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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 14:00

Dans 16 cantons sur 22 renouvelables dans les Alpes-Maritimes, nous nous présentons rassemblés sous l'étiquette  

  • POUR UNE ALTERNATIVE À GAUCHE

    ÉCOLOGIE, CITOYENNETÉ, SOLIDARITÉS.

  • Les Alternatifs 
  • la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique),
  • le Front de Gauche
    • (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire),
  • le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste).

pour lire les détails des candidatures  et déclaration communes

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:41

Éric Galliano (egalliano@nicematin.fr)

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:16

argent.1295532431.jpgwww.revolution-fiscale.fr. Voilà un site à aller consulter alors que s’engagent les premiers travaux relatifs à la réforme de la fiscalité du patrimoine, annoncée pour le mois de juin par Nicolas Sarkozy; Ce site est directement lié à la publication d’un livre intitulé “Pour une révolution fiscale”. Ses auteurs, trois économistes, Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, ont établi un état des lieux du système fiscal français et émettent des propositions pour “une imposition plus juste”.

Au rang des constats établis par ces économistes, en voici quelques-uns qui alimenteront le débat qui s’ouvre.

Concentration de la détention du patrimoine

Les 10 % de Français “les plus riches” (disposant d’un revenu brut mensuel individuel supérieur à 5 200 euros) détiennent 62 % du patrimoine total, selon les données des trois auteurs. Ils affichent un patrimoine moyen de 1,12 million d’euros.

Au sein de cette catégorie les “très aisés”, soit 1 % des Français (gagnant plus de 14 000 euros), contrôlent près du quart (24 %) du patrimoine, détenant un moyenne un patrimoine de 4,36 millions d’euros.

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Dans une étude, publiée en novembre 2010, l’Insee avait indiqué que, début 2010, 94,7 % de l’ensemble des ménages vivant en France possédaient un patrimoine : 92 % détiennent des produits financiers, 61,7 % disposent d’un bien immobilier et 15,7 % ont des actifs professionnels (13 % des ménages possèdent les trois à la fois).

Concentration aussi des revenus tirés du patrimoine

Une autre étude, publiée en avril 2010 par l’Insee et consacrée aux très hauts revenus, indiquait que seules 40 % des personnes en France sont concernées par des revenus du patrimoine.

Elle précisait que les 10 % des Français les plus riches reçoivent près de deux tiers des revenus du patrimoine.

Les très hauts revenus (au-delà de 84 500 euros de revenu déclaré annuel) qui ne constituent que 1 % de la population, représentent quant à eux 32,4 % des revenus du patrimoine.

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Taux d’imposition

MM. Landais, Piketty et Saez relèvent par ailleurs que, pour ces mêmes Français les plus riches, les taux des prélèvements obligatoires (impôts, CSG, ISF, cotisations sociales…) auxquels ils sont soumis sont proportionnellement plus faibles que ceux qui s’appliquent aux 50 % de Français “les plus modestes” (disposant d’un revenu brut mensuel individuel de 1 000 à 2 000 euros).

Les taux d’imposition varient entre 41 % et moins de 48 % pour les plus modestes, selon les trois auteurs. Ils baissent pour les 5 % de revenus les plus élevés (gagnant plus de 6 900 euros), passant sous la barre des 40 % pour les 1 % les “très aisés”.

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La plupart des hauts revenus et des revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values, loyers) bénéficient d’exemptions et de règles dérogatoires leur permettant d’échapper au barème de l’impôt sur le revenu”, rappellent les trois auteurs.

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Nouvel impôt

Le livre qu’ils publient est aussi l’occasion pour les trois économistes de proposer la création d’un nouvel impôt sur le revenu, qui remplacerait la contribution sociale généralisée (CSG), l’impôt sur le revenu, le prélèvement libératoire et l’impôt proportionnel à 18% sur les plus-values, la prime pour l’emploi, le bouclier fiscal.

Cet impôt unique serait “payé par tous les Français, prélevé à la source sur les revenus du travail et du capital (comme l’actuelle CSG, avec la même assiette que cette dernière), suivant un barème progressif (comme l’actuel impôt sur le revenu)”, indiquent-ils.

Ce barème s’appliquerait à la somme de tous les revenus bruts individuels actuellement soumis à la CSG (salaire, revenu d’activité non salarié, retraite, chômage, revenus du capital, y compris plus values). Le tout rapporterait “environ 147 milliards d’euros”.

Si les économistes ont retenu des taux d’imposition allant de 2 % à 60 %, ils proposent également des schémas différents - en conservant ce principe d’un seul impôt, différents barèmes qu’ils qualifient “de droite”, “de gauche”… mais qui rapportent tous les mêmes recettes

sans-titre5.1295541548.JPG

NB : à noter que le site propose également un simulateur qui permet de modifier le barème de l’impôt sur le revenu, ou le barème et l’assiette de l’impôt sur la fortune (ISF) et de regarder l’impact produit sur le déficit budgétaire et sur les inégalités.


