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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 15:34

L’annonce du plan autisme était attendue par les professionnels (soignants, enseignants, éducateurs, etc.) et les familles : le manque de moyens en termes de places et de personnels entraine de tels dysfonctionnements, de tels délais d’attente, de telles ruptures de prise en charge, de telles souffrances parentales qu’il était urgent et indispensable de proposer un plan présentant une grande ambition.
Or si on retrouve dans ce plan quelques points attendus (comme le dépistage précoce), les moyens supplémentaires alloués sont dérisoires, voir nuls dans la psychiatrie publique et l’Education nationale, et ne règleront aucun des graves problèmes de pénurie.
Mme Carlotti, ministre déléguée en charge du dossier, a accompagné l’annonce de ce plan par des propos inacceptables à l’égard des approches fondées sur la psychanalyse. Ces propos s’appuient sur les recommandations de la HAS et structurent le plan Autisme 2013 d’un seul point de vue, sans nuance, niant les critiques, les communications et les travaux les plus récents.

Les recommandations de la HAS, Haute Autorité de Santé, ne font pas consensus, elles se parent d’une scientificité qui n’est en rien démontrée, ce que la revue Prescrire dans son numéro d’avril 2013 a très bien énoncé. Elles obèrent les choix éclairés des professionnels comme des familles. La pluralité des approches est nécessaire en face d’une réalité psychique complexe, celle de chaque sujet en souffrance, qui ne saurait se réduire à une seule dimension, à un seul registre de la connaissance et du savoir. Nous demandons donc le retrait des recommandations de la HAS.
Qui plus est la confusion continue d’être entretenue entre les plans éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques.

Le plan Autisme 2013 organise les préconisations dans le parti pris d’un seul point de vue exclusif, non-recevable. Ces recommandations se fondent en fait sur une lecture idéologique et normative de l’autisme pour dénoncer des recherches et des pratiques qui n’auraient pas fait leurs preuves.
Aujourd’hui c’est de l’autisme qu’il s’agit, mais le risque est inévitable d’une généralisation de la méthode suivie pour ce plan à l’ensemble du champ éducatif, pédagogique et soignant. Alors demain un plan pour les troubles bipolaires ou la schizophrénie ? Il n’y aura plus de maladies seulement des anomalies à corriger ?

Nous ne voulons pas d’une HAS qui par ces recommandations univoques interdit l’esprit du doute nécessaire à l’approche scientifique et à la recherche, qui ne saurait restreindre son effort de façon unidimensionnelle.
Nous ne voulons pas d’une HAS qui interdit la prise en considération des pratiques soignantes, éducatives et sociales qui ont fait leurs preuves et sont approuvées par des familles qui n’ont pas été entendues, alors qu’elles dénoncent les excès d’approches uniques quelles qu’elles soient.
Nous ne voulons pas d’une HAS, outil de l’Etat. Le choix et la nomination des dirigeants de cet outil par l’exécutif de l’état confirment sa dépendance. Les proximités avec l’industrie pharmaceutique signent une orientation thérapeutique. Cette HAS n’est indépendante ni de l’Etat ni du monde pharmaceutique.

Nous ne voulons pas d’une HAS dont les recommandations empêchent la pensée des professionnels et des citoyens et autorisent les politiques à imposer au bout du compte ce qui s’apparente à une science d’état.
Nous ne voulons pas non plus d’une HAS qui par ces recommandations orientent les formations initiales et continues des professionnels du soin et des travailleurs sociaux de ce seul point de vue, niant ainsi une des compétences premières de ceux-ci à savoir l’accueil de la personne en souffrance, de la personne en difficulté, en attente d’une attention et d’une écoute avant les réponses thérapeutiques, éducatives et sociales indispensables. Ne plus penser sa pratique pour un professionnel, fait de celui-ci un agent de l’ordre social et non plus un soignant. Ne plus exercer son libre arbitre dans la rencontre singulière, c’est se soumettre à une autorité bureaucratique.

Nous réaffirmons la nécessité d’un engagement fort de l’Etat par un débat préalable à la promulgation d’une loi cadre pour la refondation de la psychiatrie de secteur et les moyens de la mettre en œuvre avec les professionnels, qu’il s’agit de former à la complexité, et avec les usagers qui sont aujourd’hui partie prenante, pour une psychiatrie fondée sur l’hospitalité et non sur la ségrégation et le formatage.

