
Mercredi 28 février à Toulouse, José Bové appelle l’ensemble des candidats de gauche à organiser d’ici la fin du mois, une journée d’initiatives contre les ravages du néo-libéralisme, autour des salarié-e-s d'Airbus et Alcatel.
Le prenant au mot, vendredi 2 mars, le Comité de campagne rédige une invitation qu'il fait parvenir aux partis de gauche et leurs candidats, en leur proposant une rencontre « en début de semaine »(1). L'invitation sera confirmée plusieurs fois avant la manifestation de Toulouse (2) et (3) et une relance sera effectuée, le mardi 6 mars au matin, en proposant une rencontre le Jeudi 8 mars à midi.
Les premières réponses arrivent, plutôt positives. Nous apprenons alors que le PCF a publié, lundi soir, un communiqué (4) invitant les 11 organisations du Comité Ripostes à une réunion « d'ici la fin de la semaine ». Le PCF n'a pas daigné en informer le comité de campagne de José Bové, pourtant premier candidat de gauche à avoir proposé une telle rencontre.
Prise à la lettre, l'invitation du PCF signifie que les représentants de la candidature de José Bové, porteur d'une candidature trait d'union de la gauche anti-libérale, ne sont pas conviés. D'ailleurs, on apprendra, par la bande, que le PCF exclut l'idée même de notre présence à cette réunion. La raison invoquée ?
Seules les organisations seraient invitées et la candidature de José Bové ne serait pas adossée à l'une d'entre elle. Belle logique boutiquière et exclusive. Posture cocasse si l'on remarque que l'invitation du PCF est signée, non pas d'un représentant du PCF, mais du porte-parole de Marie-George Buffet. Comprenne qui pourra.
Face à l'enjeu – stopper le plan Power 8 et ramener l'espoir à des milliers de salarié-e-s – préséance et agacement seront laissés au placard du côté du comité de campagne Bové. Mercredi matin, un nouveau communiqué (5) est envoyé pour soutenir cette initiative et prévenir que nous nous joindrons à cette réunion...
...Réunion repoussée au jeudi, puis au vendredi et enfin annulée par le PCF (6).
Arguant du refus du PS, le PCF préfère annuler la réunion plutôt que rebondir et essayer de construire une position commune – pas bien difficile – de ceux qui le souhaitaient. Mais là n'était sans doute pas l'objectif du PCF qui préférait éclipser la proposition de José Bové, et, une fois le refus du PS vérifié – tout indiquait que le PS n'aurait jamais accepté – a décidé de plomber une réunion large – anti-libérale par exemple – pour se réfugier dans une posture boutiquière loin des aspirations au rassemblement antilibéral qui s'affichent partout.
A vouloir faire bouger toute la gauche, Buffet et le PCF, par leur comportement encore une fois surprenant, en sont réduits à l'enfermer dans des postures boutiquières statiques et mortifères.
Espérons que les prochaines initiatives autour des salarié-e-s d'Airbus et Alcatel permettent de rompre l'atonie de la gauche dans laquelle la tactique ridicule du PCF l'a enfermé cette semaine.
Maxime Combes
(membre du comité de campagne de José Bové, s'exprimant à titre personnel et n'impliquant en rien la démarche collective de la candidature de José Bové).
(1)(http://www.josebove2007.org/spip/spip.php?article273
(2)http://www.josebove2007.org/spip/spip.php?article284
(3)http://www.josebove2007.org/spip/spip.php?article294)
(4)(http://www.pcf.fr/spip.php?article1425)
(5)(http://www.josebove2007.org/spip/spip.php?article303)
(6) (http://www.pcf.fr/spip.php?article1445)