Blog de Philippe Le Coeur, journaliste au Monde

SOURCE: http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/01/20/les-10-de-francais-les-plus-riches-detiennent-62-du-patrimoine/


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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:07

 

Partie d'un dessin de -Z- paru le 12 janvier sur le blog DébatTunisie.

Partie d'un dessin de -Z- paru le 12 janvier sur le blog DébatTunisie. © -Z- DébaTunisie.canalblog.com

 

 

Un florilège de plaisanteries circulent dans le "pays du jasmin" depuis la chute du régime de Ben Ali, il y a une semaine.

 

CORRUPTION
"Ali Baba est parti, mais pas les 40 voleurs !"

PETITE ANNONCE
"Offre d'emploi n° 140 111 : On cherche un nouveau président pour la Tunisie. Expérience : débutant accepté. Type de contrat : CDD. Qualités requises : orphelin, fils unique, stérile et surtout chauve pour qu'il ne fréquente pas les salons de coiffure."

[La famille de Leïla Trabelsi, l'épouse du président déchu, une ancienne coiffeuse, a mis la Tunisie en coupe réglée.]

NOUVEAUX VERBES 
"
Hier, je suis allé chez le coiffeur pour me faire Leïler [coiffer] les cheveux. J'ai voulu Trabelsier [voler] le coiffeur, mais il s'est Tunisié [défendu], alors je me suis Benalisé [enfui]".

 IVRESSE 
"
Après l'ivresse du changement, Tunis se réveille avec une gueule de bois nationale ! La démocratie, c'est comme l'alcool, ça se consomme avec modération... Mais en tant que peuple alcoolique, on a vite fait d'ingurgiter toute la bouteille cul sec. Résultat : le pays sombre dans un coma démocratique."

BANQUE
"Ben Ali a créé une banque de solidarité... il s'est enfui avec la banque, mais il a laissé la solidarité."

[Ben Ali avait fait de cette banque de microcrédit pour les démunis un motif de fierté.]

PRÉSIDENT
"On avait un président tous les vingt-trois ans, maintenant on a un tous les jours." 

[Du 14 au 16 janvier, la Tunisie a vu défiler : Ben Ali, puis l'actuel premier ministre de transition Mohamed Ghannouchi, suivi de l'ancien président du Parlement et actuel président par intérim Foued Mbazaâ.]

COMMENTATEURS
"
Avant, en Tunisie, on avait 10 millions de commentateurs sportifs, maintenant, on a dix millions de commentateurs politiques."

KHADAFI
"Tant que nous sommes chauds, rendez-vous demain à Tripoli vers 9 heures. On fait tomber Kadhafi vers 9 h 30, maximum 10 heures, puis on rentre continuer notre révolution."

[Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a regretté le départ de Ben Ali qu'il considère toujours comme le "président légal".]

RIRA BIEN
"
En 1987, Ben Ali a fait un coup d'Etat contre Habib Bourguiba. En 2011, c'est Habib Bourguiba qui lui rend la monnaie."

[Allusion à la manifestation du 14 janvier, avenue Habib Bourguiba à Tunis, qui a précipité le départ de Ben Ali.]

CHASSEZ LE NATUREL
"Urgent : en se réveillant ce matin, le roi d'Arabie saoudite a découvert qu'il lui manquait de l'argent."

[L'ancien président Ben Ali a trouvé refuge en Arabie saoudite.]

EMPLOIS

"Ben Ali nous avait promis 300 000 emplois. Il nous a offert 10 millions de postes... de gardien de quartier."

[Allusion aux comités de vigilance formés par les Tunisiens pour défendre les quartiers des milices armées de Ben Ali.]

Propos recueillis par Isabelle Mandraud

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 23:00
Les ALTERNATIFS 
solidarités-écologie-féminisme-autogestion
 
 
 

    Le peuple tunisien vient d’en finir avec un régime dictatorial, corrompu et mafieux, qui avait progressivement, à partir de 1987, fait disparaître toutes les libertés.

 

    Les Alternatifs se réjouissent de cette révolution, la première dans un pays du Monde Arabe depuis la fin de l’époque coloniale. Ils saluent le rôle de la jeunesse, fer de lance de cette révolution du jasmin, entraînant toute la société, s'opposant à la récupération par les forces fondamentalistes réactionnaires. Les Alternatifs souhaitent au peuple tunisien un avenir démocratique où les droits humains, les droits sociaux et les libertés seront respectés dans une société solidaire, égalitaire, fraternelle, respectueuse des droits des femmes, dans une perspective d'émancipation et d'autogestion. Ils saluent la mobilisation du peuple tunisien pour ne pas se laisser déposséder de sa révolution. Néanmoins, les Alternatifs sont inquiets des provocations des partisans du régime déchu  pouvant servir de prétexte à une reprise en main autoritaire.

