Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 22:17
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 22:13

 

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 21:41
(2e ville de l'Isère près de Grenoble)

Interrogé par la presse, Renzo Sulli, maire PCF d'Echirolles vient de répondre à ce propos...

LETTRE DE RENZO SULLI, MAIRE D’ECHIROLLES
Madame,
    Je vous remercie de votre courrier qui soulève une question très importante : celle du combat pour la laïcité, qui est et doit rester le socle inébranlable de notre République. Vous le savez, j’en suis un ardent défenseur et je partage donc complètement vos positions sur le sujet.

    Mais la laïcité n’est ni un acquis définitif, ni donné à chacun de nous à la naissance. Elle est le fruit d’un modèle culturel dans lequel nous baignons dès notre enfance et qui nous fait adhérer à ses valeurs. Au-delà de cette éducation, nous en mesurons en grandissant et dans la pratique tous les effets bénéfiques, ceux qui nous protègent de l’intransigeance, qui permettent aux hommes et aux femmes de garder leur libre arbitre, aux peuples d’échapper à certaines guerres.

    La laïcité n’est jamais un acquis définitif et le combat pour sa protection et son développement doit être quotidien et vigilant.

    Que faire alors de ces Français, venus d’ailleurs, imprégnés d’autres cultures et traditions et qui n’ont pas eu la chance d’être les héritiers de 1789, et bien plus tard de la loi 1905. 111 ans pour convaincre le peuple de France du bien fondé de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
    Certains d’entre eux ne veulent pas en entendre parler et préfèrent rester dans leur approche religieuse de la société, voire se radicalisent.
    D’autres commencent à « s’ouvrir », font les pas qu’ont eu à faire nos grands-pères, en France comme dans le reste de l’Europe pour enfin adhérer à ces valeurs.

    D’autres enfin s’engagent davantage pour revendiquer le droit de vivre dans une République laïque (même en restant croyants par ailleurs), ils mesurent la liberté qui s’ouvre ainsi à eux, celle que certains de leurs ancêtres avaient pu déjà connaître dans une période trop éphémère de l’Andalousie musulmane et éclairée.

    Ils font ce chemin, agissent auprès de nous, militent dans les associations et confortent leur confiance en notre modèle laïque.

    Besma Mechta est de ceux-là. Elle est engagée depuis plusieurs années dans la vie associative. Elle est très investie dans Cité Plurielle. Elle a rejoint enfin le groupe communiste et partenaires de la ville. Elle est par ailleurs écrivain public à titre bénévole.

    Elle se présente dans tous ses engagements comme une militante laïque, renvoyant à la sphère privée sa pratique religieuse.

    Pour tous ceux et celles qui hésitent encore, qui attendent un signe de nos institutions pour conforter leur choix, elle est un symbole. Pas celui d’un retour en arrière, mais bien celui d’un pas en avant. Elle montre qu’on peut être laïque et musulmane. Elle doit servir d’exemple, pour ouvrir la porte à tous les autres. Si nous ne le faisons pas, nous renverrons des millions de musulmans à un repli identitaire et communautaire. En le faisant, nous leur offrons un autre modèle identitaire qui les respecte et leur permet d’avancer. Sans jamais renier notre engagement laïc, toujours clairement affirmé.

    Alors certes, il lui reste un turban sur la tête et non pas un voile, cet espèce de « fichu » ou de foulard que portaient encore nos grands- mères il n’y a pas si longtemps…par tradition. Laissons le tomber tout seul. Demain, j’en suis convaincu, beaucoup d’autres nous rejoindront pour s’intégrer enfin comme français laïcs, croyants ou non. La laïcité aura alors gagné une nouvelle victoire.

    Quant à l’aspect plus politique de votre courrier, je voudrais vous faire part des réflexions suivantes.

    Depuis 30 ans que la gauche dans son ensemble prône l’intégration des personnes d’origine étrangères (sans avoir par ailleurs tenu ses promesses notamment celle du droit de vote aux élections locales) avez- vous constaté une baisse du communautarisme et un repli du fait religieux de cette population ? Non, c’est le contraire qui s’est passé, faute pour cette population d’être acceptée à participer à notre république.

    C’est sur ce terrain de la non intégration, et de la discrimination à l’emploi, sociale, et politique dont souffre cette population, qu’ont prospéré les idées rétrogrades, le repli identitaire et religieux, et que la condition des femmes et des jeunes filles s’est dégradée.