L’empêchement de penser, donc de créer, pour les patients, pour les professionnels, et pour les familles, est une atteinte à la démocratie et à la culture.
C’est pour cela que nous tous ici réunis appelons à un autre plan Autisme, au retrait de la recommandation de l’HAS sur l’autisme et à la remise en cause de cette HAS Là !

 

 

Je signe !

 


Approuvé par 1000 personnes présentes au meeting de Villejuif.

A vous de signer et de partager avec vos amis, vos collègues et tous les citoyens.
N’oubliez pas de valider votre signature à la réception du message de confirmation.

 

Cet appel est déjà signé par :

Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire
Les Ceméa
La Criée
Utopsy
La Fédération Croix Marine
L’APA
Les Psy-Causent
La main à l’oreille
Vice&Verça
L’AMPI
Humapsy
Euro-Psy
CRPA
SPH
Inter-collèges des psychologues hospitaliers IDF
Dimension de la Psychanalyse
L’Association des psychologues Freudiens
Sud Santé Sociaux
USP
Syndicat Santé Social Education CNT
L’Afpep
Le Snpp
Syndicat National d’Union des Psychomotriciens
La Fédération des Orthophonistes de France
SIHPP
Syndicat national des psychologues
Serpsy
Advocacy France
Fédération Inter Association Culturelles
STOP DSM
L’ALI
Le point de capiton
Le cercle freudien
École de psychanalyse des Forums du champ lacanien
Espace Analytique
Comité Français de Convergencia
La fédération des ateliers de psychanalyse
L’association de la Fondation du Champ Freudien
L’EpSF
Actualité de la psychanalyse à Troyes
Psychanalyse Actuelle
Cartels Constituants de l’Analyse Freudienne
association de psychanalyse Encore
L’A.N.H.D.J
Le NPA
le PCF
Le Parti de Gauche

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 15:09

 

"Les mutuelles ont des frais de gestion trop élevés", "elles cachent leurs comptes", "elles dépensent des fortunes en publicité" ou "disposent de réserves considérables" : les frais de gestion des mutuelles font l'objet de nombreuses critiques approximatives et souvent mensongères. Retour sur les principales idées reçues.


Les mutuelles ne devraient pas avoir de frais de gestion
Faux. Pour fonctionner, toute entreprise doit consacrer un minimum de ressources à sa gestion. Mais les mutuelles étant des organismes à but non lucratif, leurs frais de gestion servent à protéger les adhérents et non à rémunérer des capitaux. Ces frais de gestion incluent aussi la délivrance de services tels que la gestion du tiers payant, les démarches contractuelles avec les professionnels de santé, l'animation de la vie démocratique, la prévention, l'éducation à la santé et l'action sociale, qui constituent la vocation même des mutuelles.


Les frais de gestion des mutuelles sont très élevés
Faux. Les frais de gestion des mutuelles représentent 16% des 20 milliards de cotisations qu'elles perçoivent de leurs adhérents. Pour se faire une idée des proportions, le secteur caritatif affiche des frais de gestion à un niveau comparable à celui des mutuelles : 17% en moyenne (frais de collecte et de fonctionnement, source : www.capital.fr).


Les frais de gestion de l'assurance maladie sont beaucoup moins élevés que ceux des mutuelles
Vrai. Les frais de gestion de l'assurance maladie obligatoire (4%) sont bien moindres que ceux des mutuelles. Mais cette comparaison n'a pas de sens. Contrairement aux mutuelles, les caisses primaires n’ont pas à leur charge la perception des cotisations, ce sont les Urssaf et l'Etat qui le font. La Sécu n'a pas non plus à "aller chercher" ses bénéficiaires puisqu'elle n'a pas de concurrent. Ces 4% ne comprennent pas les services de prévention ou d'action sociale. Autre différence : l'assurance maladie n'est pas, comme les mutuelles, taxée à hauteur de 13,27%, dont 6,2% consacrés à financer la CMU complémentaire.
Enfin, les mutuelles ont l’obligation d’être en équilibre financier et de constituer des réserves pour faire face à leurs engagements envers les adhérents. Ce n’est pas le cas de l’assurance maladie, si on se souvient que le fameux "trou de la Sécu" fait régulièrement la "une" des journaux !