 

    Les Alternatifs condamnent l’attitude complice et néocoloniale de longue date du gouvernement français et de la droite, ainsi que la complaisance du Parti Socialiste avec la nature dictatoriale du gouvernement Ben Ali. Ils dénoncent les politiques d'ajustement structurel du FMI (privatisations et déréglementations massives) et la nature du partenariat euro-méditerranéen entre l'UE et la Tunisie qui se sont traduits, de fait, par un soutien sans faille au pouvoir tunisien déchu.

 

    Les Alternatifs sont scandalisés par la proposition de la ministre des affaires étrangères,  formulée 48h avant le départ de Ben Ali, suggérant que « le savoir-faire de nos forces de sécurité permette de gérer (cette) situation sécuritaire »,  sans un mot pour les victimes de la police tunisienne et des milices du parti au pouvoir. Le gouvernement français doit certes prendre acte de la légitimité des revendications du peuple tunisien et les soutenir contre tous ceux qui seraient éventuellement tentés par une nouvelle forme de régime non démocratique.  Mais il est surtout nécessaire qu'il cesse sa politique néocoloniale.

 

La coordination Générale des Alternatifs - le 16/01/2011

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:57
Les ALTERNATIFS 
 solidarités-écologie-féminisme-autogestion
 
 
 
    La bataille menée par la droite dure au service des forces du capital contre les services publics n'est pas nouvelle : combiner privatisations et marchandisation globales avec une once de capitalisme compassionnel en faveur des plus pauvres, alors que le nombre de victimes  d'exclusion et les inégalités progressent, asphyxier les servies publics en comprimant les budgets et en supprimant des emplois, puis tirer argument de la dégradation du service rendu pour dégrader encore plus, et amplifier le processus de privatisation.
 

    Avec la pression exercée par la finance sur les Etats, pression aggravée par leur endettement pour sauver le système bancaire, s'ouvre ce que les institutions financières et les ultra-libéraux caractérisent comme une "fenêtre d'opportunité", un moment historique qui peut permettre d'imposer politiquement aux peuples des mesures radicalement antisociales. Les services publics, le système de protection sociale sont clairement menacés par cette offensive.


    De vrais services publics sont incompatibles avec le projet des libéraux.

    L'offensive au niveau mondial (Accord Général sur le Commerce et les Services), les directives européennes, les politiques de démantèlement menées en France vont dans le même sens. Tout doit être mis en concurrence, tout doit rapporter. Tous les aspects de la vie doivent être marchandisés. La prochaine offensive s'annonce autour de la dépendance.

    Déjà avec la loi Bachelot, la loi de financement de la Sécu, les hôpitaux publics sont soumis à des critères de rentabilité, allant de pair avec la suppression de nombreux services et hôpitaux de proximité et avec le  partenariat entre cliniques privées et hôpitaux publics au détriment de ces derniers. Cette loi doit être abrogée ; les ARS (Agences régioanles de santé) doivent être remplacées par des structures non dépendantes du Ministère ; l'offre de soins doit être réorganisée et la prévention développée ; le maillage des territoires d'unités sanitaires de base autogérées doit permettre un accès gratuit et de proximité pour toutes et tous. Dans ce cadre, le rôle des usager-e-s, citoyen-ne-s, syndicats doit être primordial.

 

    Les dégats de privatisations sont connus.

    Sous le discours de la compétitivité, de la libre concurrence, la hausse constante des tarifs, les inégalités entre territoires, se cache la gestion aléatoire des risques...

    Mais la lutte nécessaire contre les privatisations passe aussi par la mise à plat des contradictions : partisans de la sortie du nucléaire et d'un nouveau modèle énergétique, les Alternatifs s'opposent aux nucléocrates privés... et publics.

    La pression de la technocratie d'Etat et de modes de gestion inspirés de ceux du privé dégrade les services publics. Elle facilite les processus de privatisation en divisant les personneles et en contribuant à la dégradation du service rendu.

 

    Pourquoi nous défendons les services publics ?

    Nous défendons les SP, et leur amélioration, en tant qu'éléments essentiels du bien vivre, de la réduction des inégalités et du bon fonctionnement de la démocratie. Il ne peut y avoir démocratie réelle  sans accès satisfaisant de tous à l'école, aux transports, à la santé, conditions de la citoyenneté. Dans les situations difficiles, les SP  constituent un rempart face à la précarisation, à la misère et aux discriminations dans les quartiers populaires, à la paupérisation de zones rurales.
     Les services publics sont propriété publique, un  patrimoine commun, ils jouent un rôle structurant pour toute la société. Nous luttons pour qu'ils ne soient pas bradés au secteur marchand et pour qu'ils bénéficient des moyens permettant l'exercice de leurs missions dans des conditions permettant à toutes et tous d'y accéder. C'est pourquoi il faut y développer l'emploi et non l'affaiblir, ni le précariser, ni en casser les statuts.

