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Le Blog des Alternatifs Vallée des Paillons (06) diffuse des informations, des débats, des appels, au service des mobilisations populaires et de l'alternative politique anticapitaliste et antilibérale

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De la lutte contre la réforme des retraites à la révolte des jeunes

 

Depuis des semaines, l'Elysée et le gouvernement misent sur l'essoufflement et l'usure du mouvement. A défaut de les avoir obtenus, ils parient désormais sur le pourrissement, et un rejet par l'opinion des scènes de violence qui se multiplient.

Après des mois de journées d'action qui ont fait le plein de manifestants sur les pavés de tout le pays, avec de solides majorités dans l'opinion qui rejettent la réforme proposée, le gouvernement est resté « droit dans ses bottes », poussant son avantage parlementaire pour créer un fait accompli législatif.

L'objectif défini par le petit noyau de fins stratèges qui entoure Nicolas Sarkozy dans son réduit de l'Elysée est simple : montrer, comme disait finement Dominique Paillé, le secrétaire général adjoint de l'UMP, que le Président est « un mec qui en a » [1]. C'est-à-dire permettre à Nicolas Sarkozy de répéter à l'envi d'ici à l'élection présidentielle de 2012 que lui, au moins, a su imposer une « réforme-nécessaire-mais-impopulaire-pas-comme-ces-couilles-molles-qui-l'ont-précédé »…

Brouillage du dialogue social

En faisant de la réforme des retraites un objectif politique et pas seulement social et économique, Nicolas Sarkozy a introduit un élément de brouillage considérable. Il a au passage torpillé le dialogue social dont, pourtant, contre toute attente, il avait tenté de faire une force pendant la première période de son mandat, invitant les dirigeants des confédérations à discuter, leur donnant du « Bernard » ou du « François » et des claques dans le dos.

A l'arrivée, il n'a laissé d'autre choix aux centrales syndicales que de capituler ou de se lancer dans l'escalade, avec l'espoir que, dans les deux cas, le pouvoir soit gagnant.

L'escalade, elle se produit sous nos yeux, entre les blocages du secteur de l'énergie et l'irruption progressive de la jeunesse dans le paysage.

Et au passage, c'est tout le mouvement qui risque de changer de nature. Non pas tant avec l'entrée en scène d'éléments violents [2] qui risquent effectivement de discréditer l'ensemble du mouvement, mais surtout parce que la revendication de la jeunesse est plus large.

Le message de la jeunesse

Aux « vieux cons », et ils sont nombreux et pas nécessairement vieux, qui s'étonnent que des jeunes pas encore entrés dans la vie active manifestent pour le droit à la retraite à 60 ans, il leur suffirait de jeter un coup d'œil à cette magnifique photo prise ce mardi matin par Pascal Riché devant le lycée Hélène Boucher, dans le XXe arrondissement de Paris, et le slogan de la banderole des lycéens.

Devant le lycée Hélène Boucher, dans le XXe arrondissement de Paris, à 8h50 (Pascal Riché/Rue89)

Sur la banderole de droite, on peut lire : « 13 ans en taule, 16 pas responsable, 25 au chômage, 70 mort… au taf. »

Le risque que prennent les pyromanes qui nous dirigent est résumé dans cette banderole. La contestation sociale, centrée sur une loi spécifique, est en train de devenir une contestation plus générale de la société, et son incapacité à faire une place à ses jeunes. La France détient en effet l'un des records d'Europe des jeunes de moins de 25 ans au chômage. [3]

Cette génération est la première qui, avec certitude, a compris qu'elle vivra moins bien que celle de ses parents dans une France certes riche [4] mais incapable aujourd'hui d'éviter le décrochage dans un monde en pleine transformation.

En Mai 68, une jeunesse qui n'avait pas à se soucier de trouver une place dans la société contestait la nature même de la société bâtie par leurs parents. La génération 68 n'a pas réussi à la transformer, et laisse à sa descendance une société plus inégalitaire encore, moins accueillante encore…

Crise de société

En octobre 2010, c'est donc une jeunesse qui voit un horizon bouché qui descend dans la rue. Et qui interpelle tout le monde, à sa manière, sur ce « no future » qui se dessine à l'horizon.

