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a "FLEXICURITÉ" - flexibilité pour l'entreprise, sécurité pour le salarié - ne se discute pas qu'en France, où Nicolas Sarkozy en a fait un sujet de future négociation. Il s'agit du thème central discuté par les quelque 800 délégués du 11e congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui se déroule à Séville en Espagne jusqu'au 24 mai. Elle est aussi au centre des discussions de la Commission européenne avec les partenaires sociaux. | |
Face à cette vision consensuelle, le secrétaire général de la CES, le Britannique John Monks, réélu à ce poste par le congrès, mettait en garde ses partenaires européens. "Cela devient un menu à la carte dont les choix les plus prisés par les hommes politiques sont la fin des contrats sécurisés, la réduction de la protection de l'emploi et des droits aux allocations de chômage", dénonçait-il. Certains, comme la CGT portugaise, proposaient de ne pas reconnaître la "flexicurité" comme un "concept syndical". De son côté, Jean-Christophe Le Duigou, de la CGT française, regrettait "de ne pas avoir eu plus de précisions quant aux bases sur lesquelles la CES va négocier sur la "flexicurité" à Bruxelles".
M. Monks a précisé au Monde, que "le modèle scandinave est un bon modèle parce qu'il offre une meilleure protection sociale". Et l'élection de la Suédoise Wanja Lunbdy-Wedin à la présidence de la CES reflète cette reconnaissance du modèle scandinave. Il s'agit aussi de la première élection d'une femme à la tête de l'organisation européenne, qui représente 60 millions de syndicalistes provenant de 81 confédérations nationales établies dans 36 pays.
Les congressistes ont par ailleurs rejeté toute proposition de mini traité ou de "traité simplifié" défendu par M. Sarkozy. "Il n'est pas question, a expliqué M. Monks, que la Charte des droits fondamentaux que contenait le projet de Traité constitutionnel européen passe à la trappe." Considérant le retour de la croissance en Europe, il a aussi estimé que "le temps était venu d'augmenter les salaires et de passer à l'offensive".