Pour défendre les services publics nous devons les reconquérir et les transformer
 
     Cette transformation passe par une nouvelle organisation des services publics de type autogestionnaire. La réponse alternative, c'est l'intervention des salarié-e-s et usager-e-s, c'est la définition démocratique d'objectifs d'utilité sociale et écologique. Elle permettra aussi de confronter des logiques parfois différentes et d'améliorer l'efficacité sociale des services publics. La présence au sein des instances de direction, au côté de représentant-e-s des salarié-e-s, des usager-e-s et d'élu-e-s locaux est indispensable, pour agir, dans la transparence, dans le sens de l'utilité sociale et écologique.

    Les formes d'appropriation collective et de gestion peuvent varier :

        - appropriation sociale des services en réseau (énergie, transports publics, télécommunications) et du secteur bancaire, sous contrôle populaire et citoyen ;

        - mise en place par des collectivités locales ou des initiatives populaires (crèches, maisons des associations, maisons des chômeurs, centres sociaux, centres de soins, service local du logement en lien avec des coopératives) ;

        - combinaison des deux formes dans certains cas : services locaux d'énergie autonomes mais articulés avec le service national de l'énergie avec gestion publique locale sous forme de régies publiques ou de Sociétés coopératives d'intérêt collectif (SCIC) des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse, etc.) et des déchets ;

        - initiatives collectives, non-marchandes, pouvant être soutenues par contractualisation avec des collectivités territoriales (écoles associatives en langues des régions, dans la perspective d'une prise en charge progressive par l'Ecole Publique, crèches parentales, centres de soins autogérés).

 

    La centralisation nécessaire pour donner cohérence au réseau des services publics ne doit pas corseter, mais apporter des lignes directrices. Des adaptations aux réalités sociales et territoriales sont nécessaires. L'égalité implique des approches, des réponses spécifiques et l’affectation de moyens au bénéfice des secteurs ou usagers les plus fragilisés. Cela va à contre-courant des logiques d'exclusion et de paupérisation qui disloquent la société.

    L'extension du champ des services publics permettra de privilégier les solidarités et l'utilité sociale et écologique, plutôt que le chacun pour soi et l'aliénation consumériste. Cette extension est notamment urgente pour faire reculer la privatisation de l'eau.

    La reconquête de la maîtrise publique de l'eau, bien commun et de l'assainissement passe notamment par la mise en place de régies municipales ou de bassins. Des secteurs de l'économie sociale et solidaire peuvent également être soutenus, dans le respect d'un cahier des charges garantissant leur utilité sociale et écologique.

    L'appropriation sociale, publique, nécessite une dynamique de propositions et de mobilisation.

 

    Des collectifs pour défendre et développer les services publics !
  
  La mobilisation pour les services publics a besoin d'un large front poltico-social : s
yndicats, associations, collectifs unitaires, mouvements politiques : tous ensemble pour les solidarités sociales et territoriales.

    Le mouvement contre la privatisation de la Poste, même s'il n'a pu s'inscrire à une large échelle dans la durée, en a été un prémisse. Cette mobilisation durable est vitale dans les quartiers populaires et les secteurs ruraux sacrifiés à la logique capitaliste. Chaque lutte contre la liquidation d'un service à la population, chaque collectif unitaire, s'inscrit dans un mouvement global en construction.

    La reconquête, l'élargissement des services publics, prendront des formes diverses, dont les fils conducteurs seront l'utilité sociale et écologique, l'intervention populaire et citoyenne.


 

La coordination Générale des Alternatifs - le 16/01/2011

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:23
Depuis quelques mois, la France commence à s'intéresser aux gaz de schistes que l'on pourrait trouver dans le Sud-est. Mais l'exploitation de cette nouvelle ressource, déjà bien avancée aux Etats-Unis, et qui pourrait se révéler stratégique pour de nombreux pays, pose de gros problèmes environnementaux. Explication.

Qu’est ce que le gaz de schiste ?