Le défi s'adresse au pouvoir actuel, qui ne s'en tirera pas uniquement en montrant au journal de 20 heures des images de casseurs et de lycées brûlés. Le défi s'adresse aussi à la gauche, qui ne peut pas se contenter de surfer sur le rejet du sarkozysme, mais peine à définir des alternatives crédibles.

Pendant ce temps, le projet de loi de réforme des retraites continue son chemin parlementaire. Mais l'enjeu, progressivement, déborde de ce texte qui a mis le feu aux poudres ; c'est une crise de société qui se dessine.

Photo : devant le lycée Hélène Boucher, dans le XXe arrondissement de Paris, à 8h50 (Pascal Riché/Rue89)

 

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V
<br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La France, célèbre pour ses fesses présidentielles et sa baguette, appartient au capital<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Faire travailler plus, plus longtemps, selon les normes de la démocratie préférentielle, défendue bec et ongles par la droite nationale, à savoir les classes<br /> capitalistes, d'abord, voilà l'ambition politique exclusive de l'état-voyou français et de ses agents qui se paient le luxe de jouer les sainte-nitouches! La retraite,<br /> c'est comme la Vie, c'est du sang et des larmes, (et donc) ou t'as des couilles ou t'en as pas! De vrais enfants de choeur! Un doigt d'histoire, un certain goût de la<br /> profondeur et une singulière façon de faire peuple. C'est en contrôlant leur merde que ces enfants-là de patriotes sont parvenus au premier rang. De là, leur âpreté au gain, convertie en désir<br /> pressant de réformes que l'actuelle droite d'affaires, mue par une volonté rapace et revancharde, appelle un programme. L'équivalent d'un rattrapage de temps perdu qui a pour<br /> modèle fameux l'Arbeit macht frei nazi, mis aujourd'hui au service d'une économie parasitaire. Son but: apaiser l'angoisse des actionnaires. Ces gens-là, en<br /> effet, qui prennent de grands airs vis-à-vis de tous ceux qui ne fréquentent pas leurs obscurs petits cercles, veulent préserver à tout prix leur rang économique, au plan international, et mener<br /> une vie de rentier hyperactive, même s'il faut pour cela marcher sur une montagne de cadavres.<br /> <br /> <br /> Cette marche macabre, vers le néant, est en réalité entièrement soumise aux besoins de l'accumulation capitaliste mondiale, à qui l'économiste moyen prête le pouvoir<br /> thaumaturgique de guérir de la faim et de la pauvreté. Tout ça pour trois fois rien. Une appropriation systématique de l'eau, de l'énergie, des matières premières, des<br /> transports, du logement, de la nourriture et même du vivant, combinée à une lente et irréversible compression du travail productif, relativement au capital employé, à savoir la<br /> diminution de la part du travail ouvrier, le seul en état d'accroître un capital investi et d'empêcher sa dévalorisation. La France<br /> qui se lève tôt se couchera un peu plus tard, voilà tout! Alors que la pensée-artiste du capital, soucieuse de la marche du monde, son terrible fardeau, doit se battre contre l'histoire, en<br /> suant sang et eau. Pour elle, ni dimanche, ni retraite, la haine uniquement, c'est affreux! Ce combat si chèrement payé, c'est tous les jours. Mais cette dictature-là, elle l'accepte librement,<br /> au nom de tous, comme un challenge. En même temps, elle n'a pas le choix, c'est une question de vie ou de mort. Si le raisonnement est « complexe », la<br /> conclusion est simple: vae victis, malheur aux vaincus! Du neuf, enfin, on n'y croyait plus! Heureusement, pour se sortir de ça, du brouillard des marchés là-bas, loin, pas besoin de<br /> passer par l'ENA, c'est fastoche! D'ailleurs, ce sont toujours les mêmes recettes depuis la grande Prévarication transformatrice de 1789, une révolution pas perdue pour<br /> tout le monde, à savoir allonger et/ou intensifier la durée du travail. Au camelot politique, le savoir faire espérer. Et si ça rate, il y a la solution militaire<br /> finale: la destruction pure et simple des moyens et forces de production, accumulées par des générations de prolétaires, dont on prétend aujourd'hui, avec ce culot allemand inoubliable,<br /> qu'ils vivent sur le dos des jeunes!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais, oui, les jeunes! Ah! Les pauvres! Salauds de vieux!