    Pour « soulager » les populations du poids religieux, quelle est votre proposition ? et à qui s’adresse-t-elle ? Aux seuls musulmans ou aussi aux autres religions comme la religion catholique par exemple ?

    Cette dernière est toujours contre l’IVG, la contraception ou le divorce. Leurs représentants sont pourtant présents à tous les postes de notre république dans les assemblées d’élus nationales ou locales. Alors certes ça ne se voit pas, les femmes ne couvrent plus leurs cheveux comme le faisaient avant leurs mères ou leurs grands-mères.

    Pour les musulmans la solution serait simple et hypocrite jusqu’au bout, ne choisir que des hommes qui eux n’ont pas de couvre-chefs traditionnels. Une bonne façon sans doute d’améliorer la condition des femmes.

    Pensez-vous vraiment que c’est en continuant à exclure les personnes qui font le pas de la laïcité que nous permettrons à la laïcité d’avancer ?

    Nous autres occidentaux nous sommes prompt à donner des leçons de démocratie et d’émancipation aux autres peuples de la terre, sans que ne nous effleure jamais l’idée du temps qu’il nous a fallu pour y parvenir, et que nous ne leur reconnaissons pas, l’idée que peut-être il leur appartenait de tracer eux-mêmes leur chemin pour y parvenir. Gardons toujours à l’esprit comment « notre modèle de développement » a finalement affamé l’Afrique et favorisé par la même, la radicalisation des religions dans certains pays.

    Je ne dirais jamais de Benhazir Bhutto qui continuait à porter le voile en certaines circonstances qu’elle était un symbole de l’oppression des femmes ; ni des militantes Marocaines, Tunisiennes, Algériennes ou d’Afrique noire plus généralement du droit des femmes qu’elles sont traîtres à leur cause parce qu’elles continuent à respecter certaines traditions tout en poursuivant leur combat.

    Continuons d’exiger un 20 sur 20 à notre examen de laïcité, et continuons à faire avancer le fait religieux. La laïcité n’est pas un dogme, c’est un combat ! Je crois que vous le partagez.

    Aussi, en évitant toute confusion, je vous invite à aider ceux qui s’engagent sur ce chemin et qui serviront de modèles aux autres, plutôt que de les stigmatiser.

    Le jour où faute d’avoir réussi cette ouverture et cette intégration nous ne serons plus qu’un « village d’irréductibles gaulois » gardiens du dogme, peut-être serons-nous restés purs et durs et fiers de l’être, mais notre monde aura fait un grand pas en arrière.

Renzo SULLI
Maire d’Echirolles
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 21:29
L'edito

Oserai-je l'avouer face au tollé provoqué par l'« affaire » de la candidate au foulard musulman du NPA ? Lorsque j'ai entendu cette information, j'ai trouvé que c'était plutôt une bonne nouvelle. Je l'ai dit lors un débat sur BFM-TV ce jour-là, pour m'entendre traiter de suppôt de l'« islamo-gauchisme » par l'éditorialiste conservateur du Figaro Ivan Rioufol.

Je ne me reconnais pas dans l'« islamo-gauchisme », le NPA n'est pas vraiment ma tasse de thé, et ce n'est pas le calcul politique du parti d'Olivier Besancenot qui m'intéresse ici. Mais j'essaye de po-si-ti-ver, et je trouve que cette candidature est plutôt une bonne nouvelle pour la société française.

Je m'explique : si Ilham Moussaïd s'était présentée non pas sur la liste du NPA mais sur une hypothétique liste d'inspiration islamiste, tout le monde aurait trouvé ça cohérent, et l'aurait condamnée avec autant de virulence comme le signe de l'« islamisation » rampante de la société française.

Le fait qu'elle ait choisi de s'engager dans la vie politique nationale dans un parti paradoxalement très classique malgré son caractère « anticapitaliste », est à mon sens un choix d'intégration -le mot est lâché- qui devrait réjouir tous ceux qui se lamentent sur le fait que la machine intégrationniste française ne fonctionne plus aussi bien qu'avant.

Intégration ou assimilation ?

A moins qu'en disant « intégration », on pense « assimilation », les deux notions ayant longtemps été confondues dans le discours national sur l'immigration. Or, depuis longtemps déjà, sans avoir été réellement « acté » officiellement, les deux notions ont divergé : on peut être parfaitement intégré dans la société française sans pour autant s'assimiler, c'est-à-dire perdre son identité d'origine.