Ce gaz non conventionnel se différencie du gaz conventionnel car il est réparti de manière diffuse dans les couches géologiques et ne peut donc être exploité de manière classique. Trois types de gaz peuvent être classifiés ainsi : le gaz de réservoir compact (Tight gas), le gaz de charbon -ou grisou- (coal bed methane) et le gaz de schiste (shale gas). C’est ce dernier qui est actuellement sous le feu des projecteurs en Amérique du Nord et dont on commence à parler en France. Ce gaz, au lieu d’être bloqué dans un réservoir est piégé dans une roche peu perméable. Pour l’extraire, il est donc nécessaire de forer des puits horizontaux (forage directionnel) à partir d’un puits vertical, puis de fracturer la roche (fracturation hydraulique) par injection d’eau sous forte pression avec du sable fin et des produits chimiques pour éviter que les fractures ne se referment.
Aujourd’hui, les gaz de schistes sont produits principalement aux Etats-Unis où ils représentent 12 % de la production de gaz contre seulement 1% en 2000, selon l’IFP Nouvelles Energies. Au niveau mondial, la connaissance du potentiel reste incertaine –mis à part dans quelques pays qui n’ont pas de bassin sédimentaire, on peut en trouver quasiment partout- mais les principales zones se trouvent au Canada, Chine, Australie, Inde et Europe (principalement Pologne, Ukraine mais aussi France).


Pourquoi un tel engouement ?

Jusqu’au début des années 2000, le coût d’extraction de ce gaz était trop important pour développer massivement l’exploitation. Mais la hausse du prix du gaz en 2003 aux Etats-Unis et la volonté du pays de s’extraire de la dépendance au Moyen-Orient et à la Russie a rendu intéressant le développement de la technologie, essentiellement par des petites sociétés indépendantes au départ. L’arrivée à maturité de ce processus et les perspectives de volumes importants et rentables a entraîné une grosse vague de transactions de la part des grandes compagnies pétrolières pour un montant de 65 milliards de dollars depuis 2008.

Derrière cette exploitation se cache un enjeu géopolitique extrêmement important, les réserves de gaz non conventionnels étant estimées au double de celles du gaz conventionnel. C’est donc toute la question de l’indépendance énergétique des pays qui est en jeu. Ainsi, aux Etats-Unis, « la proportion de gaz de schistes pourrait atteindre 25% en 2030 permettant à ce pays d’être auto-suffisant, alors que des importations massives de gaz liquéfiés (GNL) transportés par bateau étaient envisagées », analyse l’IFP énergies nouvelles. En Europe, les réserves potentielles de gaz de schistes (de 3 000 à 12 000 Mdm3, selon le CERA) pourraient permettre de multiplier par 2 la durée de vie des réserves actuelles et réduire la dépendance en importation, notamment en provenance de la Russie. L’IFP est actuellement impliqué dans le consortium GASH (avec Total GDF Suez, Repsol, ExxonMobil, etc) qui a pour mission de mieux cerner le potentiel exploitable en Europe (voir document lié).

Par ailleurs, le gaz de schiste est souvent présenté comme une énergie plus propre car rejetant moins de CO2 que le charbon. Or, une étude de l’université de Cornell, montre que la technique de la fracturation hydraulique rend son impact sur le climat pire que le pétrole et au moins aussi mauvais que le charbon (voir document lié)…


Quels sont les problèmes posés ?

Le mode d’extraction de ce gaz pose de nombreux problèmes environnementaux. « Les gaz de schiste se situent au même niveau que les sables bitumineux: toujours plus loin, toujours plus profond, toujours plus sales », dénonce ainsi Aloys Ligault, chargé de campagne responsabilité sociale et environnementale des entreprises pour les Amis de la terre qui demande une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux de cette exploitation. Quant au parti politique Cap 21, il demande un moratoire européen. « En plus des dégâts de cette technique, cette nouvelle énergie peut freiner le développement des énergies renouvelables », craint Eric Delhaye, le président délégué de Cap 21 qui a réalisé une étude sur le sujet.

L’impact sur le paysage, d’abord : sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres ! Même s’ils ne dépassent par 1 mètre de hauteur une fois finis, cela semble peu compatible avec la densité de population que l’on connaît en Europe…et rend l’acceptabilité sociale d’une telle exploitation difficile.

Les ressources en eau, ensuite : la fracturation hydraulique est extrêmement consommatrice d’eau, chaque puits pouvant en consommer de 10 à 15 millions de litres (l’équivalent de 3 piscines olympiques), recyclés entre 20 à 80% pour d’autres puits. Par ailleurs, la fracturation peut engendrer des transferts de fluides chimiques –un cocktail d’antibactériens, de biocides, d’anticorrosifs, etc - que les compagnies rechignent à révéler. L’EPA a retrouvé des composés hautement cancérigènes, tandis que 3 ou 4 cas de pollution des nappes aquifères adjacentes et de contamination de l’eau ont été relevés aux USA.
Pour l’IFP, ces cas seraient « liés à la mauvaise qualité des forages et non à la fracturation, ce qui serait relativement facile à gérer grâce à une règlementation stricte », explique une note d’analyse. Par ailleurs, « la fracturation se fera à une distance beaucoup plus importante – 1500 à 2000 mètres- des zones aquifères » et « de nombreuses études d’impact seront réalisées », renchérit-on au siège de Total. Une étude de l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) évalue actuellement l’impact de cette exploitation sur la santé et l’environnement. Le résultat, attendu dans 2 ans, pourrait déboucher sur une nouvelle réglementation limitant ou décourageant l’exploitation de gaz de schistes, entraînant un intense lobbying de la part des pétroliers.


