Le Blog des Alternatifs Vallée des Paillons (06) diffuse des informations, des débats, des appels, au service des mobilisations populaires et de l'alternative politique anticapitaliste et antilibérale
Petite Enfance :
L’Etat se désengage, le Département paie
Mais c’est précisément les raisons de cette inquiétude que nous ne saurions passer sous silence. Car c’est le désengagement massif de la C.A.F. qui est la cause de l’émoi de nombreux élus. Or derrière ce sigle ne se cache pas une O.N.G. martienne mais la Caisse des Allocations Familiales, c’est-à-dire plus précisément l’Etat !
Nous dénonçons depuis des mois avec vigueur ce désengagement de l’Etat et l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains avait d’ailleurs tenu une conférence de presse dès le 11 octobre où ce problème avait été évoqué. Nous avons aussi alerté, lors du débat budgétaire de novembre 2006 à l’Assemblée Départementale, sur les conséquences fâcheuses qu’une telle politique ne manquerait pas d’avoir sur les possibilités d’accueil et de prise en charge de la petite enfance dans les communes des Alpes-Maritimes et avions demandé que le Conseil Général s’engage de façon significative afin de ne pas obliger les communes à restreindre leurs programmes en la matière.
Mais que l’on sache, le Président du Conseil Général, présenté comme le « bienfaiteur » providentiel est aussi Ministre de ce gouvernement « Père Fouettard » qui coupe les crédits ! Et s’il se décide enfin aujourd’hui à réagir, comme nous le demandons depuis des mois, c’est aussi parce que l’émotion suscitée chez les élus locaux transcende les clivages politiques et a débouché sur des manifestations larges réunissant les élus, les parents, les associations, les professionnels du secteur comme dans la vallée des Paillons.
Ce sont aussi ces mobilisations, tout autant que la proximité des échéances électorales qui ont amené le Conseil Général des Alpes Maritimes à prendre des mesures.
Mais le compte n’est y pas, car demeure l’insuffisance des financements de la C.A.F. pour les actions en direction des jeunes ( C.L.S.H.- Centre de Loisirs Sans Hébergement-, loisirs-vacances, clubs ados, etc. ).
Les Maires réclament des crédits supplémentaires de l’Etat ou, à défaut du Conseil Général, car, sans financements à la hauteur des besoins, une véritable politique de prévention ne peut sérieusement être mise en œuvre.
A ce propos, rajoutons que la Prévention Spécialisée, pourtant compétence première du Département, nécessite également des moyens supplémentaires pour couvrir des périmètres plus larges que les seuls secteurs urbains les plus sensibles aujourd’hui retenus mais aussi renforcer certaines équipes existantes. En vain jusqu’à ce jour, nous réclamons ces ressources supplémentaires pour couvrir les besoins nouveaux qui se font jour, notamment pour le Moyen-Pays.
C’est donc bien toute la politique de désengagement de l’Etat et de transferts de compétences non financés menée par le gouvernement de droite qui doit être remise en cause car les collectivités ne pourront indéfiniment compenser les abandons successifs de l’Etat.
Nous resterons donc vigilants et combatifs pour que l’intervention de l’Etat dans des domaines aussi essentiels que l’enfance et de la jeunesse se situe au niveau des enjeux et puisse garantir à tous une réelle et effective égalité des chances !