Ça ne s'applique pas qu'aux musulmans : de nombreux Juifs, Arméniens, et bien d'autres vivent aujourd'hui leur intégration dans leur différence sans que la cohésion nationale n'en soit menacée.

Et les Français ne vivent pas ça si mal que les gros titres (ou Eric Besson) le laisseraient croire. Selon une étude rendue publique cette semaine par Equity Lab et TNS Sofres, 77% des Français considèrent positivement la « grande diversité des origines et des cultures » dans la société française, un score qui se retrouve dans toutes les classes d'age et les catégories sociales. Sans surprise, il n'y a que chez les électeurs du Front national que cette opinion devient majoritairement négative.

22% des Français porteurs de plusieurs cultures

Cette étude rappelle que plus du quart des Français ont un grand parent ou un parent étranger, et 22% des Français se disent porteurs de plusieurs cultures, un phénomène trop important pour être marginalisé ou repoussé sous le tapis.

Autre donnée intéressante : une majorité claire (62%) considère que l'intégration est avant tout perçue comme « la possibilité pour un individu de vivre ses différences culturelles, tant que cela ne heurte pas ses concitoyens », contre un quart des Français interrogés, qui considèrent que les personnes d'origine étrangère doivent renoncer à leur culture d'origine pour s'intégrer.

Le foulard, à ne pas confondre avec la burqa qui est un tout autre débat, fait-il partie de ces signes qui « heurtent » les concitoyens de ces Françaises de culture musulmane ? Le sujet divise assurément : dans ce sondage, 54% des Français accepteraient une collègue de travail voilée, mais 44% refuseraient.

Pour revenir à la candidate du NPA, pourquoi ne pas voir comme un signe positif le fait que cette jeune femme distingue sa foi, qui appartient à la sphère privée, et un engagement politique et citoyen auquel elle a droit comme tous les Français ?

En écrivant cela, je sais que je risque d'apparaître comme un naïf, ou pire, un « idiot utile » de je ne sais quel complot, aux yeux de ceux qui voient dans cette affaire une entorse criminelle à la sacro-sainte (sic) laïcité.

L'incrédulité de la presse étrangère (voir un récent éditorial du New York Times qualifiant l'interdiction envisagée de la burqa en France comme une « incitation à la haine ») face à la manière dont la société française aborde la question de l'Islam en France inciterait à prendre un peu de recul face à l'hystérie quotidienne du débat public. Et à prendre les bonnes nouvelles pour ce qu'elles sont.

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 01:07
tract pour site recto-1tract pour site verso
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 01:05
affiche 06 internet
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 22:11
Communiqué de presse du comité NPA de Nice
                  

     Alors que les médias font preuve d'un étourdissant silence sur la politique menée par Sarkozy et  les conséquences de la crise économique, qui se traduisent pour les salarié par les licenciements qui se multiplient, le chômage qui grimpe, les centaines de milliers de chômeurs qui vont se retrouver sans ressources, la privatisation des services publics, la pénurie de logement, la casse de l'hôpital public et de l'école publique, voilà que la décision du comité NPA du Vaucluse de présenter la candidate Ilham Moussaïd, jeune militante portant un foulard sur les cheveux, trouve dans la presse un écho bien singulier.

    Le NPA a fait le choix de présenter dans tout le pays, à l'occasion des élections régionales de mars 2010  plus de 2000 candidat-e-s de tous horizons, résolument progressistes et anticapitalistes, et fermement engagés dans la construction d'une société démocratique, sociale, écologiste, laïque, internationaliste et féministe. Ilham Moussaïd, comme tous les autres candidats, est porteuse de ces objectifs de transformation sociale, et elle est depuis longtemps connue et reconnue pour les avoir défendus dans sa ville d'Avignon par ses activités militantes.

    Croire un seul instant que sa candidature aurait pu être orchestrée pour faire un "coup" médiatique, c'est nier sa personne, c'est nier les années de sa vie passées à militer et à se battre pour une société plus juste, c'est nier le courage et la volonté d'émancipation qui l'ont conduite au NPA et qui l'ont menée à faire le choix de présenter sa candidature dans le Vaucluse au côté des militant-e-s de son parti pour les élections régionales en PACA. Si "coup" médiatique il y a, c'est au contraire dans la volonté affirmée de l'extrême-droite, de la droite et malheureusement d'une partie de la gauche de s'emparer de cette candidature pour occulter les véritables enjeux de ces élections régionales et  jeter le discrédit sur le combat anticapitaliste, pourtant plus que jamais à l'ordre du jour dans une société si profondément inégalitaire et injuste.