L’exemple de l’Amérique du Nord

Alors que le pays compte plus de 500 000 puits répartis dans 31 Etats,  le documentaire de l’américain Josh Fox, Gasland, diffusé cette année, a révélé au grand public les dégâts de cette technique avec des images choc comme l’embrasement de l’eau sortant d’un robinet d’une maison située sur une zone d’exploitation. Sur le terrain, la survenue d’accidents et de contamination de puits, provoque une vague de protestation. Ainsi, en Pennsylvanie une explosion d’un puits suite à la pression hydraulique exercée lors de la fracturation a provoqué le déversement de produits toxiques pendant près de 15 heures. Et au Texas, dans la petite ville de Dish, quadrillée par 12 000 puits, on observe des morts suspectes de bétail alors que des concentrations importantes de benzène – un gaz hautement cancérigène- ainsi que du méthyl et dyméthyl pyridine –neurotoxiques- ont été relevés dans l’air…Dans la région, l’extraction gazière s’est également accompagnée d’activités sismiques anormales, rapporte Cap 21 dans son rapport « Gaz non conventionnels, attention danger ! ».

En avril, l’Etat de New York a décrété un moratoire sur l’exploitation du gaz de schistes pour protéger les réserves d’eau potable de Big Apple. Suivi par le conseil municipal de Pittsburg. 50 représentants de la Chambre des représentants ont aussi présenté un projet de loi pour remettre en cause la loi de 2005 votée sous l’ère Bush par Dick Cheney -alors vice président et ex président d’Halliburton- exonérant la technique de la fracture hydraulique de la loi sur la sécurité de l’eau potable.


Et en France ?

En France, « la géologie des différents bassins sédimentaires est plutôt favorable à leur développement, notamment dans le bassin du Sud-est, dans le triangle Valence-Montpellier-Nice », estime Roland Vially, géologue à l’IFP énergies nouvelles. Pour l’heure, trois permis exploratoires ont été accordés au début de l’année à Total, Gdf-Suez et Schuepbach Energy. D’autres sont en cours d’étude au ministère. « Le permis de Montélimar va nous permettre de valider nos hypothèses de gisements » explique-ton chez Total. Dans les années 60 en effet, quelques carottages ont déjà été effectués dans le bassin. Reste à réaliser des forages exploratoires pour évaluer le potentiel et la rentabilité, ce qui devrait demander 1 ou 2 ans au moins. « Mais pour l’instant, il encore trop tôt de dire quoi que ce soit : nous sommes en phase exploratoire », insiste le groupe. Chez GDF, on reste silencieux. Seule la filiale GRDF traite le sujet dans son blog en dressant un état des lieux du débat. Mais déjà, la résistance s’organise. José Bové, les Amis de la Terre et Cap 21 tentent d’informer la population par des réunions ou site internet dédié. « Le dialogue avec les populations riveraines sera effectivement important par la suite », reconnaît Total. « Cela peut-être considéré comme un frein par les industriels mais aussi comme une chance pour que l’exploitation se fasse dans des conditions durables. Il est par exemple possible de mettre en place un suivi plus rigoureux et une législation plus stricte », veut croire Roland Vially. Celle-ci est déjà différente sur un point crucial : alors que l’exploitation s’est massivement développée aux USA grâce à l’octroi de royalties aux propriétaires qui détiennent un droit sur le sous-sol de leur terrain, en France, le sous-sol appartient à l’Etat.

Reste aussi à savoir si l’exploitation française sera rentable. Car si d’un côté les prix du gaz sont 2 à 3 fois plus chers en Europe qu’aux Etats-Unis, le coût de production de ce gaz –déjà élevé- devrait être beaucoup plus cher de ce côté de l’Atlantique. Notamment parce qu’il faudra au départ aller chercher du savoir faire aux USA (d’où les rapprochements des compagnies françaises avec les américaines comme Total avec Chesapeake), développer le matériel de forage et que la concurrence sera bien moindre qu’aux Etats-Unis dans un premier temps.

Béatrice Héraud
Mis en ligne le : 21/12/2010
Source: Novethic

http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/ressources_naturelles/le_gaz_schiste_entre_eldorado_strategique_et_risque_environnemental/132284.jsp

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 14:41

Gasland est un film documentaire de 2010 écrit et réalisé par Josh Fox. Le film se concentre sur des communautés américaines touchées par le forage du Gaz de Schistes et plus précisément, un procédé connu sous le nom de « fracturation hydraulique ».

