Le Blog des Alternatifs Vallée des Paillons (06) diffuse des informations, des débats, des appels, au service des mobilisations populaires et de l'alternative politique anticapitaliste et antilibérale
Mme Voynet entend incarner "tout le peuple écolo". Vous ne partagez pas cette ambition ?
L'idée d'une candidature unitaire de la gauche antilibérale n'est-elle pas en train de patiner ?
Le PCF n'a pas tranché entre l'alliance avec le PS, au risque d'y perdre son âme et même son organisation, ou l'unité des forces antilibérales, comme le souhaite majoritairement son électorat. La LCR, de son côté, affirme garder la porte ouverte à l'unité mais maintient la candidature d'Olivier Besancenot. Il est temps d'arrêter de jouer au chat et à la souris.
Veulent-ils, oui ou non, des candidatures unitaires, non seulement pour la présidentielle, mais aussi pour les scrutins qui vont suivre ?
Marie-George Buffet et Olivier Besancenot estiment chacun leur candidature légitime. Vous pensez être en meilleure position ?
L'enjeu est d'incarner dans les urnes le mouvement contre la droite antisociale et pour une vraie alternative antilibérale. Reste à choisir le ou la candidate qui peut le mieux rassembler. Je suis prêt à assumer ce rôle dans une dynamique de victoire et pas seulement de témoignage, en menant une campagne collective qui tranche avec la logique de personnalisation.
Mais si c'est quelqu'un d'autre qui est choisi, cela ne me pose pas de problème ; je participerai à ses côtés à la campagne.
On vous reproche souvent d'être trop polarisé sur la lutte contre les OGM ou la malbouffe. Avez-vous un programme ?
Cela ne constitue pas un programme présidentiel avec des propositions sur l'emploi, le smic, la fiscalité...
Sur l'emploi, il est impératif d'instaurer un nouveau statut du salarié qui assure une continuité contractuelle entre les périodes de travail et de chômage par la garantie de la rémunération et le maintien des droits sociaux. Cela doit s'accompagner d'un renforcement du contrôle des salariés sur la gestion de l'entreprise et un droit de veto pour les syndicats sur les délocalisations ou les OPA.
Enfin, il faut régulariser tous les sans-papiers en leur accordant un titre de séjour de dix ans. A-t-on oublié que l'Italie a régularisé 700 000 étrangers en 2003 et l'Espagne 600 000 en 2005 ? Et l'on accepterait de transiger aujourd'hui sur 30 000 sans-papiers dont les enfants sont scolarisés ? C'est indigne !
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, vient de critiquer le danger de la multiplication des candidatures à gauche.