpitaux généraux et régionaux, pénurie voulue et programmée par l’ensemble des gouvernements de gauche comme de droite depuis 30 ans, sans la moindre inflexion. Le plus surprenant est que ceux qui ont mis en œuvre cette politique, continuent à parler avec autant d’assurance des réformes indispensables du système de santé. Quand aux directeurs d’hôpitaux, leur culture du « devoir de réserve » ne permet pas de connaître vraiment leur position. Ceux qui s’expriment défendent cette réforme manageuriale. Là encore, le changement de représentation est sensible. Le directeur d’hôpital d’aujourd’hui ne se vit plus comme un serviteur de l’état mais comme un champion du management et de la coopération public - privé. Il est parfaitement significatif que Rose-Marie VAN LERBERGHE, dernière Directrice de l’AP-HP soit passée de chez Danone à l’Assistance Publique, pour partir 4 ans après dans le business lucratif des maisons de retraite. Certaines mauvaises langues ont fait remarquer que son changement d’activité était logique puisqu’elle avait fermé 900 lits de longs séjours à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris !

. Les progrès de la technique d’une part, la marchandisation d’autre part, menacent le fondement éthique de la société en général et de la médecine en particulier. Il appartient à chaque génération de défendre, refonder et actualiser les principes d’humanité qui doivent régir l’organisation sociale et tout particulièrement l’organisation de la santé. Des alternatives à la réforme « Hôpital 2007 » sont possibles. Il est possible de penser des organisations adaptées aux besoins des populations, à l’évolution des pathologies, aux progrès des techniques. Ainsi, dans un même hôpital, doivent pouvoir exister un grand département et un petit service. Il est évident que la multiplication des sous spécialités, les investissements technologiques, les modifications rapides des pathologies justifient des regroupements de services, mais ces regroupements doivent se faire selon des projets médicaux correspondant aux besoins des populations et non selon des critères de gestion. Il est normal qu’à l’hôpital il y ait deux pouvoirs : un pouvoir de gestion et un pouvoir médical. Ces pouvoirs doivent contractualiser, mais pour ce faire, ils doivent être distincts et non confondus, même s’il est du devoir du médecin de rendre compte des dépenses induites par ses prescriptions et d’accepter une évaluation régulière de ses pratiques. Les médecins ne doivent pas être nommés par les directeurs d’hôpitaux mais par leurs pairs en fonction des projets médicaux. Il faut supprimer la T2A et dans un premier temps au moins, séparer la logique de financement des cliniques privées de celles de l’hôpital public. La T2A devrait être remplacée par un budget alloué par hôpital et réparti par services. Ce budget global, prenant en compte l’ensemble des activités, devrait pouvoir évoluer en fonction de l’activité et plus précisément de la quantité et de la qualité du service médical rendu. Pour ce faire, il faut développer dans les hôpitaux et des régions sanitaires, des départements de santé publique ayant pour mission première l’évaluation de la qualité des soins.

 

Assisterons-nous en spectateurs impuissants à l’effondrement du service public hospitalier ? On ne saurait exclure cette éventualité, tant la stratégie de la « contre-réforme » est perfide : morcellements, divisions, avances par petits pas, reculs temporaires, dénégations voire mensonges … Ou bien verrons-nous dans un sursaut éthique les médecins hospitaliers se joindre aux surveillantes et aux infirmières pour défendre non pas des intérêts corporatistes, mais l’hôpital public au service du public selon des valeurs très anciennes mais en réalité d’une très grande modernité. 



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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 18:18
L'état est responsable de la situation au Canal St-Martin, dit Augustin Legrand
LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.07


La situation s'envenime au Canal Saint-Martin", titre dimanche 18 février Le Parisien. Le camp de SDF du 10e arrondissement de Paris, devenu exemplaire par le soutien de tous les bords politiques, compte toujours 120 tentes. Et la "drogue", dont l'alcool, ainsi que "l'épuisement" et le manque de solutions de relogements, tendent les relations avec le voisinage, écrit le quotidien. L'Etat est reponsable de la situation, a clairement affirmé Augustin Legrand, le comédien et fondateur de l'association des Enfants de Don Quichotte, de retour sur le camp samedi après cinq semaines de tournage en Afrique du sud. L'association a mis officiellement fin à son action sur le canal le 8 janvier.

"Je ne suis pas l'Abbé Pierre. L'Etat ne doit pas se défausser sur la famille Legrand", dit-il au Parisien. Questionné sur la radicalisation du campement des sans-abris le frère Legrand affirme que "cela est totalement assumé, c'est même volontaire". "Ma mission, en lançant l'opération il y a deux mois, c'était d'aider les sans-abri à témoigner, à sensibiliser l'opinion publique. Moi, j'ai juste dénoncé un état de fait", affirme-t-il.



"ON N'EST PAS ENCORE EN SORTIE DE CRISE"

Pour apaiser les tensions, selon lui, l'Etat "doit immédiatement mandater sur le terrain des travailleurs sociaux. Je l'ai dit à Borloo : 'Pourquoi tu n'envoies pas 5 ou 6 mecs pour encadrer le campement ?'. Sans cette présence, c'est normal si ça part à vau-l'eau."

"On n'est pas encore en sortie de crise", reconnaît la ministre déléguée à la cohésion sociale, Catherine Vautrin, dans Le Parisien. Depuis le 8 janvier, quand le gouvernement s'est engagé à trouver une solution à chacun des campeurs, 200 personnes sont parties du campement, 85 % d'entre eux ont " bénéficié d'une solution adaptée ", selon la ministre. La cellule de crise aurait attribué 48 appartements HLM, 40 logements dans des maisons-relais ou des résidences sociales, 76 hébergements de longue durée et une cinquantaine de places en hôtel avant d'entrevoir une issue pérenne.

La situation n'est toujours pas réglée, malgré le consensus affiché par les candidats et la création d'une loi sur le droit au logement opposable. Elle ne trouvera pas d'issue avec une action de police pour dégager les sans-abris, estime Augustin Legrand : "Une opération de ce genre sur le camp ferait perdre les présidentielles au gouvernement."
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