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le jeune, comme juif du prolétaire, c'est exceptionnel et, cette fois, c'est 100% français! La droite lumpéniste<br /> nie catégoriquement toute division sociale, n'est-elle pas la Mère-poule des droites qui prend tout le monde sous son aile protectrice, abstraction faite des charges sociales et<br /> taxes professionnelles, de la TVA, des indemnités journalières, RMI, RSA, CMU, de l'ISF, du bouclier fiscal et autres niches de même acabit, simples dossiers ministériels, dont s'empare<br /> frauduleusement une opposition aussi stérile qu'inutile, inutile au prolétariat, c'est certain, comme si président poussé par un vent de panique enthousiaste ne tenait pas le<br /> manche. Cette droite-là, identique à la loi, déduite de tous les frais imaginables et déductibles, y compris les pots-de-vin normaux et rétro-commissions logiques, la démocratie a un prix, le<br /> reste n'est pas ses affaires, cette droite-là, coquette et bonhomme, ne boude pas son plaisir de relooker le populisme, en lui donnant un visage humain. Non, mais qu'on prenne la<br /> mesure du problème! France-rombière violée en réunion parlementaire, par une bande de doctrinaires, doit lentement réapprendre à accoucher d'un monde nouveau sans béquilles, ni ambulateur. C'est<br /> un mariage tragi-comique, à la Berlusconi. Et la petite droite-lol de french-yupies et bobos à roulettes, d'adresser des lettres de voeux au futur. Elle veut changer le monde, la chérie!<br /> <br /> <br /> Mais, atchoum, patatrac! Déboule un rescapé de l'usine à gaz. Avec des accents sanguinaires, shakespeariens, mais arguant de son côté positif, de comédien professionnel, il<br /> promet plus qu'une juste rigueur, du pipi de chat, du sang et des larmes, carrément. La France, quand on l'aime, on lui tourne le dos. Tournant les talons, il disparaît théâtralement, au<br /> travers de sombres couloirs, volant vers des bancs où se bécoter. Enfin, la lumière! En Belgique congolaise, près de chez nous, on en rajoute des tonnes et des louches:<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> mort au terrorisme fiscal!<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Cette réussite, en un peu plus de trois exemplaires, on veut en faire l'idole des jeunes, dents longues de rossignol alpin. Mais pourquoi se tirer dans les pattes, s'il n'y a aucun enjeu<br /> social? Ces gens-là sont peut-être réellement des imbéciles. La mégère vaccinée, à coups de clystères pharmaceutiques, jure que non! Chiffres à l'appui, elle insiste, y a bon budget!<br /> Et donc, tagada soin soin! Comme avant, avant le président de Quimper-Corentin, y en aura pour tout le monde! Allez! On retrousse les manches! En cas de<br /> désobéissance incivile, remettre en place le poing gauche, dans la boîte (de Pandore). Qu'on se le tienne pour dit! L'escroquerie n'est ni de droite, ni de gauche, c'est<br /> la seule façon de préserver le modèle social disparu. Cynisme au comique involontaire, travesti en député, et tout de rose-populaire vêtu, qui ne sonne pas tout à fait faux,<br /> puisque l'escroquerie en question est 100% capitaliste. Et à poser ainsi l'histoire sous son cul, comme poule aux oeufs d'or, ce représentant eunuque des forces vives de la<br /> nation pense avoir réanimé la génération future, que la dette asphyxiait.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et donc que pensons-nous de ce tour de force est forcément la question qu'on doit se poser? Que tous ces discours au lance-flamme ne sont que du toc. Encore du toc! Toujours du toc! L'effronterie<br /> multi-confessionnel dont elle émane, prétendant parler de nulle part, telle est sa singularité, dont le contenu concret n'est qu'extorsion de fonds, abus de confiance, captation frauduleuse<br /> d'héritage, carambouille et coups tordus de toute nature, dépasse toutes les bornes communément admises jusque là. Ce que Yalta, le grand alibi des ennemis-amis-de-leurs-ennemis, a fait<br /> dans le feu de l'action, les héritiers de Vichy, jeunes cyclistes technocrates et vieux-rentiers romains le refaçonnent, au su de tous, sous couvert d'une crise dont ils portent l'entière<br /> responsabilité, car qui gouverne, et, qui plus est, au nom de tous les pauvres du monde, y compris Afghans et Irakiens qu'on pend, à l'anglaise! S'ils étaient argentins ou chiliens, clémence et<br /> miséricorde auraient été possible! Mai<br /> <br /> <br /> <br />
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