Les mutuelles dépensent des fortunes en publicité
Faux. Les dépenses de marketing et de communication - appelées "frais d'acquisition" - représentent 5% des charges qui pèsent sur les mutuelles. C'est bien moins que les frais d'acquisition des assurances commerciales qui représentent 12% de leurs charges (source : rapport 2011 de la Drees sur la situation financière des complémentaires santé).


Les services inclus dans les frais de gestion ne servent à rien

Faux. Ces services ont des impacts directs et souvent immédiats pour les adhérents. Le tiers payant facilite l'accès aux soins des bénéficiaires en supprimant l'obstacle financier que constitue l'avance des sommes à payer. Mais la liquidation des prestations et la gestion du tiers payant ont un coût : ils représentent 4% des charges des mutuelles.
Les démarches contractuelles avec les professionnels de santé et la mise en place des réseaux de soins assurent, quant à elles, la qualité des soins délivrés et limitent le reste à charge. Les actions de prévention et d'éducation à la santé améliorent l'état de santé et retardent la survenance ou l'aggravation des maladies. L'action sociale met en œuvre des solidarités qui permettent aux adhérents de continuer à se soigner et à conserver leur mutuelle en cas de coup dur financier. Enfin, les revues mutualistes sont un important vecteur d'information santé.


Les mutuelles ont d'importantes réserves
Vrai. Tout organisme qui pratique des activités d'assurance – et les mutuelles en font partie au regard du droit européen – doit anticiper tous les risques, courants ou exceptionnels, liés à son activité : c’est ce qu’on appelle la "marge de solvabilité". En conséquence, il a l’obligation de provisionner des sommes lui permettant de couvrir tous ces risques.
Concrètement, les réserves des mutuelles sont en moyenne de 350 euros par personne protégée, soit l'équivalent de 7 mois de cotisation moyenne.
Dans son rapport de 2011, l’Autorité de contrôle prudentiel a mis en évidence que le niveau de réserves des mutuelles était conforme à ses recommandations. Mais elle souligne aussi que ce niveau est le plus faible des organismes complémentaires d’assurance maladie. En effet, il est de 421% pour les sociétés d'assurance, de 434% pour les institutions de prévoyance, et, seulement, de 336% pour les mutuelles. On ne peut donc pas accuser les mutuelles de faire des réserves excessives : elles sont prudentes, conformément à leurs obligations.


Les mutuelles investissent les sommes qu'elles ont en réserve
Vrai. Les mutuelles sont des organismes non lucratifs. Elles ne distribuent aucun dividende à quiconque. Leurs résultats, quand ils sont positifs, sont reportés dans les réserves pour renforcer leur solidité financière. C'est d'ailleurs la principale source de renforcement de leurs fonds propres.
Bien sûr, les cotisations des adhérents sont placées et ne dorment pas à la banque ! La réglementation impose cependant que les réserves des mutuelles, tout comme leurs provisions, soient investies de manière sûre. Elles sont donc investies de façon diversifiée et sécurisée : les trois quarts des actifs des mutuelles sont constitués de placement obligatoires de bonne qualité – titres en détention directe ou OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs immobilières). Ces différents principes ont notamment permis aux mutuelles de ne pas être otages des effets de la crise financière.


Les mutuelles cachent leurs frais de gestion
Faux. Chaque mutuelle publie annuellement ses comptes dans lesquels figurent les frais de gestion. Ces dépenses sont notamment présentées lors de leur assemblée générale annuelle. Par ailleurs, chaque adhérent a accès aux comptes de sa mutuelle, par exemple via son site Internet ou sa revue mutualiste.


Les mutuelles ont obtenu un report de la publication de leurs frais de gestion
Vrai. Un arrêté prévoit que la publication harmonisée des frais de gestion des mutuelles soit obligatoire pour tout organisme complémentaire. Initialement, cette publication était prévue pour le 1er janvier 2013. Mais cette mesure, qui entraîne des changements importants dans les outils de gestion des complémentaires, ne sera mise en application qu'à partir du 1er janvier 2014. Ce report doit permettre aux organismes complémentaires d'adapter et d'harmoniser la présentation de leurs comptes en fonction des nouvelles règles définies par les pouvoirs publics.