    Il suffit de voir et d'entendre notre camarade Ilham Moussaïd pour comprendre qu'elle est une citoyenne et une militante clairement engagée dans le combat que mène le NPA pour une société juste et solidaire, à mille lieues des caricatures qui en ont été données dans la presse, en entretenant à son sujet les plus sidérants amalgames, comme si le foulard qu'elle porte sur ses cheveux pouvait être assimilé à un voile couvrant le visage ou le corps entier, voire à une burqa ! Toutes ces attaques prenant place dans un contexte médiatique étouffant, où le nauséabond débat sur l'"identité nationale" orchestré par la droite extrême et réactionnaire de Sarkozy et de l'UMP, n'a pour but que de stigmatiser une partie de la population française, pour entretenir la haine des étrangers et des immigrés et flatter l'électorat du Front National à l'approche des élections régionales.

    La participation de tous et de toutes au débat public et politique, l'implication du plus grand nombre et notamment des jeunes issus des quartiers populaires dans le combat politique et citoyen est pour le NPA un objectif majeur, qui se justifie d'autant plus que la majorité de la population fait face à des attaques tous azimuts, dans un contexte de régression sociale et politique jamais vu depuis Vichy, et dont les habitant-e-s des quartiers populaires sont précisément les premières victimes.

    Que la candidature d'Ilham Moussaïd ait suscité des interrogations, nous le comprenons d'autant plus que ces interrogations ont eu lieu et continuent d'avoir lieu au sein même du NPA. Le débat sur cette question est complexe, et il doit se poursuivre sur  le terrain des discriminations, du sens des signes religieux dans l'espace public et sur leur signification par rapport au droit des femmes, en étant particulièrement attentifs au rôle émancipateur que peut jouer l'action politique dans la vie des habitant-e-s des quartiers populaires.

    Le NPA entend continuer ce débat, et le mener à fond, sereinement et patiemment, à l'occasion de son prochain congrès national. Mais il est d'ores et déjà clair que ce débat ne pourra pas être posé dans les mêmes termes que ceux des discours réactionnaires, qui se gargarisent de laïcité et du droit des femmes uniquement quand il s'agit de l'islam.

     La logique de haine et de xénophobie, qui entretient délibérément la confusion entre islam et islamisme, croyance et intégrisme, foulard, voile et burqa, pour désigner à la vindicte sociale de commodes boucs émissaires et occulter ainsi les problèmes réels qui fragilisent et déboussolent un peu plus chaque jour la population, ne saurait être compatible avec la lutte contre toutes les discriminations qui fait partie intégrante des valeurs défendues chaque jour par les militantes et les militants du NPA.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Le 7 février 2010,
                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Le comité NPA de Nice

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INFO NPA : Lettre d'information du comité NPA de Nice
Pour nous contacter, plusieurs moyens :

Par email : contact@npa06.fr
Par téléphone : 06.32.24.91.61
En visitant notre site, rubrique "Contacter le NPA 06" : http://npa06nice.free.fr/
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 20:08

florence.jpg D'où je parle ? Militante féministe de longue date maintenant, une des animatrices depuis 1995 du Collectif droits des femmes 06, militante des Alternatifs, membre de la commission féministe nationale. Je suis aujourd'hui tête de liste départementale 06 pour les élections régionales , charge que j'ai acceptée par conviction féministe : on peut difficilement critiquer la faible représentation des femmes en politique, réclamer la parité en toutes circonstances et refuser de s'engager (et de s'exposer?) quand une tête de liste est proposée aux Alternatifs !

Lors de notre première rencontre régionale avec le NPA, pour conclure un accord politique et programmatique, nous avons été informé-e-s de la présence sur la liste Vaucluse d'une jeune militante portant un foulard. J'insiste sur le mot "foulard" car j'ai vu trop de textes circuler parlant de "burqa" ce qui n'est pas du tout la même chose.
Pour moi Ilhem est avant tout une femme engagée, active, portant un projet politique anticapitaliste , social et écologiste, ET portant un foulard. Ce n'est pas pour son foulard qu'elle est sur la liste. Pourquoi pourrait-elle être trésorière de son groupe, participer aux réunions, coller des affiches et être interdite de présence sur une liste qui défend ses convictions? Son choix est au contraire une marque forte d'émancipation .C'est courageux de sa part d'avoir choisi d'affronter certaines personnes de son quartier  qui la critiquent justement parce qu'elle milite et qu'elle a choisi de s'engager en politique .Elle demande elle-même a être jugée pour ce qu'elle fait et pas sur ce qu'elle porte.

