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Alors que des actes de violences graves, commis par des extrémistes quotidiennement, restent impunis, le pouvoir islamiste en Tunisie poursuit des artistes, des intellectuels et des journalistes, à la moindre occasion et sous des prétextes fallacieux. Après le doyen de la faculté des Lettres, Raja Benslama est visée aujourd'hui à cause de l’audience importante rencontrée par ses critiques du parti islamiste sur les réseaux sociaux. Notons que la loi en vertu de laquelle elle est poursuivie a été abrogée, après la révolution.
Fethi Benslama
Vous pouvez signer la pétition en sa faveur en cliquant ci-dessous:
http://www.petitions24.net/petition_en_faveur_de_raja_benslama_et_pour_les_libertes_en_tunis
Tunis, le 25 février 2013
Après le mandat d’amener lancé contre la professeure Raja Ben Slama, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires dénonce cette décision et exprime sa solidarité avec la professeure menacée d’arrestation
Un mandat d’amener a été lancée contre l’universitaire Raja Ben Slama, professeur de littérature arabe à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, le 21 février 2013 et elle a été informée que des poursuites judiciaires avaient été engagées contre elle sur la base d’une loi abrogée après la Révolution, pour un délit d’opinion en relation avec une critique adressée à un constituant du parti Ennnadha.
Face à cette décision grave qui porte atteinte à la liberté d’expression et qui vise à réduire au silence les voix libres, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires exprime sa solidarité sans faille avec Raja Ben Slama et dénonce ce nouveau procès qui s’ajoute à la liste des poursuites judiciaires intentées contre plusieurs intellectuels et créateurs et particulièrement Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.
Elle considère le recours à ce genre de poursuites comme une nouvelle tentative de la part des autorités d’instrumentaliser la justice et de l’impliquer dans des controverses intellectuelles, un soutien, une couverture aux campagnes savamment orchestrées menées par certaines parties pour porter atteinte à la liberté d’opinion et museler l’intelligentsia tunisienne et leur légitimation.
Elle appelle, pour toutes ces raisons, les autorités concernées à l’abandon de toutes les poursuites à l’encontre de Raja Ben Slama, de tous les universitaires et les créateurs tunisiens.
Pour le bureau de l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires
Habib Mellakh