 

Source: http://www.mutualite.fr/L-actualite/Assurance-maladie/Frais-de-gestion-des-mutuelles-Vrai-Faux/%28language%29/fre-FR


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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:45

Contrairement à l’avis d’une grande majorité de la profession, cédant aux lobbyings de quelques associations et syndicats professionnels essentiellement libéraux, le gouvernement a imposé la création d’un ordre national infirmier. Le front d’opposition des organisations syndicales représentatives des personnels (CGT, CFDT, FO, SUD-santé, CFTC, SNICS FSU, UNSA) n’a pas pu empêcher la création de cet ordre infirmier.

Il faut savoir que, sur les plus de 500 000 infirmiers en exercice, 85% sont salariés, et que l’exercice libéral ne concerne, seulement que 15% des professionnels. En outre, 87% de la profession a boycotté les élections des conseillers ordinaux, les salariés mais aussi les libéraux. C’est un désaveu majeur des professionnels qui ne leur reconnait de fait aucune légitimité à les représenter.

Depuis septembre 2009, date à laquelle l’ordre a lancé sa campagne d’inscription et l’appel à cotisation, les professionnels en exercice ont démontré à nouveau leur profond désaccord en s’engageant dans un mouvement de refus. Ils ont notamment brulé des milliers de dossiers d’inscriptions devant les DDASS ou les ARH à l’occasion de plusieurs journées d’actions.

Aujourd’hui les centaines de milliers d’infirmiers qui ne sont pas inscrits au tableau de l’ordre national sont considérés en exercice illégal de la profession !

Il faut comprendre la détermination d’une profession malmenée depuis des années dans un système de soins notoirement mis à mal par des politiques de régression budgétaire entrainant des conditions de soins et de travail sans cesse dégradées.

C’est une profession à forte responsabilité qui se débat au quotidien pour assurer des soins dans le respect de leur déontologie et de leurs compétences dans des conditions d’insécurité permanente.

C’est une profession dont les salaires ne reconnaissent ni la qualification et la technicité, ni la pénibilité, ni l’énorme responsabilité. Le salaire d’une infirmière débutante est à peine supérieure de 10% au SMIC ! L’âge de départ à la retraite, jusqu’ici possible à 55 ans dans la fonction publique hospitalière pour tenir compte de la pénibilité du travail, est aujourd’hui remis en cause sous couvert d’un reclassement en catégorie A aux effets salariaux minimes qui ne concerneront en fait qu’une infime partie des professionnels

C’est une profession, en tout cas pour la majorité des salariés qui la composent, qui est déjà soumise à des instances disciplinaires et qui, nous vous le rappelons, sont pénalement responsables de leurs actes. Elle refuse la triple peine en étant exposée aux chambres disciplinaires corporatistes du conseil de l’ordre.

Par ailleurs, la réforme de leurs études, visant à les intégrer dans le dispositif LMD, laisse à craindre sur l’avenir de la qualité d’une formation qui se doit de rester professionnalisée pour accueillir sur le terrain, au terme de leurs études, des infirmiers opérationnels et correctement qualifiés.

Il vous faut comprendre que la création de l’ordre infirmier et l’obligation qui en découle de payer pour travailler arrive comme une contrainte supplémentaire au sein d’une profession largement sinistrée et proche de la rupture !

Les infirmiers en exercice sont titulaires d’un diplôme d’Etat. L’accès à la profession était jusqu’à présent contrôlé par l’Etat, par le biais de l’inscription obligatoire et gratuite de tout infirmier auprès des DASS. Les règles professionnelles et les compétences des infirmiers sont déjà fixées par décret et étaient discutées au sein du Conseil Supérieur des Professions Para-Médicales (CSPPM).

La profession refuse de confier à une poignée de conseillers ordinaux l’évolution de leur métier, la définition des bonnes pratiques et leur évaluation. Elle est aujourd’hui représentée au sein du Haut Conseil des Professions Paramédicales (qui remplace le CSPPM). Cette instance présente l’avantage de mener ses travaux en lien avec les autres professions de santé et de ne pas isoler la profession dans la stérilité d’une réflexion exclusivement corporatiste.

Il en va de l’intérêt de la profession infirmière comme de celui des usagers du système de santé.