Certes Ilhem Moussaïd est croyante, certain-e-s d'entre nous le sont (moi pas) doit-on la rejeter pour cela?
Certes ce foulard est un signe religieux plus visible que d'autres , aurait-on vu les mêmes réactions d'hostilité envers une autre religion?
Certes ce foulard est un symbole de domination masculine présente dans toutes les religions mais dans notre vie quotidienne également Qui peut prétendre ne pas y être soumis-e  ?   N'est ce pas l'occasion de nous s'interroger sur ce que nous impose la domination masculine? Pourquoi tant d'exigence , de besoin de "certificat de libération" envers les femmes voilées?
Un homme se réclamant  d'une religion ne serait pas rejeté sous prétexte que cela ne se voit pas , c'est un peu faux-cul tout de même?
Au nom du féminisme ce sont des femmes que l'on rejette , n'est ce pas contradictoire?

Il faut s'interroger aussi sur ce qui celles et ceux qui se découvrent féministes pour combattre l'islam (et tout un pan de la population qui y est amalgamée)  et qui par ailleurs combattent le droit à l'avortement . ou encore,   celles et ceux qui agitent la laïcité mais qui défendent les subventions aux écoles privées confessionnelles  ...

Depuis mercredi nous n'avons cessé de débattre , entre Alternatifs ou avec le NPA lors du meeting de lancement de la campagne dans les Bouches du Rhône, en présence d' Ilhem Moussaïd. Elle nous a dit être contre toute forme de violence et d'oppression , pour l'égalité hommes femmes, pour la contraception et le droit à l'IVG . Elle pense qu'il n'y a pas qu'une seule manière d'être féministe.  Elle sait que certaines femmes sont contraintes de se voiler  et qu'elle se battra pour elles.  Serions-nous contre le voile en rejetant les femmes voilées ?

 La candidature d'Ilhem m'oblige -nous oblige- à réfléchir encore et c'est une bonne chose . A l'inverse ce n'est pas en la rejetant et en la sommant de faire un choix entre son engagement politique et l'expression visible de sa croyance religieuse que le dialogue continuera avec elle et qu'un jour , je l'espère , elle enlèvera elle-même son voile comme tant d'autres l'ont fait avant elle.

Florence Ciaravola


 

Par Rouges et Verts - Publié dans : Elections régionales
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 18:16
publié le dimanche 7 février 2010 Sabastien Boussois

bertrand.jpg Un an après la guerre destructrice à Gaza, alors qu’il n’a jamais respecté les condamnations des Nations unies depuis soixante ans, Israël pourrait bien rapidement rendre des comptes grâce à cette instance dont la première session aura lieu en mars [1]. Le 16 décembre dernier, a eu lieu à Bruxelles la journée d’introduction à la première session du tribunal Russell sur la Palestine .Il a été lancé à l’initiative de Leila Shahid, déléguée générale de Palestine auprès de l’Union européenne, Nurit Peled, prix Sakharov 2001 et militante de la paix, et Ken Coates, politicien britannique et président de la fondation Bertrand- Russell pour la paix. Il se réfère notamment à la décision rendue le 24 juillet 2004 (1) par l’Assemblée générale des Nations unies, condamnant une nouvelle fois l’État hébreu pour l’occupation des territoires «demandant à Israël, la puissance occupante, de respecter ses obligations mentionnées dans le texte » et « appelant les États membres des Nations unies à se conformer à leurs obligations pareillement ».