 

 

 


En mai 2008, Fox a reçu une lettre d’une société de gaz naturel lui proposant de louer les terres de sa famille à Milanville, en Pennsylvanie pour 100 000 $ afin forer pour trouver du Gaz de Schistes.

À la suite de l’offre, il a cherché des informations sur le forage de gaz naturel dans le schiste Marcellus situé sous une grande partie de la Pennsylvanie, New York, l’Ohio et la Virginie-Occidentale. Il a visité Dimock, en Pennsylvanie où le forage de gaz naturel a déjà eu lieu. À Dimock, il a rencontré des familles capables de faire couler l’eau du robinet avec du feu ainsi que des familles souffrant de nombreux problèmes de santé et craignant que leurs puits d’eau soient contaminés.

Tout au long du documentaire, Fox tendit la main à des scientifiques, des politiciens et des cadres de l’industrie du gaz et finalement s’est retrouvé dans les couloirs du Congrès alors qu’un sous-comité discutait de la loi sur la responsabilité de fracturation et de sensibilisation à des produits chimiques (Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals Act), « un projet de loi modifiant la loi sur la sécurité de l’eau potable (Safe Drinking Water Act) pour abroger certaines exemptions pour la fracturation hydraulique. » La fracturation hydraulique a été exempté de la loi sur la sécurité de l’eau potable et la loi sur la politique énergétique de 2005 (Energy Policy Act).

Gaz de Schiste
Le gaz de schiste (anglais : Shale gas) est une forme de gaz naturel produite à partir des schistes. Ils jouent un rôle de plus en plus important dans l’approvisionnement en gaz naturel aux États-Unis depuis une décennie. On s’intéresse de plus en plus au potentiel gazier des schistes au Canada, en Europe, en Asie ainsi qu’en Australie. Un analyste s’attend à ce que les gaz de schiste constituent la moitié de la production nord-américaine de gaz naturel d’ici 2020.

D’autres analystes s’attendent aussi à ce que le gaz de schiste puisse accroître considérablement les approvisionnements énergétiques mondiaux. Selon une étude du Baker Institute of Public Policy de l’Université Rice, l’augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et au Canada pourrait contribuer à empêcher la Russie, le Qatar et l’Iran de dicter des prix plus élevés pour le gaz qu’ils exportent vers l’Europe. L’administration Obama aux États-Unis estime que l’intensification de l’exploitation des gaz de schiste permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 14:27

Point de vue

Avant d'affirmer qu'il faut "travailler plus", Manuel Valls a-t-il pris quelques minutes pour essayer de comprendre la révolution qui bouleverse le monde du travail depuis quelques années, en France comme chez nos voisins ?

 

Dans tous les pays une baisse du temps de travail


L'Allemagne a connu, en 2009, une récession deux fois plus grave que la France. A la demande des syndicats, Angela Merkel a décidé de développer le "KurzArbeit" (travail à temps réduit) : plutôt que de licencier 20 % des effectifs, une entreprise en difficulté baisse son temps de travail de 20 % et garde tous les salariés. Elle baisse les salaires mais l'Etat maintient les revenus.

Quand le gouvernement français favorisait les heures supplémentaires, les Allemands réduisaient leur temps de travail. Grâce au KurzArbeit, malgré une récession deux fois plus forte, le chômage a augmenté cinq fois moins vite en Allemagne qu'en France. Si nous avions agi comme nos amis allemands, nous aurions 1 million de chômeurs en moins !

Aux Etats-Unis, le Livre blanc publié par la Maison Blanche, en février 2007, indiquait que la durée moyenne réelle était tombée à 33,7 heures (sans compter les chômeurs). La durée moyenne dans l'industrie était de 40,7 heures mais il y avait, par ailleurs, tellement de petits boulots que la durée moyenne, tous secteurs confondus, était tombée à 33,7 heures. Avant même que commence la récession.

En quarante ans, la durée moyenne du travail aux Etats-Unis est passée de 38,6 à 33,7 heures. Ce chiffre devrait faire réfléchir Manuel Valls et Jean-François Copé : dans un pays qui bénéficiait d'une croissance forte - grâce à une forte immigration et à un niveau d'endettement colossal - et où n'existe quasiment aucune règle en matière de temps de travail : la durée moyenne est tombée à 33,7 heures !

Qu'en est-il en France ? Quelle est, chez nous, la durée moyenne du travail ? Si l'on en croit le Portrait social 2010 de l'Insee, "en 2009, la durée hebdomadaire moyenne du travail déclarée par les personnes ayant un emploi est de 37,8 heures en France métropolitaine : 41 heures pour les personnes à temps complet et 22,8 heures pour celles à temps partiel". Dans beaucoup d'entreprises, si l'on tient compte des heures supplémentaires, déclarées ou non, la durée réelle d'un temps plein est plus proche aujourd'hui des 40 heures que des 35.