Les infirmiers sont aujourd’hui victimes d’une politique autoritaire d’un autre âge visant à substituer à l’administration démocratique de la profession une police et un tribunal privés et corporatistes. Les infirmiers sont entrés en désobéissance contre cette loi qui attente à leur liberté d’exercice, à leur liberté d’appartenir à une organisation professionnelle et à leur pouvoir d’achat.

Pour toutes ces raisons les infirmiers prennent aujourd’hui le risque de se dénoncer publiquement en exercice illégal.. Ils risquent des peines d’emprisonnement et des amendes.

Un manifeste de la désobéissance est en circulation et recueille des milliers de signatures. Les infirmiers attendent de l’Etat qu’il ne se désengage pas de ses missions de service public en confiant à une officine privée le contrôle (payant) de l’accès à la profession, sa régulation et sa discipline.

 

Ils demandent aujourd’hui aux élus politiques, aux militants associatifs, aux personnalités, de les soutenir dans ce combat. Ils ont besoin du soutien de ceux qui s’opposent aux autoritarismes de tous ordres. Ils ont besoin que leur acte de désobéissance soit relayé et soutenu activement, c’est un gage de réussite, c’est aussi leur meilleure protection.

Lire le manifeste : http://www.contrordreinfirmier.org/Manifeste-de-la-desobeissance

Soutenir les infirmiers : http://www.contrordreinfirmier.org/Pour-un-comite-de-soutien-aux

 

 

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

(fondée à SAINT-AFFRIQUE en 2004)


Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200-LURE
SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017

Association agréée - Arrêté du 14/08/2008 - N2008AG0003

Site : http://www.coordination-nationale.org

Contact : postmaster@coordination-nationale.org

 

Président : Michel ANTONY  - Michel.Antony@wanadoo.fr
Adresse personnelle : 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel.03.84.62.91.65 - 06.63.82.28.24

Vice Présidente : Françoise NAY jean.rostandivry@wanadoo.fr
Adresse personnelle : 3 rue Coutant 94200 IVRY sur Seine - Tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 22:46
NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL
DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.


- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.


- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.


- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.


La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.

Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 12:01
article publié le 6/05/2009 auteur-e(s) : Attac France, Confédération Paysanne