À un tournant de l’Histoire


 Le tribunal pour la Palestine a été fondé sur le modèle du tribunal Russell pour la guerre du Viet-Nâm dirigé par Jean-Paul Sartre. À l’époque (1966), son fondateur, lord Russell, le formulait de la sorte : une instance « chargée d’expertiser et de juger la situation politique, diplomatique et humanitaire » issue de la guerre menée par les États-Unis contre les Vietnamiens. Il s’ouvrira officiellement le 1 er mars 2010 en Espagne, à Barcelone, la ville où l’idée symbolique d’une union des pays méditerranéens avait vu le jour en 1995. Son comité d’organisation est prestigieux : Stéphane Hessel ancien ambassadeur français et corédacteur de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1948, Pierre Galand ancien sénateur belge, François Maspero, écrivain et ex-éditeur français, et Marcel Francis Kahn ancien participant au tribunal Russell pour le Viet-Nâm. La liste des parrains ne l’est pas moins : l’ancien secrétaire égyptien des Nations unies Boutros Boutros-Ghali, l’ancien président algérien Ahmed Ben Bella, l’ex-vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini, le réalisateur Costa-Gavras, l’ancien footballeur Éric Cantona, le pacifiste Michel Warschawski, la professeure Judith Butler, l’historien Ilan Pappé, ou encore le sociologue Jean Ziegler, pour ne citer qu’eux (2) . Des réunions de préparation sont chargées de recenser tous les arguments qui permettront au droit de prendre sa juste place dans les relations entre Israéliens et Palestiniens et à la justice d’être rendue. Le tribunal Russell sur la Palestine n’est donc nullement un acte de militants illuminés, mais un travail d’avocats et de juristes. Son but est bien de faire respecter le droit international, non d’avoir un parti pris pavlovien contre l’État hébreu. Rappelons qu’une centaine de résolutions des Nations unies n’ont jamais été respectées par Israël depuis plus de soixante ans. L’initiative intervient à un tournant de l’actualité et de l’Histoire pour l’établissement de cette instance. Car après le rapport Winograd en 2006 condamnant Israël pour sa guerre meurtrière menée au Liban, après le rapport Goldstone (3) établissant de possibles poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à la suite de l’opération « Plomb durci » menée par Israël à Gaza en 2008-2009, la sensibilisation de l’opinion internationale rend possible un tribunal Russell pour la Palestine. « Israël a été trop loin », a déclaré, lors de cette réunion inaugurale à Bruxelles, l’ambassadeur Stéphane Hessel, de retour de Gaza avec sa femme. Ajoutant : « Israël doit être jugé pour ce qu’il a fait subir aux Palestiniens au nom du droit. » Leila Shahid considère aussi que c’est le moment pour agir : « Je suis optimiste pour plusieurs raisons. D’abord le rapport Goldstone, mais aussi le mandat d’arrêt lancé contre Tsipi Livni, premier ministre l’année dernière, qui lui a fait vivre quelques moments désagréables en décembre, lors de son voyage au Royaume-Uni où elle a dû se cacher pour ne pas être arrêtée. Je crois aussi que la décision rendue dès 2004 par la Cour pénale internationale contre l’illégalité du mur (4) prend tout son sens aujourd’hui. Saluons aussi la Suède qui, en tant que pays dirigeant l’Union européenne les six derniers mois, a résisté et fait adopter par le Conseil européen des Affaires étrangères un avis très critique à l’égard d’Israël (5). Il s’agit plus que jamais d’être avec le droit, rien de plus. Mais rien de moins. » Pourquoi une telle initiative depuis la Belgique ? Parce que ce pays dispose d’une compétence universelle et peut ainsi juger des responsables gouvernementaux pour crimes de tous ordres hors du territoire. Comme au Royaume-Uni par exemple. Ce qui explique les désagréments de l’ancienne premier ministre Tsipi Livni (6). Leila Shahid a salué l’acte : « C’est la preuve aujourd’hui que les gens agissent dorénavant en citoyens et plus seulement au nom de l’État. »

Soutien indéfectible des États-Unis


Quels arguments le futur tribunal pourra-t-il invoquer pour justifier des crimes commis par Israël ? Lors de la réunion préparatoire à Bruxelles, Marcel Francis Kahn est revenu sur la démesure de l’opération israélienne à Gaza, mais aussi sur l’illégalité des armes employées, un argument de droit fort : « Israël disposait d’un surplus de bombes à fragmentation datant du Viet-Nâm et qui ont été données aux Israéliens qui les ont utilisées lors de la guerre au Liban . » Autre argument consistant : la multiplication des avis légaux contre la politique israélienne et, donc, contre les soutiens sans faille à Israël : « Le rapport Goldstone, l’avis de la Cour de justice de La Haye ont condamné Israël. Seuls les États-Unis soutiennent indéfectiblement Israël. Des ambiguïtés persistent en France (7) mais, finalement, l’avortement de la visite du ministre Bernard Kouchner à qui on a refusé l’entrée est la preuve que la France se plie à la volonté d’Israël », explique Marcel Francis Kahn. Ajoutant : « Contrairement au tribunal Russell du Viet-Nâm, celui sur la Palestine ne se construit pas sur rien. ». [2]

Par Rouges et Verts - Publié dans : Solidarité Palestine
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 22:46
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Par Rouges et Verts - Publié dans : Santé
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