En 1978, quand la commission Giraudet rendait ses conclusions à Raymond Barre, elle affirmait qu'il fallait baisser le temps de travail de 10 %. En 1995, la commission Boissonnat (créée par Edouard Balladur) affirmait qu'il fallait "une baisse de 20 % à 25 % du temps de travail" mais, quinze ans plus tard, la durée moyenne d'un temps plein reste supérieure à 39 heures et un socialiste nous dit qu'il faut travailler plus !

Entre 1900 et 1970, alors que la productivité augmentait assez lentement, on a divisé par deux le temps de travail : on est passé de sept à six jours, puis de six à cinq jours, tout en donnant cinq semaines de congés payés. Mais, depuis 1970, alors que la productivité a fait des pas de géant, nous sommes incapables de faire évoluer vraiment notre contrat social. Certes, dans les entreprises de plus de 20 salariés, on a gagné quelques jours de RTT mais, fondamentalement, la norme d'emploi reste la semaine de cinq jours et le temps plein reste proche de 39 heures. Quel non-sens !

 

Un partage du travail sauvage favorable aux actionnaires

 

Au lieu de profiter à tous, les gains de productivité colossaux débouchent sur un partage du travail non dit : d'un côté, ceux qui travaillent plein pot et, de l'autre, plus de 3 millions de chômeurs et de RMIstes qui travaillent zéro heure par semaine. Et au milieu, la foule de tous ceux et celles - les femmes sont les plus touchées - qui galèrent avec des emplois à 20 heures par semaine...

Ce "partage du travail" sauvage, réalisé par le marché, est très favorable aux actionnaires : quand il y a autant de chômeurs, quel salarié peut exiger une augmentation de salaire ? Dans beaucoup d'entreprises, la négociation sur les salaires se résume à un "si tu n'es pas content, tu peux aller voir ailleurs". Dans tous les pays, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a nettement baissé depuis trente ans.

Pour les 15 pays les plus riches de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la part des salaires représentait 67 % du PIB à la fin des années 1970. Elle ne représente plus que 57 %. En trente ans, ce sont quelque 35 000 milliards d'euros qui auraient dû aller aux salariés et qui sont allés vers les actionnaires.

On comprend pourquoi l'aile néolibérale du Medef et de la droite voulaient tellement en finir avec les 35 heures : la forme actuelle du partage du travail et des revenus leur convient très bien.

Nous autres, écologistes, pensons que le débat sur le temps de travail mérite mieux que les caricatures que nous entendons depuis quelques années. Nous n'avons jamais pensé que la RTT était la baguette magique, la solution miracle. Il faut en même temps investir dans une vraie politique du logement, investir dans une vraie politique d'économie d'énergie, développer les énergies renouvelables, construire un service public de la petite enfance, rénover notre fiscalité, investir dans la recherche, développer les PME...

La RTT n'est qu'un levier parmi d'autres mais c'est sans doute le plus puissant ; en 1997, une étude du ministère du travail montrait qu'un mouvement général vers la semaine de quatre jours à la carte, financé essentiellement par une activation des fonds Unedic (l'idée vient de la CFDT), permettrait de créer 1,6 million d'emplois. Quelle autre réforme peut créer plus de 1 million d'emplois ?

Dans le texte sur l'égalité réelle qu'il a adopté en décembre, le Parti socialiste ne dit pas un mot sur la question du temps de travail. L'une des rares mesures annoncées en matière de lutte contre le chômage, ce sont les "dispositifs nouvelle chance pour les 150 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification". Cent cinquante mille, c'est bien, mais il y a plus de 4 millions de chômeurs et tous ne sont pas jeunes. Tous ne sont pas sans qualification.

La réduction du temps de travail est aujourd'hui le levier le plus puissant dont nous disposons pour sortir du chômage. C'est aussi un révélateur de notre vision de la société : le peuple est-il une masse d'individus un peu stupides auxquels on s'adresse avec des slogans ou le peuple est-il un ensemble d'hommes et de femmes libres, de citoyens capables d'intelligence, capables, ensemble, de comprendre le monde et de choisir en conscience l'avenir qu'ils veulent construire ?

Le seul intérêt des déclarations de Manuel Valls est d'avoir rouvert le débat sur le temps de travail. Alors débattons.


Pierre Larrouturou, économiste et pilote des Etats généraux de l'emploi organisés par Europe Ecologie - Les Verts

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:04


Immeuble de la rue Clémenceau : hébergement des demandeurs d'asile.

 

Le tribunal d'Instance de Nice a rejeté la demande de médiation ainsi que d'un huissier pour opérer les constats réclamés.
Les occupants ont 8 jours pour évacuer les lieux.
8 jours pour mobiliser.
8 jours pour faire  triompher le droit de toutes ces personnes à un toit.
REUNION SUR PLACE CE SOIR A 19h.

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