 Le modèle agro-industriel mis en en cause La bataille qui s’engage sur le nom de la grippe A-H1N1 permet d’occulter, dans le déferlement médiatique, les réelles causes de l’apparition et de la propagation de ce virus. Pourtant, de plus en plus d’ONG, de chercheurs, de journalistes nord-américains et de témoignages des populations mexicaines mettent en cause le modèle agro-industriel, piloté par les multinationales et engendré par la mondialisation néolibérale. Il n’existe aucune certitude sur l’origine précise du virus, mêlant des souches humaine, aviaire et porcine. Mais tout laisse à penser que sa transmission est fortement liée à l’agro-industrie. Cela fait des années que de nombreux scientifiques avertissent que l’industrialisation des élevages et la très forte concentration des animaux favorisent la transmission et la recombinaison virales [1]. Une piste sérieuse concerne la plus grande multinationale de viande porcine, Smithfield Foods, qui s’est implantée, sous le nom de Granjas Carroll, dans la communauté mexicaine de la Gloria. Depuis des mois, les habitants se plaignent de maladies respiratoires et de morts étranges, qu’ils ont très rapidement liées aux conditions d’hygiène scandaleuses de la multinationale (par exemple, des charognes de porc qui pourrissent à l’air libre) [2]. C’est ici que le premier cas de grippe porcine a été diagnostiqué dans le pays. Les autorités mexicaines se sont visiblement efforcées d’étouffer l’affaire. Smithfield Foods a pourtant déjà été dénoncée par les populations victimes de ses pratiques d’élevage, qui mettent en danger la santé publique. Mais, comme pour d’autres multinationales agroalimentaires, l’impuissance ou le laxisme des autorités ont permis à la loi du libre investissement de s’imposer. Un autre foyer potentiel a pu être identifié par des chercheurs américains en Caroline du Nord, où l’agriculture porcine est la plus concentrée et la plus industrialisée du pays [3]. D’autres foyers pourront être identifiés. L’important est de bien voir les énormes risques sanitaires engendrés par une industralisation à outrance de l’élevage par quelques multinationales, cela malgré les avertissements de très nombreux chercheurs et institutions. Depuis quarante ans, on est passé de cinquante à mille porcs par ferme en moyenne aux États-Unis. Les élevages de Smithfield Foods concentrent chacun plusieurs dizaines ou centaines de milliers de porcs confinés dans d’immenses hangars, dans des mares d’excréments, avec de très importantes déjections polluantes et des antibiotiques qui multiplient les résistances. On est à dix mille lieues de l’élevage paysan et familial. Les causes profondes : libre-échange et mainmise des multinationales Le fait que cette grippe ait d’abord été localisée au Mexique et en Amérique du Nord n’est certainement pas un hasard. Depuis 1994 a été créée une zone de libre-échange, l’ALENA, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, consacrant le libre marché au mépris notamment du principe de précaution. Sans possibilité de protection, l’agriculture mexicaine a été décimée par une importation massive de produits agricoles à très bas prix. Les multinationales agroalimentaires des États-Unis ont pu investir et s’implanter massivement au Mexique pour échapper aux réglementations contraignantes imposées dans leur pays. Sans oublier que le Mexique a été soumis à des programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale à partir des années 1980. Ces programmes ont notamment poussé l’agriculture à s’orienter vers les exportations, au détriment des productions vivrières et paysannes. Les conditions étaient réunies pour une dérive vers une agriculture industrialisée, polluante et sans règles environnementales, sociales et sanitaires. La propagation de cette grippe révèle également l’échec des systèmes de prévention, notamment de l’Organisation mondiale de la santé, et des systèmes de santé publique en Amérique du Nord, privatisés, avec trop peu de moyens et incapables d’une réaction rapide et coordonnée. De plus, l’industrie pharmaceutique a tout fait pour combattre les initiatives des pays du Sud visant à produire, de façon publique et générique, des antiviraux aussi cruciaux que le Tamiflu des laboratoires Roche [4]. Comme pour la grippe aviaire, une cause profonde se trouve du côté du libre-échange et de la mainmise des multinationales. Il est urgent que soit mise en place une évaluation indépendante de l’origine du virus, des impacts de l’industrialisation des élevages, notamment en Amérique du Nord, et du délabrement du système de santé publique. Ce ne sera pas chose facile : de même que pour la grippe aviaire, il est probable que l’industrie porcine fasse tout pour obstruer les enquêtes. À plus long terme, le modèle agricole industriel, ainsi que les accords de libre-échange et la libéralisation des marchés qui l’ont engendré, doivent être remis en cause. Les échanges mondiaux doivent devenir solidaires et coopératifs, dans le respect du droit à la souveraineté alimentaire et de celui de chaque peuple à protéger son agriculture, en particulier contre les multinationales [5]. Sinon, il faut s’attendre à des catastrophes sanitaires d’une ampleur toujours plus grande.

Attac France, Confédération Paysanne, le 6 mai 2009

Notes

[1] Voir le site de l’ONG Grain (http://www.grain.org/articles/?id=50) ; Bernice Wuethrich, "Chasing the Fickle Swine Flu", Science, Vol. 299, 2003 ; voir aussi l’article “Expert Panel Highlights Serious Public Health Threats from Industrial Animal Agriculture”, qui relate les avertissements d’un panel d’experts devant le Congrès, en novembre 2008, sur les grands risques sanitaires liés à la concentration des élevages de porcs, http://www.pewtrusts.org/news_room_....
[2] Selon notamment le quotidien régional La Jornada. Dans cette région existent également de nombreux élevages intensifs et industriels de volailles et une grippe aviaire y a sévi récemment, source potentielle d’une recombinaison virale.
[3] Article de Michael Greger, directeur de la santé publique et de l’élevage pour “The Humane Society of the United States”, http://sheepdrove.wordpress.com/200.... Le “Bulletin de l’Académie vétérinaire de France” écrivait également en 2004 : “Depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne, où la densité porcine est la plus élevée. Elle a un impact économique considérable dans les élevages de cette région. L’activité grippale est le fait de virus A/H1 d’origine aviaire (A/H1N1) ou de réassortants (A/H1N2). L’instabilité des virus grippaux suppose d’adapter régulièrement les outils de détection afin de permettre une épidémiosurveillance efficace.”
[4] http://www.guardian.co.uk/commentis....
[5] Sur ce sujet paraît bientôt un livre d’Attac Europe-Via campesina Europe, Souveraineté alimentaire : que fait l’Europe ?, Paris, Syllepse, 2009.
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