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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 23:40

Si le 2e tour de la législative donne la majorité absolue à l'UMP, le PS ressort plus fort de cette élection

- L'assembl�e nationale - France 3 M�diterran�e -
L'assemblée nationale
France 3 Méditerranée


Selon les dernières projections d'Ipsos pour France 2, la Droite
(UMP/Nouveau centre/divers droite/Mpf) obtiendrait 343 sièges, la Gauche231.
(PS/PCF/PRG/MRC/Dvg/Verts) 
La "vague bleue" du premier tour des législatives ne s'est pas transformée en raz-de-marée et la gauche, le PS et ses alliés gagnant plus de 50 sièges par rapport à 2002.
Sur les 343 sièges remportés par la droite, 319 reviennent à l'UMP et aux divers droite, 22 au Nouveau Centre, et 2 au MPF (Mouvement pour la France) 

Cas de figure
Sous la Ve République, il est exceptionnel qu'un second tour inverse la tendance du premier. Un seul cas depuis 1958 : le deuxième tour des législatives de 1978, où la gauche donnée largement victorieuse après le premier tour, avait finalement connu la défaite une semaine plus tard, Valéry Giscard d'Estaing gardant la majorité.

Le parti sarkozyste aura plus de 300 députés, alors qu'il lui en suffisait 289 pour être majoritaire seul, mais il en perdrait une trentaine par rapport à l'Assemblée sortante. En outre, ses alliés du Nouveau Centre n'étaient pas assurés de franchir la barre des 20 élus nécessaires à la constitution d'un  groupe.

Aussi la  gauche se paie le luxe une semaine après le premier tour de faire jeu égal avec la droite en gagnant près de la moitié des 467 sièges encore en jeu. Même le tout jeune MoDem de François Bayrou, a qui était promis au mieux un à deux élus, devrait en avoir au moins quatre, voire cinq.

Des prédictions en faux
Ce retournement de l'électorat n'avait été pronostiqué par aucun institut de sondage, malgré une légère progression de la gauche dans les dernières projections. Ce rebond de la gauche est d'autant plus surprenant qu'il intervient sur fond de dissensions étalées au grand jour au PS, qu'est venue renforcer la révélation, dans un ouvrage publié mercredi, de la séparation de Ségolène Royal et de François Hollande, ainsi que la candidature attendue au poste de Première secrétaire du PS de la présidente de la région Poitou-Charente.

Une participations mitigée
Toutefois, le fort taux d'abstention, qui s'établit entre 39,2% à 39,7%, confirme la relative désaffection des Français pour ce scrutin.

Selon une fourchette établie par Ipsos pour France 2, la gauche obtiendrait 230 sièges (208 pour le PS/PRG/MRC/DVG; 18 pour le PCF et 4 pour les Verts) et la droite 342 sièges (318 UMP, 22 Nouveau Centre, 2 MPF). Le Modem obtiendrait 4 sièges.

La principale inconnue de ce second tour résidait dans l'ampleur de la "vague bleue" annoncée, l'UMP visant les 400 sièges et plus (sur 577 au total à l'Assemblée). Si le président Sarkozy obtient comme prévu la confortable majorité qu'il appelait de ses voeux pour "réformer en profondeur", la droite perd de nombreux sièges.

La gauche, minée par les dissenssions et dont on annonçait une sévère défaite, retrouve au contraire le sourire, gagnant plus d'une cinquantaine de sièges. Le PCF, qui perd son groupe à l'Assemblée (20 députés requis pour former un groupe), limite les dégâts avec quinze à 19 sièges. Quant aux Verts, qui jouaient quasiment leur survie, ils restent stables, voire gagnent un siège (ils étaient 3 dans l'Assemblée sortante).

Le MoDem, qui devait jouer les arbitres dans une trentaine de circonscriptions, n'était présents au second tour que dans 6 bras de fer, dont le fief de François Bayrou dans les Pyrénées Atlantiques. Il est réélu et son parti centriste obtiendrait un ou deux autres sièges.

Sur les 577 sièges de députés, 467 sièges étaient encore en jeu dimanche, 110 ayant été pourvus dès le premier tour le 10 juin (109 élus de droite et un seul socialiste) et les duels s'annonçaient serrés dans quelque 80 circonscriptions.

Le nouveau président Nicolas Sarkozy a désormais la majorité qu'il réclamait au Parlement -  le Sénat étant déjà contrôlé par la droite - pour mettre en oeuvre son programme. Le Parlement sera convoqué en session extraordinaire dès le 26 juin pour voter les premiers textes emblématiques de la volonté de "rupture" affichée par le chef de l'Etat. 

Mais sa victoire est sans doute moins éclatante qu'il ne l'avait espéré, au vu de l'état de grâce dont il bénéficie dans les enquêtes d'opinion. Thème majeur de la campagne de l'entre-deux tours vivement dénoncé par la gauche, l'annonce d'un projet de "TVA sociale" (qui augmenterait la TVA de 9 points) plutôt impopulaire auprès des Français, a peut-être pesé sur ce scrutin.

Dimanche soir, à l'issue du second tour, le Premier ministre François Fillon a déclaré que la nouvelle majorité allait "remettre en cause les habitudes et les tabous qui brident notre pays".

"Le temps des élections est fini, le temps du rassemblement est arrivé, le  temps de l'action a commencé", a-t-il ajouté.

Source:http://elections.france2.fr/legislatives/2007/une/31993179-fr.php

 

 

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Published by Rouges et Verts
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